L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du mercredi 2 août 2000.
Au sommet du col du Tourmalet, le bien nommé (photos archives, Juillet 2000).
Inutile de chercher en juillet les Cyclos du Chalabrais, leurs quartiers d’été se trouvent en altitude, du côté de la montagne et de ses sommets. En ce week-end du 14 juillet, le peloton des CCC enroulait tranquillement du côté de Lourdes, l’œil rivé sur les crêtes. En imaginant raisonnablement que les impressionnants dénivelés offerts par les mythiques cols pyrénéens, allaient les rapprocher du soleil. Il n’en fut rien, loin de là.
Arrivés à Argelès-Gazost, au pied du Soulor et de l’Aubisque, les CCC prendront la direction de Barèges via Luz-Saint-Sauveur, objectif annoncé, le col du Tourmalet et ses 19 km d’ascension. Malgré un gros ciel d’hiver et un fort vent de travers, Maryse, Francis, Jean, Jeannot, Yves et Christian engageront le défi sous la pluie, pour arriver au pied de l’observatoire du Pic du Midi sous un véritable déluge d’eau, et à 2115 mètres d‘altitude. Dans de telles conditions, les artificiers n’auront pas eu le cœur à allumer le moindre pétard, à l’exception peut-être du président, mais c’est le président. Pris dans la tourmente, nos six givrés de la petite reine apprécieront l’arrivée de Annie, Muriel, Magali, Thierry et Jérémy, porteurs de vêtements secs, le retour vers le Gave pouvait commencer.
Le surlendemain sera plus clément, et la montée vers Hautacam dans la brume, verra les Cyclos du Kercorb boucler une seconde ascension enfin sous le soleil.

Un quatuor en a terminé avec la montée sur Hautacam




Pour Mirela Vasile, la peinture à l’huile vient sur une fine couche de plâtre sur contreplaqué. Cette technique est un hommage à ses racines d’Europe de l’Est, où la peinture murale avec l’application de la feuille dorée a une grande importance. « Chaque œuvre a connu un moment de blanc immaculé, c’est la couche de plâtre qui guide la composition, comme une première couche d’amour, un premier « je t’aime »... comme un centre à partir duquel les cercles vibrent ».
Dans le travail de Laurence Bourgeois, le blanc du papier traverse la transparence du verre, l’écriture les relie. « Il faut franchir les strates translucides pour percevoir la vibration des mots et les voir s’échapper dans le murmure des livres et des pages suspendues. La mousseline, pigment incrusté de poudre de verre, cuit dans un four verrier à haute température, fait œuvre au blanc et dévoile substances et végétaux fusionnés comme autant d’empreintes amoureuses ».
Jean-Marc Barrier aime se rapprocher de l’essentiel, de l’élémentaire. « Il cherche sur le papier l’espace où respirer, et l’encre – née du bois brûlé – l’aide à faire exister un autre blanc où tout ce qui ne peut se dire respire. Où vitalité et silence se trouvent. Le geste le libère. L’inconnu de la trace, la vie propre de l’encre. Et si un jour il se met à broder des lignes pointillées dans des encres un peu sauvages, c’est instinctif. Il comprend alors que se lient deux temps sur la feuille : le temps de l’enfant libre et celui de la pensée et de la rêverie, qui s’étire et lui aussi respire, renouant vitalité et méditation ».