L'article mis en ligne aujourd'hui avait été publié dans l'Indépendant, édition du dimanche 17 octobre 1993. C'était il y a vingt ans, et les champignons n'avaient pas daigné honorer le rendez-vous annuel avec les cueilleurs, même avec les plus chevronnés. Qui a dit que les temps changeaient ?
Patrick Séris et son superbe champignon (photo archives Octobre 1993).
Dame Nature s'est enfin résolue à livrer un peu de ses richesses. Loin des profondeurs de nos sous-bois, ce superbe spécimen a été cueilli en parfaite santé à l'orée d'une forêt plutôt difficile à localiser. Patrick Séris a détaillé avec une émotion bien compréhensible les mensurations de ce cryptogame, qui fera date et permettra d'oublier un peu une médiocre saison pour les amateurs de champignons : 87 cm de circonférence, 26 cm sur pied, pour un poids de 1,060 kg.
Judicaëlle a bien sûr applaudi des deux mains, quant à Papa, il sait que faire mieux la prochaine fois, lui sera assez difficile. Tous ses amis et partenaires de l'U.S. Chalabre XV le félicitent et lui donnent rendez-vous dimanche dans les vestiaires, pour plus de "renseignements utiles".
Jeanne Juliani et Henriette Saurat ont retrouvé avec bonheur leurs petits protégés (Photos archives Sept. 2003).
De souvenirs d'enfance en souvenirs de classe, la classe 1953 a prolongé la fête dans un accueillant théâtre de verdure insensible aux premières pluies de l'automne, tandis que sur un coin de la scène, aux manettes, et non pas au piquet, le disc jockey Marc Thibault remettait tous ces fringants quinquagénaires sur les rythmes musicaux de leurs jeunes années. La nuit sera bien trop courte, et au petit jour ou presque, il faudra se résoudre à une nouvelle séparation, flapi mais heureux d'avoir pu renouer le contact, avec une pensée pour Jacques, le copain disparu.
Jean-Luc Bénet a proposé une visite guidée sur les hauts de Roubichoux.
Après la bénédiction des tonneaux, une colle fatiguée mais ravie s'est retrouvée autour d'une table abondamment garnie (photo ci-dessus), avant les visites guidées de la chapelle Saint-André et des ruines qui se dressent là-haut sur les crêtes environnantes. En ces journées du Patrimoine et en dépit de l'orage qui menaçait, les plus passionnés ont suivi le pas de Jean-Luc Bénet, jusqu'aux vieilles pierres chargées d'histoire. Un passé retracé avec une passion communicative par un guide qui a vraisemblablement réussi là où tant d'autres ont échoué, en localisant preuves à l'appui, le véritable site du château du Kercorb.