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fluris - Page 11

  • Du Blau au Chalabreil

     « Vei fan les ans que tueron Fluris ! ».

    fluris,hauts de bon-accueil,fjep,bibliothèque chalabre(photos archives, Tricentenaire de la mort de Fluris, Décembre 1997)

    Le charivari annuel organisé à la mémoire du Sieur Jacques Fleury, sera célébré le mardi 13 décembre à partir de 18h sous la halle. Les « arrossegaïres » sont invités à venir munis du matériel adéquat. Qu’on se le dise, et comme dit Robert : « asclaïres, s’abstenir ».

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    Nouveaux horaires à la bibliothèque.

    Les intéressés sont informés que les horaires d’ouverture de la bibliothèque municipale seront modifiés pour une durée de un mois, à compter du mercredi 14 décembre. Ouverture du lundi au vendredi de 9h à 11h, et le jeudi de 14h à 16h. En l’absence de Noëlle Danjou, Camille Foursin assurera l’accueil jusqu’au17 janvier.

    Communiqué de l’hôpital local.

    Jean-Jacques Aulombard directeur de l'EHPAD informe la population de la Haute-Vallée de l'Aude, de l'habilitation à l'aide sociale, du service de portage de repas à domicile. En fonction des revenus, les personnes concernées pourront désormais bénéficier d'une aide du conseil général, laquelle diminuera le prix des repas livrés à domicile. Pour tout renseignement, s'adresser à Anne Audouy au 04 68 69 99 73 ou 04 68 69 20 52 (adresse électronique anneaudouy@wanadoo.fr)

    Le FEP se réunit.

    L’assemblée générale du foyer d’éducation populaire se tiendra le mercredi 21 décembre à 18h 30, dans les locaux de la communauté des communes du Chalabrais. A l’ordre du jour, bilan moral et financier, renouvellement du bureau, projets pour 2012. Le président Roger Rosich invite les personnes désireuses de s’investir à prendre part au débat.   

    Lien permanent Catégories : Echos
  • Fluris : La jeune garde a repris le flambeau

    La tradition du charivari se maintient, mais sans susciter la ferveur du passé.

    1892186879.jpgLa magie de Fluris opère encore et toujours.

    Sous la vieille halle chalabroise, des ombres très furtives espéraient décrocher un rendez-vous avec la tradition. Ombres timides et silencieuses qui se fondent derrière les piliers bicentenaires pour mieux guetter un signal, un bruit métallique qui ne vient pas. Et soudain, un traîneau, puis deux, puis trois, font leur entrée sur le pavé dans un vacarme étincelant. Alors seulement les enfants s’avancent, les visages s’éclairent, le charivari promis va bien avoir lieu et avec eux, puisque leurs bruyants traîneaux sont là, cachés à deux pas dans une impasse. A 18h 30 sonnantes en ce jour du 13 décembre, dédié à Ste Luce, le petit cortège s’enfonce dans la nuit, et les petits « arrossegaïres » que les récits des plus grands ont toujours fait rêver, se voient enfin offrir le privilège de « faire Fluris » : « Vei fan les ans que tueron Fluris ! » Mais au fait, les grands, ils sont où ?

    Car il y a bien quelque chose qui cloche en ce deuxième lundi de décembre 2010. Ils étaient plus de trois cent en 1997, ils ne sont plus qu’une intrépide vingtaine aujourd’hui. Que sont devenus les fervents défenseurs d’une tradition aussi belle que tricentenaire ? En 1987, Patrick Lasseube concluait ainsi le sujet de mémoire de sa maîtrise d’audio-visuel basée sur Fluris : « Le bruit supporté par les acteurs du charivari est accepté par la population. Loin de s’enfermer dans leur maison en s’isolant de tout ce vacarme, les Chalabrois sont aux fenêtres. Ils crient eux aussi, ils applaudissent au passage de la troupe endiablée.Comprendre le charivari annuel de Fluris, c’est avant tout connaître les moyens et les aptitudes d’une communauté à préserver son existence, à assurer sa discipline intérieure ».

    Mais cette année personne n’est sorti à la fenêtre, personne n’a applaudi au passage de la bruyante et jeune troupe. Qu’importe. Flapis mais heureux les jeunes héritiers d’un « brave chirbilhi » ont sagement regagné leur lit. Dans leur petite tête résonnait un dernier « Vei fan les ans que tueron Fluris ! ».

    Tiny Arros.JPGUne petite Léa n'aura pas manqué l'occasion de participer à son premier charivari de "Fluris".

  • Jacques Fleury dit "Fluris", est de retour

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    Un bruit sourd et angoissant va monter crescendo dans les rues de la cité (photo archives, 13 décembre 1997).

