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fnaca chalabre - Page 6

  • Fnaca : Un sentiment d’abandon prévaut dans les rangs des anciens d’Algérie

    fnaca chalabreLe cercle des vétérans de la Fnaca, autour du président Gérard Couteau.

    Le comité cantonal de la Fnaca créé en 1969, réunissait mercredi 12 janvier, l’ensemble de ses membres dans la salle du conseil cours Sully, à l’occasion de l’assemblée générale annuelle. Avant d’aborder l’ordre du jour, le président Gérard Couteau adressait un message de bienvenue aux anciens d’Algérie et d’Afrique du Nord, et saluait la présence de Jean-Jacques Aulombard, maire. Le rapport d’activités revenait sur la participation de la Fnaca aux cérémonies commémorées sur le canton du Chalabrais. Le président regrettait l’absence des écoliers et collégiens, lors de ces rendez-vous destinés à honorer la mémoire des disparus, avant de suggérer l’organisation de rencontres étudiants-vétérans, afin d’aborder l’historique du conflit et ses conséquences.

    En marge des préoccupations de la Fnaca, il déplorait le rejet d’un vœu régulièrement formulé « pour que tous les héros inscrits sur les stèles commémoratives de leur sacrifice au cours de l’occupation nazie, soient honorés de la plus haute distinction nationale ». Une fin de non recevoir (pour forclusion), perçue comme un manque de reconnaissance et de respect par la dernière génération combattante. Pour conclure, était évoqué le problème lié au difficile renouvellement de la fonction de porte-drapeau.

    Il revenait à Yves Bachère de donner l'état d’un bilan financier positif, dans lequel figure un fonds social d’aide aux veuves des camarades disparus. Après quitus et conformément aux statuts, le bureau démissionnait, puis l’assistance reconduisait l'équipe suivante : président Gérard Couteau, secrétaire Claude Fernandez, trésorier Yves Bachère

  • Les anciens d’Algérie se souviennent

    19 mars,fnaca chalabreUn hommage a été rendu à la mémoire des disparus.

    La cérémonie marquant le 55e anniversaire du cessez-le-feu en Algérie s’est déroulée dimanche 19 mars en présence des membres du comité cantonal de la Fnaca. A leurs côtés, les élus de la commune, l'adjudant Franck Dessimoulie et le gendarme Garance Colomer pour la brigade territoriale autonome, le lieutenant Jean-Marie Lafitte et les pensionnaires de la caserne Jean-Cabanier. A leur tête, les porte-drapeaux Lucien Doumenc, Serge Gazza, René Authier et Lucien Labarre.

    19 mars,fnaca chalabreLe cortège a pris la direction du monument aux Morts où Jean-Jacques Aulombard maire, Annie Gazza adjointe, et Gérard Couteau président du comité des Anciens d’Algérie et d’Afrique du Nord, ont déposé une gerbe, avant les prises de parole.

    Un hommage solennel a ainsi été rendu « aux compagnons qui ont donné leur vie pour accomplir les missions que la République leur a imposées », avec une pensée pour les Chalabrois Jean Courtade, Paul Hernandez et Jean Roussel. Le président Couteau poursuivait en invitant chacun à « rechercher le chemin de la compréhension mutuelle, de la générosité et du partage, afin de sauver la Paix par le dialogue, la tolérance et l’amitié ».

    Après une sonnerie aux Morts et l’hymne national impeccablement exécutés par la formation Batucada, la chorale Eissalabra sous la direction de Maryse Le Roy et Freddy Marty, gratifiait l’assistance d’un chant de paix et de la Marseillaise. Le cortège rejoignait ensuite la mairie en musique, pour le traditionnel vin d’honneur.

    19 mars,fnaca chalabre

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    A l’issue de cette manifestation du souvenir et de la mémoire, le comité de Chalabre a souhaité exprimer certaines réflexions, par la voix de Gérard Couteau, président du comité des Anciens d’Algérie et d’Afrique du Nord.

    19 mars,fnaca chalabre

    « Les membres du comité expriment le vœu que tous les héros inscrits sur les stèles commémoratives de leur sacrifice au cours de l’occupation nazie, soient honorés de la plus haute distinction nationale. Nous tenons à ce que cet oubli honteux soit réparé. Les candidats aux prochaines législatives doivent prendre un engagement à ce titre, pour abroger « les arguments de forclusion ».

    Les membres du comité expriment leur désaveu le plus absolu et leur profonde révolte, devant les accusations faites à nos générations de « crime contre l’Humanité » à propos de cette guerre. Les acteurs et témoins de cette guerre, et des événements qui l’ont précédée, ne peuvent accepter une telle abominable accusation, insulte aux millions de jeunes Français qui ont rempli les missions imposées par la République, même au prix de leur vie pour plus de 30.000 d’entre nous.

