La stèle de l'ancien camp a été fleurie.
La cérémonie annuelle organisée sur le site de l'ancien camp d'internement de Rivel par l'Arac de l' Aude (association républicaine des anciens combattants et victimes de guerre) et l'Ardiep (association résistants déportés internés emprisonnés politiques en France et en Afrique du nord 1940-1944) a permis d'honorer la mémoire des «indésirables» ayant transité en ce lieu de triste mémoire.
Avec le soutien de Jean-Pierre Salvat maire de Rivel, Andrée Zdrojower et Serge Pagès ont adressé un message de bienvenue et salué la présence toujours fidèle des familles et amis, aux côtés desquels s'étaient joints Roger Rosich conseiller général du canton, les élèves de 3e du collège Antoine-Pons accompagnés de Marie-Thérèse Roque leur principal et de leurs professeurs, des élus, des représentants de l'Anacr, Fndirp, Ufac-Udac de l' Aude, de Gaston Delpech pour la section de l'Arac de Limoux, de la fédération Cgt de l'Aude, de Marie-Ange Larruy pour le Pcf, d'associations des départements voisins et de treize porte-drapeaux.
Auparavant, un colloque (photo ci-contre) avait permis à des collégiens très attentifs de prendre connaissance des récits délivrés par Simon Salzman, Francis Dufour, Lucien Villa et son épouse, anciens internés et résistants, témoins de ce que fut la Résistance dans l'Aude. Les élèves ont ensuite interprété poèmes et chants, au pied de la stèle érigée en 1996 puis au monument aux Morts de Rivel.
Un diplôme d'honneur leur a été remis en reconnaissance du remarquable travail réalisé, Marie-Thérèse Roque et les professeurs étaient également remerciés pour leur implication dans ce nécessaire exercice de transmission de la mémoire.
Les collégiens ont interprété le Chant des Marais au monument aux Morts de Rivel.
Un repas convivial au restaurant du Moulin de l'Evêque a clôturé la journée, avec l'aimable participation de la chorale Eissalabra qui a régalé l'assistance de chants extraits de leur riche répertoire. Les nombreux intervenants ont terminé cette belle matinée pleine d'émotion, animés par la volonté d'être vigilants, et de rester en éveil, afin que les générations futures n'aient pas à connaître les souffrances et atrocités vécues dans l'enfer des camps.
La cérémonie sera présidée par Serge Pagès (photo) et Andrée Zdrojower.
Hier vendredi 30 avril, la ville mexicaine de Camarón de Tejeda dans l'Etat de Veracruz, honorait le 147e anniversaire de la bataille de Camerone, qui opposa légionnaires français et patriotes mexicains en 1863 (photo archive ci-dessus). Une commémoration à laquelle participait le ministre de la Défense Hervé Morin, une première, alors que la Légion étrangère célébrait dans le même temps sa fête annuelle à Aubagne.
Deux flacons de terre issue du mausolée franco-mexicain et de la fosse commune où reposent le Capitaine Danjou et ses légionnaires avaient également été offerts à la ville de Chalabre. Par cette démarche, Marco Antonio Menes Couttolenc transmettait « le salut affectueux de ses compatriotes au peuple français ». Près de six ans plus tard, les liens tissés en cette fin d'été 2004 semblent distendus, et les espoirs placés dans ce jumelage, évaporés. Il reste à espérer que le temps n'efface pas définitivement l'heureuse initiative du Colonel Michel Auzias, artisan de ce rapprochement. Certes, un océan sépare Chalabre de Camarón de Tejeda et il importe donc de rester raisonnable. Suffisamment pour espérer voir un jour figurer l'information indiquant au promeneur de passage qu'il entre dans le village natal de la figure emblématique de la Légion étrangère, enterrée à Camarón de Tejeda.