    En ce lundi 13 décembre, jour de Ste Luce, les rues de Chalabre vont s’animer à l’occasion de la 313° célébration de la mort violente de Jacques Fleury, victime d’une mauvaise rencontre au soir du 13 décembre 1697. Inscrit dans la mémoire collective sous le nom de « Fluris », l’homme alimente une polémique vieille de trois siècles, que chaque mois de décembre ressuscite. Monsieur Fluris, qu’alliez-vous faire dans la rue Porte d’Aval ?

    Car plus de trois cents ans ont passés, et personne ne sait vraiment qui était Jacques Fleury. Prêtre, braconnier, collecteur d’impôt, une chose est certaine, l’homme aurait séduit une jolie veuve de bonne famille. Cette infamie lui aurait-elle été fatale ? Depuis lors, des générations de Chalabrois se retrouvent en « un tonitruant et pacifique cortège », pour reprendre l'image de Roger Boutellier, qui pour exiger une réhabilitation posthume, qui pour ajouter une bûche supplémentaire dans le feu qui brûle en enfer.

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    (photo archives, Fluris Décembre 1999).

    Comme l’indiquent les affichettes qui ont pu fleurir sur les murs du village, les « arrossegaïres » ont rendez-vous ce soir à 18h 30 sous la halle. Pour faire du bruit, beaucoup de bruit, seulement  du bruit, car « Vei fan les ans que tueron Fluris ! » Et comme dit l’ami Robert, « asclaïres, s’abstenir ».  

  • Charivari de Fluris : Les «arrossegaïres» privés de château

    Fluris 94.JPGDécembre 1994 sous la halle, le charivari va bientôt commencer pour ces petits Chalabrois.

    Les petits Chalabrois accueillent le mois de décembre avec une joie bien compréhensible. Et c'est surtout parce qu'il faut parer au plus vite à la confection du traineau pour "faire Fluris". Planant au-dessus des «arrossegaïres», garants d'un "brave rambalh", un air de nostalgie hantera dans quelques jours la cité d'Eissalabra. Ainsi "tous les petits enfants de Chalabre et ceux qui le restent", pour reprendre la belle formule de Malou, seront en place pour faire briller de mille étincelles, le pavé de nos rues.  

    L'article ci-dessous avait paru dans l'édition de l'Indépendant du samedi 6 décembre 1997. Cette année-là, Chalabre s'apprêtait à célébrer le Tricentenaire de la mort de Fluris. Le comité créé pour l'occasion avait proposé d'agrémenter le charivari d'une marche symbolique et pacifique, qui emmènerait les tireurs de traîneaux jusqu'au pied des murailles grises du château de Mauléon, comme au bon vieux temps. Une proposition qui partait d'un bon sentiment mais qui au final restera dans les cartons, pour les raisons évoquées ci-après.Mauléon.JPG

    La demeure ancestrale des Mauléon-Narbonne.

    Une tradition dans la tradition veut que le parcours emprunté par les « arrossegaïres », fasse un détour symbolique au pied de la tour du château de Mauléon. Histoire de rappeler que ce diable de Fluris aurait eu maille à partir avec les descendants des comtes de Bruyères, seigneurs des lieux. Une coutume abandonnée depuis plusieurs lustres certes, mais que le collectif pour le Tricentenaire avait espéré rétablir en cette année 1997. Seul manquait l'aval de Mme Anne de Vilette, héritière de la maison Mauléon-Narbonne, auprès de laquelle une demande d'autorisation fut formulée au mois de novembre dernier. Vaine requête si l'on en croit le pli adressé par retour de courrier et dont voici le bref contenu dans son intégralité : « Je suis très sensible à la teneur de votre lettre et à la permission qu'elle réclame pour fêter le tricentenaire de Fluris, le 13 décembre prochain. L'écho paru dans les journaux locaux depuis une quinzaine d'années à ce sujet, n'a fait état que de désolation et regrets devant les débordements de ce charivari qui semble donc ne plus refléter uniquement son aspect folklorique. En conséquence, j'ai le regret de ne pouvoir donner une réponse favorable à votre demande. De plus cette année, vu les circonstances, cette manifestation risquerait d'occasionner des désordres incontrôlables. Vous, pour me l'avoir demandée et moi pour vous l'avoir accordée, nous serions les premiers à le regretter. En vous remerciant de votre compréhension, je vous prie de croire à mes sincères salutations...Signé : Mauléon Narbonne Vilette. » Quoiqu'il en soit de la véritable personnalité de Fluris et des motifs de sa mort violente, une chose paraît certaine : les milliers d'enfants de Chalabre qui depuis près de trois siècles se retrouvent dans ce « tonitruant et pacifique cortège » (Roger Boutellier), doivent avoir beaucoup de peine à se retrouver dépeints en un si noir tableau.

    Fluris 97 bis.JPGEn ce samedi 13 décembre 1997, les acteurs d'un drôle de "chirbilhi" avaient scandé le nom de Fluris, au pied de la stèle érigée à sa mémoire.