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Associations - Page 281

  • C’était hier : Un chef-d’œuvre du XVIIe siècle a été restauré

    L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du mardi 10 juin 2003.

    il était une fois chalabre,jean-marc brissaud,jeanne mamet,louis esquirolSous le regard de Mme Jeanne Mamet († 2015), Christian Guilhamat et Michel Brembilla dévoilent l’œuvre enfin restaurée (photos archives mai 2003).

    Trois ans jour pour jour se seront écoulés avant que l’association Il était une fois Chalabre ne puisse enfin présenter au grand public le tableau anonyme offert par Mme veuve Jean Mamet, descendant de M. et Mme François Amat. C’était samedi au terme de long mois de travaux de restauration, Michel Brembilla, Gilbert Huillet et Yves Bachère, président, vice-président et trésorier de l’association, accueillaient en mairie une œuvre magnifique, témoin des riches heures du passé chalabrois. A leurs côtés, Mme Jean Mamet et Christian Guilhamat maire de Chalabre, Camille Amat conseillère artistique de l’association, et Louis Esquirol, restaurateur d’art retraité, qui aura offert à l’assemblée, le brillant point de vue du spécialiste (photo ci-dessous).

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    Cette fresque historique qu’il faut peut-être attribuer à un frère du couvent des Capucins du Cours Sully (fin XVIIe siècle), aura été sauvée de l’oubli grâce à un heureux concours de circonstances et à la souscription lancée en juillet 2000, à laquelle les Chalabrois et la municipalité auront répondu au-delà de toute espérance.

    Malmené par la poussière et les ans, le tableau fera alors l’objet d’un traitement de faveur sur le chevalet de Jean-Marc Brissaud, restaurateur d’art à Cenne-Monestiès. Avant de passer avec succès la phase finale pour un résultat que les Chalabrois et leurs invités ont découvert samedi avec un émerveillement certain. Cette œuvre désormais exposée dans la maison commune appartient à tous, véritable chef-d’œuvre pour lequel près de 5 500 € auront été investis, afin de pouvoir mener à terme les travaux de réhabilitation.

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    Après avoir remercié Mme Jean Mamet, la municipalité chalabroise et les généreux donateurs pour leur contribution à la sauvegarde du patrimoine, Michel Brembilla invitait l’assistance à partager le verre de l’amitié, en ayant une pensée pour ce frère capucin brillamment inspiré.

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  • Le Cri du Vent se pose en défenseur du patrimoine naturel

    cri du vent,jean baudeufDix ans d’action, et de l’énergie à revendre.

    Le Cri du Vent tenait dernièrement son assemblée générale annuelle à Courtauly. Dans son rapport moral, le président Jean Baudeuf rappelait que « les associations sont le seul rempart contre la rapacité des promoteurs éoliens. Sans les actions solidaires et concertées du Cri du Vent et des associations de la proche Ariège, les quelques 80 éoliennes géantes envisagées depuis près de dix ans dans le Kercorb et le Pays-d'Olmes, auraient certainement vu le jour, et cette belle région serait aussi massacrée que la plaine de Lézignan, ou certains secteurs de la Montagne Noire ». Et de conclure : « En défendant nos paysages, ça n'est pas nos petits intérêts que nous défendons, c'est le bien commun, les paysages audois font partie du patrimoine collectif et ils méritent d’être défendus au même titre que le Canal du Midi, la Cité de Carcassonne ou les châteaux cathares, et nous sommes déterminés à continuer le combat ».

  • Notre-Dame accueille Le Chemin de Croix, oeuvre d’Henri Guérin

    henri guérin,association pour la sauvegarde du calvaireDans le cadre de la journée Mix’Art, programmée samedi 9 juin, l’église Notre-Dame ouvrira ses portes afin de laisser admirer l’œuvre créée par l’artiste Henri Guérin (1929-2009). Entre ombres et lumières, le Chemin de croix, inspiré du texte « Le Chemin de la Croix » de Paul Claudel, est une suite de quatorze lavis d’encre imprimés sur bâches. Cette création avait accompagné l’oratorio du compositeur Marc Bleuze, le 2 avril 1999, à l’auditorium de Saint-Pierre-des-Cuisines (Toulouse).

    Henri Guérin est surtout connu pour ses créations de vitraux en dalle de verre, mais son œuvre de peintre constitue une part importante de son activité créatrice. Ses gouaches et lavis à l’encre de Chine sont des compositions généralement abstraites, sortes de méditations auxquelles l’artiste se consacre le soir, après les journées de travail dans l’atelier de vitrail. L’écoute de la musique classique accompagne les créations, au gré de l’inspiration de l’artiste, et des émotions de l’instant présent.

    L’œuvre présentée samedi en l’église Notre-Dame obéit à ce même principe. Henri Guérin a peint ces quatorze lavis d’une seule traite, sans schéma préalable, en une seule soirée, après avoir lu et médité le texte de Paul Claudel, et dans l’écoute du quatuor de Haydn (Les sept dernières paroles du Christ en croix), et d’une Passion de Bach. Comme le souligne Sophie Guérin Gasc, une de ses petites-filles, « La figuration reste symbolique, les attitudes construisent les scènes et permettent de les identifier ».

    Dans le prolongement de cette présentation exceptionnelle, l’association pour la Sauvegarde du Calvaire, envisage la commande de reproductions en céramique, destinées à orner les quatorze stations promises à une rénovation prochaine.

  • Montjardin : En souvenir du sacrifice d‘Auguste Cathala

    auguste cathala,montjardinJoseph Fernandez et Jean Tailhan ont fleuri la stèle à la mémoire de leur frère d’armes.

    Dimanche 27 mai, l’évocation de la journée du 23 mai 1944 a permis de saluer la mémoire et le courage d’un martyr de la Résistance, assassiné par les nazis à la ferme du Roudié. Célébrée en présence de la grande famille d’Auguste Cathala, des associations d’anciens combattants du Limouxin, du Pays-de-Sault et du Chalabrais, de la gendarmerie, des sapeurs-pompiers, réunis au pied de la stèle érigée en 1947 à l’initiative des Anciens FTPF, la cérémonie a renvoyé l’assemblée vers les heures noires d’un pays en guerre.

    Francis Routelous, maire, Serge Bacot pour l’Anacr et Gérard Couteau pour la Fnaca, sont revenus sur cette journée et l’interminable calvaire subi par un jeune homme de dix-neuf ans, seul face à ses bourreaux. Son sacrifice permettra aux éléments du maquis Faïta, de filer entre les griffes de la colonne nazie et des miliciens qui l’accompagnaient, au nombre de six. Au soir de ce 23 mai, un corps atrocement mutilé sera retrouvé dans les décombres de la ferme incendiée. Ses restes placés dans un cercueil, seront emmenés à la mairie de Montjardin. Le 25 mai 1944, Auguste Cathala est inhumé, et en dépit d’un retour possible de l’occupant, tous les habitants de la région sont présents à la cérémonie. Le lendemain, les maquisards qui lui doivent la vie, viendront déposer sur sa tombe, une gerbe avec un ruban tricolore.

    74 années après, un dépôt de gerbe a été effectué par les vétérans Jean Tailhan alias Lapébie, et Joseph Fernandez alias Frédo, partisans du maquis FTP « Jean Robert et Faïta », puis par les jeunes soeurs d’Auguste, Marthe et Janine. Emouvante cérémonie rehaussée par la prestation de la chorale Eissalabra, dirigée par Edouard Garcia, dont les chants se sont élevés vers la ferme du Roudié.

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