La triste nouvelle est parvenue depuis Lavelanet où il résidait, Jean-Joseph Badimon a été enlevé à l'affection des siens le 8 janvier dernier, à l'âge de 77 ans. Bien connu en Kercorb où il avait grandi, Jo Badimon avait passé toute sa jeunesse rue du Bassin, affichant de belles qualités pour le rugby. Un sport qu'il avait pratiqué au sein de l'équipe chalabroise, et avec la même passion, à XV ou à XIII.
Appelé du contingent lors du conflit en Afrique du Nord, il avait épousé à son retour d'Algérie, Geneviève Delsaut (photo ci-contre), avant de quitter le Pays Chalabrais pour le Pays d'Olmes, où il avait intégré la société de mécanique de son beau-père. Une entreprise florissante, aux destinées de laquelle il veillera à son tour, la faisant évoluer avant de passer le relais à son fils Christophe, actuel dirigeant de l'établissement.

Jo (mains sur le ballon), avec les copains de l'USC XIII, saison 1955-1956.
Jo Badimon revenait régulièrement voir les copains, à l'occasion de fêtes articulées bien évidemment autour du ballon ovale. La cérémonie des obsèques a été célébrée le vendredi 10 janvier au crématorium de Pamiers, ses cendres ont été déposées dans le caveau familial de Bensa, à Lavelanet.
En ces douloureuses circonstances, sincères condoléances à son épouse Geneviève, à Cathy et Christophe ses enfants, à ses petits-enfants, à sa soeur Maïté, ainsi qu'aux familles Bonhoure, Jouret, Pitié, Loss, Ferrier, Argelès, Denjean et Mesado.
Le regretté Jo Badimon (accroupi 3e en partant de la gauche).
Vendredi 27 décembre, le pays chalabrais apprenait la triste nouvelle du décès subit de Hélène Quério, née Courrieu, survenu à Perpignan à l'âge de 87 ans. Née à Chalabre le 3 février 1926, dans la maison familiale du Quai du Chalabreil, elle n'a que quatre mois lorsqu'elle perd sa maman. Elle grandit aux côtés de sa grand-mère maternelle, avant de partir pour le hameau puivertain de Campsilvestre où elle habite avec son père et ses tantes. Scolarisée à l'école primaire de Nébias, elle quitte les siens à l'âge de 14 ans, pour suivre une formation de couturière à Perpignan.
L’église Saint-Pierre accueillait dernièrement une assistance recueillie, venue rendre un dernier hommage à René Salinas, décédé le 18 décembre à l'âge de 92 ans. Né à Chalabre le 11 octobre 1921, rue Terre-Blanche, dans le château du Comte Joseph-Gabriel de Breitbach où résidaient ses parents, il fréquente le mouvement de jeunesse des scouts, aux côtés de Raymond Fourtanier, abbé de la paroisse. Après l'école primaire du quai du Chalabreil, il rejoint l'école supérieure de Limoux, et gagne sa place dans les rangs de l'orchestre de l'établissement. La musique tiendra une grande place tout au long de son existence (photo ci-dessous, premier debout à droite, avec son saxo et ses amis musiciens du futur orchestre "Le Sonore"). Lorsqu'il met un terme à ses études, il rejoint son père Joseph dans l'entreprise familiale de maçonnerie.
Il connaîtra les chantiers de jeunesse en 1940, puis, pour échapper au STO, il rejoint le maquis de la Grésigne dans le Tarn, où il retrouve son frère Raymond. En 1945, René rencontre Francine Paquier, la fille des boulangers, qu'il épouse le 28 septembre 1946. La petite famille s'agrandit avec la naissance de Jacques, en 1950, puis en 1953, René s'engage dans la gendarmerie et part pour Puymirol près d'Agen. Il rejoindra l'Algérie dès le début du conflit, et en 1960, après diverses affectations, il revient en métropole. Affecté à la brigade d'Axat, il y prend sa retraite en 1976.
Avant de quitter le Kercorb, René Salinas avait également pratiqué le rugby, au sein de l'Union Sportive Chalabroise. Avec laquelle et pour l'anecdote, il avait remporté le Challenge de l'Indépendant, c'était en 1942 (premier joueur debout à gauche, aux côtés de Georges Marty).
Madeleine Marty aux côtés de son époux Daniel.