Mardi 13 juin, un dernier hommage a été rendu à Jeannette Muros née Castela, décédée à l’âge de 92 ans. Née le 7 octobre 1924 à Puivert, Jeannette a seize ans lorsqu’elle découvre l’usine Canat, alors installée rue du Pont-de-l’Hers. Les trajets de Puivert jusqu’à Chalabre et l’atelier des échantillons se font en vélo, elle côtoiera l’univers de la chaussure jusqu’en 1982, année de son départ en retraite.
Peu après la Libération, le 3 juillet 1945, elle épouse Antoine Muros, jeune Espagnol républicain de Màlaga, présent aux côtés des résistants du Maquis de Picaussel. Ils s’établissent rue du Presbytère à Chalabre, et quatre enfants grandiront à leurs côtés. En 1967, la famille est éprouvée par le décès tragique de Jeannot, le fils cadet, disparu à l’âge de 20 ans.
Militante impliquée dans la vie du pays chalabrais, Jeannette Muros laisse le souvenir d’une personne très sociable, animée d’une grande gentillesse. Entourée des siens, elle s'est éteinte dans la soirée du vendredi 9 juin.
Le cortège parti de son domicile rue du Capitaine Danjou, l’a accompagnée jusqu’à sa dernière demeure, où elle repose désormais aux côtés de Jeannot son fils, et de son mari Antoine, décédé le 17 novembre 2001. En ces douloureuses circonstances, sincères condoléances à Josette, André et Jackie ses enfants, à ses petits-enfants et arrière petits-enfants, à toutes les personnes que ce deuil afflige.


La cérémonie des obsèques religieuses de Jeanne Marcelle Combes née Tafalla, décédée à l'âge de 85 ans, a été célébrée jeudi 27 avril en l'église Saint-Pierre. Née à Toulouse le 5 août 1931, elle viendra habiter Chalabre à l’âge de dix ans, lorsque ses parents décident de s’y installer, peu après le décès de sa grand-mère qui a souhaité reposer en Kercorb. Sa scolarité se poursuivra normalement à l’école du Quai du Chalabreil, et au hasard de vendanges effectuées dans les vignes de Routier, elle fait la connaissance de Roger Combes, jeune Alzonnais. Ils officialisent leur union en 1949, jour de Sainte Cécile, avant que tous deux ne soient successivement employés à la chapellerie Garrouste, et dans l’entreprise de chaussures Canat, jusqu’à sa fermeture. Dans le même temps, le foyer s’agrandira avec la naissance de leur fils Roland et puis l’heure de la retraite venue, Jeanne et son mari continueront à cultiver leur jardin sur les hauteurs du Cazal. Affectée par la maladie depuis 2002, son état de santé n‘aura cessé de se dégrader et elle résidait depuis peu à l’hôpital des Hauts-de-Bon-Accueil.