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Chalabre - Page 2923

  • Le Capitaine Jean Danjou et la bataille de Camerone

    Mémorial Camerone.jpgHier vendredi 30 avril, la ville mexicaine de Camarón de Tejeda dans l'Etat de Veracruz, honorait le 147e anniversaire de la bataille de Camerone, qui opposa légionnaires français et patriotes mexicains en 1863 (photo archive ci-dessus). Une commémoration à laquelle participait le ministre de la Défense Hervé Morin, une première, alors que la Légion étrangère célébrait dans le même temps sa fête annuelle à Aubagne.

    Le combat qui eut pour cadre l'hacienda de Camerone est un épisode que nul n'ignore en Kercorb, berceau du capitaine Danjou. L'expédition du Mexique fut décidée par Napoléon III en 1861, pour contrer l'expansion des États-Unis et leur domination sur tout le continent américain. Napoléon III utilisera le prétexte du non-paiement d'une dette contractée par le gouvernement libéral de Benito Juarez, pour envahir le Mexique et tenter d'y établir une monarchie, proposée à l'archiduc Maximilien, frère de l'empereur d'Autriche.

    Le 30 avril 1863, un bataillon d'une soixantaine de légionnaires français est envoyé en éclaireur pour ouvrir la voie aux soldats en route vers Puebla. Les légionnaires, sous le commandement du capitaine Jean Danjou, se retrouvent pris au piège face à 3000 Mexicains. Le bilan des opérations est sans appel, malgré leur résistance et leur courage, les soldats du corps expéditionnaire ne seront que cinq à échapper à la mort.CameroneTableau.jpg 

    Ce combat ne serait pas resté dans les mémoires si le lieutenant-colonel Francisco Talavera, qui dirigeait les troupes mexicaines, n'avait pas choisi d'épargner les survivants. Quand les légionnaires accepteront de se rendre, c'est à la condition qu'ils puissent conserver leurs armes. Une requête à laquelle le colonel Angel Lucido Cambas répondra par ces mots : "On ne refuse rien à des hommes comme vous ".  (Photo Source : Musée de l'Armée)

    Au-delà de ce fait d'armes, la commémoration de « Camerone » est une célébration symbolique, partagée entre anciens adversaires loyaux et respectueux. L'occasion pour les habitants de Camarón de Tejeda de célébrer un épisode de leur histoire, en profitant de la rencontre entre deux cultures.

    Pour mémoire, Camarón de Tejeda et Chalabre sont jumelées depuis le 20 septembre 2004. Actuellement, seul le blason offert ce jour-là par Marco Antonio Menes Couttolenc, alors « señor presidente del pueblo de Camarón », témoigne de l'événement (photo ci-dessous). Camerone (Armoiries).jpgDeux flacons de terre issue du mausolée franco-mexicain et de la fosse commune où reposent le Capitaine Danjou et ses légionnaires avaient également été offerts à la ville de Chalabre. Par cette démarche, Marco Antonio Menes Couttolenc transmettait « le salut affectueux de ses compatriotes au peuple français ». Près de six ans plus tard, les liens tissés en cette fin d'été 2004 semblent distendus, et les espoirs placés dans ce jumelage, évaporés. Il reste à espérer que le temps n'efface pas définitivement l'heureuse initiative du Colonel Michel Auzias, artisan de ce rapprochement. Certes, un océan sépare Chalabre de Camarón de Tejeda  et il importe donc de rester raisonnable. Suffisamment pour espérer voir un jour figurer l'information indiquant au promeneur de passage qu'il entre dans le village natal de la figure emblématique de la Légion étrangère, enterrée à Camarón de Tejeda.

  • Carnaval : Badaluc avait la tête trop près du bonnet

     

    Maurice & Badaluc.JPGBadaluc et le grand prêtre Atahualpa son complice. Deux aigrefins de haut vol, assistés d'une déesse de la pluie, un poil farfelue.

    Il flottait en ce dernier samedi d'avril un parfum de fête d'autant plus léger que l'arrivée de sa majesté Carnaval par la Porte d'Aval était annoncée. Première entorse faite au protocole, mais pas la dernière, Badaluc le 41e va faire son entrée par la Porte d'Amont. Un contre pied que les pistons flingueurs de l'OPVC rompus à la pratique du contre-ut vont tolérer sans sourciller. L'incident diplomatique était évité et son Altesse venue de l'altiplano andin condescendait à accepter les clefs d'or de la ville. L'instant solennel était rehaussé par la présence de Cercopeyros et Icalana John (photo ci-dessous), deux pointures scientifiques auxquelles s'était joint Atahualpa Rouzalpadici, grand prêtre visiblement illuminé pour ne pas dire allumé. Trois sommités requises afin d'analyser la brillance d'une pierre à tel point lumineuse que depuis trois jours, la nuit ne tombait plus en Kercorb. Pendant ce temps et malgré les honneurs rendus à sa personne, l'illustre visiteur donnait la désagréable impression de prendre les autochtones d'un peu haut, avec son air mélancolique et brumeux. On saura plus tard et donc trop tard, que le supposé bienfaiteur des gens d'ici avait employé son voyage depuis Cochabamba à Eissalabra via le Canavayrou, à mâcher « un sacat » de feuilles de coca.Freddy Roquefère.JPG

