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  • Sans ponctuation ? : « , ! ; ».

    Du bon usage des points, tel est le propos qui obsède JIEL en cette fin d'été. « En mettre ou ne pas en mettre, that is the... » ou mieux vaut-il dire, « ... telle est la question ? ». Car point n'est notre dessein, de froisser les sujets atteints d'anglophobie chronique (ceci est une parenthèse).

    Sans ponctuation ? : « , ! ; ».

    Un poème est une chanson
    Mais chacun écrit sa mélodie
    Nulle place pour la ponctuation
    Qui installe trop d’interdits

    Ne vous en laissez point conter
    Allez donc vagabonder soyez libre
    Haussez le ton ou osez vous apitoyer
    Comme bon vous semble il faut lire 

    Le point cette petite tache sans raison
    Quelles que soient vos envies
    Vient dicter sa loi vous interrompt
    Peu soucieux de la cadence choisie

    La virgule discrète au détour d’un mot
    Vous alerte sur votre souffle qui baisse
    Vous prend-elle vraiment pour un sot
    Qui seriez sans elle pris de faiblesse

    Le point virgule ce mystérieux intrus
    N’a d’autre dessein que de vous molester
    Car en sa présence le lecteur est perdu
    Devez vous ralentir stopper ou sauter

    Droit dans ses bottes le point d’exclamation
    Ce tapageur révolté se pose la question
    Car près de son cousin d’interrogation
    Est-ce là sa place dans la conversation

    Les deux points comme majordome
    Sont là pour vous annoncer les guillemets
    Puis malgré vous ça papote et fredonne
    Que vous aimiez ou pas il faut s’accoutumer

    Cessez de nous importuner signes égarés
    Retournez vers la prose votre maison
    Ne nous en veuillez pas de vous remercier
    Mais votre présence bride notre passion

    Un poème est une chanson
    Mais chacun sa partition
    La mélodie est plus belle sans ponctuation


    Chers lecteurs ne soyez point troublés !
    Le poète ne se plait-il pas à provoquer ?
    Car je vous le dis sans ambages :
    « En vous penchant délicatement
    Sur des poèmes parfois capricieux,
    Vous dévoilerez un secret ! la certitude
    Que privé de ces charmants petits signes, 
    Le vers est pareil à une fleur sans parfum ;
    Et que le mot se languit sans ponctuation ».


    JIEL

  • C’était hier : Le Quatuor Kryptos fait vibrer les vieilles pierres du château

    quatuor kryptos,sandra et mike wagstaff

    Mike et Sandra Wagstaff, Christian Guilhamat, Gilles Romero

    La demeure des Comtes de Bruyères accueillait le vendredi 25 août 2006, les musiciens du Quatuor Kryptos, dans le cadre d’un concert organisé en partenariat avec Luthès-Paris, Château-Chalabre et la municipalité chalabroise. Une soirée exceptionnelle pour les mélomanes, au cours de laquelle Alain Poincheval avait tenté le pari de formuler la magie des notes sur sa toile. Tout en haut du grand escalier, face à son chevalet, Alain Poincheval avait jonglé avec les notes, afin de trouver le point d’accord entre le doute de Cézanne, et le goût d’harmonie d’un Mozart fougueux et désespéré. Ce soir là, le Quatuor Kryptos et Alain Poincheval avaient œuvré de concert.

    L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du vendredi 1er septembre 2006.

    quatuor kryptos,sandra et mike wagstaffLe Quatuor Kryptos a été le nouvel invité de marque de Mike et Sandra Wagstaff dans le cadre du château des De Bruyères (Photos archives, août 2006)

    Il faut imaginer Thomas Pons de Bruyères le Châtel heureux, à l’heure où le Quatuor Kryptos offrait les premières notes du mouvement pour cordes en ut mineur D 703 de Franz Schubert. Au pied de ce mélomane soustrait pour un soir à son éternité, un auditoire privilégié aura vibré lui aussi aux accords d’Hanna Drzewiecka et Elisabeth Wybou au violon, Vincent Hepp au violon alto et Anthony Gröger au violoncelle. Invités par Mike et Sandra Wagstaff de Luthès-Paris, en partenariat avec la mairie et Château-Chalabre, le quatuor Kryptos proposait également une œuvre de Jean Sibélius, quatuor à cordes en ré mineur, op.56 « Voces intimae » (cinq mouvements), et une très célèbre composition de Wolfgang Amadeus Mozart. Une quintette pour clarinette et cordes en la majeur, K 581 dont les quatre mouvements auront été magistralement interprétés avec le concours du clarinettiste d’Alain Bednarczyk.        

    Sous les voûtes de la demeure ancestrale des de Bruyères, cinq musiciens de talent sont partis en quête de la sonorité parfaite, de ce mystère caché dans les arcanes de chacune des partitions et qu’il faut découvrir ensemble. Un vrai défi parfaitement réussi, par des artistes qui conjuguent leur talent sous une dénomination issue de la langue grecque, « kryptos » signifiant caché.

    A la conclusion d’une nouvelle soirée exceptionnelle dans l’enceinte du château, et avant de rejoindre Bruxelles où ils participeront le 8 septembre prochain au Klarafestival, les jeunes solistes ont été invités à partager une coupe conviviale aux côtés d’un public conquis.

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     Christian Guilhamat et Mike Wagstaff saluent les solistes au terme du concert

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    Les notes vibrent sur le chevalet d’Alain Poincheval

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    Alain Poincheval a repris sa palette dans l'atelier du cours Docteur Joseph-Raynaud