Jeudi 1er septembre, la cité du Kercorb rendait hommage à Ginette Conte née Bernard, décédée à l'hôpital des Hauts-de-Bon-Accueil à l'âge de 90 ans. Originaire de Montjardin où elle était née le 30 janvier 1926, Ginette Conte travaillera dès l’âge de 14 ans, à la manufacture de chaussures Canat, effectuant aussi des travaux de ménage. Elle rencontre André Conte, qu’elle épouse en octobre 1946, et le foyer s'enrichira de trois garçons, également choyés par Mémé Louise. Dans le même temps, Ginette exerce le gratifiant métier de « nounou », quand une petite Florence et un petit Jean-José lui sont confiés. Elle rejoindra plus tard les effectifs du bureau de poste de Chalabre, pour y exercer la fonction de factrice.
Après le décès d’André en mai 1996, elle souffrira également de la disparition accidentelle de son frère, Hervé, et de la perte de deux de ses enfants. Son implication dans la vie associative s’atténue, et même si elle continue à chanter avec la chorale Eissalabra, l’envie de se grimer lors des sorties de carnaval n’est plus là. Désormais résidente des Hauts-de-Bon-Accueil, qu’elle avait souhaité rejoindre, elle avait vu sa santé brusquement s’aggraver. Ginette Conte s’est éteinte en ce dernier mardi du mois d’août. Au terme de la bénédiction célébrée en l’église Saint-Pierre, Ginette Conte a été inhumée aux côtés d’André son époux, et de Jean-Jacques et Christian, ses fils, disparus en juin 2004 et janvier 2010.
En ces douloureuses circonstances, sincères condoléances à son fils Richard, à Hubert, son frère, à Philippe, Valérie, Stéphane, Aude et Fabien ses petits-enfants, ses arrière petits-enfants, à toutes les personnes que ce deuil afflige.
Mercredi 17 août était accompagné vers sa dernière demeure, Jean Rousé, décédé à l’âge de 84 ans. Né à Montbel le 11 janvier 1932, il découvre très jeune le village de Sonnac où ses parents s’installent en 1937. Il y poursuit sa scolarité jusqu’au certificat d’études, avant d’entrer dans la vie active et s’initier dès l’âge de quinze ans aux techniques de la filature puis de la chapellerie. Appelé sous les drapeaux, il effectuera dix-huit mois de service au Maroc, avant un retour au pays et la rencontre avec Ginette Pascal, qu’il épouse en 1958 à Saint-Benoît. Il rejoint ensuite les effectifs de l’usine Canat, et apporte dans le même temps son aide pour les travaux sur l’exploitation de ses parents.