    Mais le Chalabrois n'étant pas susceptible, le privilège de vivre des instants aussi divins en compagnie de ce fier descendant d'une parenté prestigieuse, sera partagé par le plus grand nombre. A la nuit enfin tombée, un cortège de masques envahira les rues d'une bourgade d'ordinaire paisible, métamorphosée par la présence de l'homme au «chullo », traditionnel galure des locataires de l'énigmatique cité de « Machu Picchu ».

     

    Bad boy.JPG Le charme pourtant ne durera que l'espace d'une courte nuit, et la clarté du jour une fois revenue, l'imposteur ne fera plus illusion. La bienséance oblige à passer sur certains détails, tous plus accablants les uns que les autres (voir photo ci-contre). La coupe était bien pleine et Badaluc XLI ayant trahi la confiance de ses hôtes, le tribunal d'inquisition avait les mains libres pour le réexpédier vers sa cordillère natale. Ce qui fut fait, malgré les imprécations de « Mestre Rema Salsa », avocat de la défense à jeun d'avoir sauvé un seul de ses clients après plus de cinquante ans de plaidoiries. Ainsi se terminait la visite d'un affligeant mystificateur, en présence d'une multitude déconfite et en pleurs.

    (Un petit résumé des festivités carnavalesques est en ligne à la rubrique Album Photos, Carnaval 2010).

  • L’hommage aux victimes de la Déportation

    DSC_0541.JPGChristian Guilhamat a donné lecture d'un message à l'adresse des jeunes générations.

    La cérémonie à la mémoire des victimes de la Déportation a été célébrée dimanche 25 avril au monument aux Morts où élus et anciens combattants se sont retrouvés derrière les porte-drapeaux Louis Arcizet, François Grauby et Lazare Hernandez. Cette commémoration dédiée aux milliers de victimes de la barbarie nazie aura permis de raviver la flamme du souvenir.chg.JPG

    Les anciens du comité de la Fnaca autour de leur président Gérard Couteau ont observé une minute de silence, aux côtés de Christian Guilhamat, Yves Bachère et Evelyne Garros, représentants la municipalité. La faible participation à ce rendez-vous de la mémoire et notamment l'absence de représentants des jeunes générations n'a pas manqué d'interpeller. Un discret mais respectueux hommage a toutefois été rendu, 65 ans après la libération des camps de la mort.    

  • Football : Le FCC élimine Villedubert au bout du suspens

    Philippe.JPGPhilippe Lara et le FCC ont fait le boulot face à des Villedubertois très combatifs. 

    Le stade Lolo Mazon accueillait dimanche 25 avril une affiche de quart de finale de coupe Georges Favre, opposant le FC Chalabre au FC Villedubert. En jeu, un billet pour le dernier carré que les joueurs du président Raymond Dumay sont allés chercher avec une belle envie et après prolongations, score final 2 à 1. Bien en place avant le coup d'envoi, les deux colonies de supporters avaient fait monter l'ambiance, avec le renfort des musiciens de l'OPVC, de passage en Kercorb en l'honneur de sa majesté Carnaval.

    Malgré une température estivale, les deux formations vont développer un football très offensif, sous la direction du trio arbitral emmené par Youssef Laghrissi. Beaucoup de jeu mais peu d'occasions franches dans la surface, et la pause intervient sur un score nul et vierge. Les échanges restent très serrés, et les contacts toujours aussi rugueux.

    Il faut attendre la 67e minute pour voir un premier but de Fabien Conte, infiltré dans le périmètre du gardien villedubertois et qui prolonge de la tête, à la conclusion d'un coup-franc (1-0). Le kop « jaune et bleu » sort de l'ombre et aiguillonne les siens mais Chalabre tient et l'issue du match semble entendue.

    Eric.JPGTous les ballons ont été âprement disputés.

     A la 91e minute pourtant, un dernier ballon  à la trajectoire elliptique vient se glisser sous la transversale d'Alexandre Cassagnaud, Villedubert revient de nulle part et arrache les prolongations (1-1). Les deux formations vont puiser dans leurs réserves mais le mental sera chalabrois et un but de Sylvain Dumons inscrit à la 110e minute délivre les supporters des « bleu et blanc » (2-1). Contrat rempli avec la manière pour le FCC qui disputera la demi-finale face à Conques le 13 mai prochain, jeudi de l'Ascension.

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