    A l’heure où une pression sournoise et démagogique s’exprime, pour tenter d’abroger notre date commémorative du 19 mars, par des personnalités qui n’ont pas vécu ces événements, les anciens de la FNACA puiseront dans leurs dernières ressources d’énergie, pour combattre de telles intentions. Les 350.000 adhérents ont lutté énergiquement, mais dignement, pour l’officialisation de cette date, au même titre que le 11 novembre et le 8 mai, pour les deux guerres précédentes.

    Enfin, alors que plusieurs maires n’ont pas hésité à leur impulsion de haine, en débaptisant des rues du 19 mars au profit de généraux qui avaient certes eu leur période de gloire, et à ce titre, méritent le respect ; mais pourquoi les opposer au 19 mars, plutôt que respecter cette date et baptiser à leur nom une autre rue ? C’eût été un bel exemple de recherche de dialogue et de tolérance en rebaptisant une autre rue, au titre de ces officiers que j’ai eu l’honneur de connaître dans les années 56-57 (année des consignes par la République, « Algérie française »).

    Enfin, je tiens à signaler qu’au sein de la FNACA, l’ensemble des adhérents ont chacun leurs convictions, leur philosophie, leurs opinions civiles et religieuses différentes. Ils ont su utiliser leurs différences, dans le respect et la dignité de chacun, afin de créer en son sein, une harmonie entre tous ses membres, à la recherche constante du dialogue, de la fraternité, telles que nous le ressentions dans nos unités combattantes.

    Puisse le monde politique prendre exemple sur la FNACA pour abolir tous ces clivages destructeurs qui épuisent notre France depuis des générations ».    

  • Lettre ouverte de M. Gérard Couteau

    La cérémonie célébrée le 22 mai dernier à Montjardin, rendant hommage à Auguste Cathala, assassiné par l’occupant nazi, a motivé le texte mis en ligne ci-dessous. Il a été adressé à M. le président national de la FNACA, et à M. le président de l’Aude de la FNACA, par Gérard Couteau, président du Comité FNACA de Chalabre.

    « Parmi les obligations des membres des comités cantonaux, l’une des plus justifiées, est de rendre hommage et maintenir la mémoire tous les ans aux résistants qui se sont sacrifiés, face aux forces d’occupation et ont largement contribué à la libération de la France, en créant d’importants handicaps aux occupants, au prix de risques énormes, pour eux et leurs familles. Ce sont des héros que la nation ignore.

    En tant que, désormais, seuls anciens combattants encore existants, nous sommes amenés à rendre hommage et à honorer tous ces résistants, héros de la le 2e guerre mondiale, massacrés par les nazis.

    Ces hommes, ces femmes, ces adolescents, sont allés jusqu’au bout de leur héroïsme, en conjurant leurs peurs, pour contribuer à la libération et relever l’honneur de la France, avec l’ensemble des forces armées de libération.

    En ce qui concerne les membres du comité de Chalabre, au cours des cérémonies aux stèles où ont été massacrés ces hommes et ces femmes, nous sommes scandalisés de constater que la quasi-totalité de ces héros n’ont reçu aucune distinction à titre posthume.

    Je pense que ces sentiments sont ressentis par l’ensemble des combattants de la 3e génération du feu.

    Si au niveau national, tout l’hexagone s’y mettait, on pourrait contraindre les pouvoirs publics et les élus à promulguer une loi pour passer outre à la forclusion.

    A l’origine, la Légion d’Honneur avait été créée en reconnaissance d’actes héroïques ! Il est donc impérieux que tous ensembles, dans toute la France, nous intervenions pour réparer cette honteuse injustice, en mettant la pression auprès de nos élus de tous bords.

    Il est des moments, où s’il le faut, il faut avoir le courage de quitter le politiquement correct.

    Respectueuses amitiés.  

                          Gérard Couteau.           Ancien officier de réserve 1955-1958 ».

  • Une cérémonie très suivie pour le 54e anniversaire du « Cessez-le-feu » en Algérie

    fnaca chalabreDans le souvenir de Jean Courtade, Paul Hernandez et Jean Roussel, tombés au combat.

    La commémoration du cessez-le-feu marquant la fin de la guerre en Algérie s’est déroulée le samedi 19 mars au monument aux Morts en présence des membres du comité cantonal de la Fnaca. A leurs côtés, les autorités civiles et les représentants des amicales des anciens combattants, emmenés par les porte-drapeaux et le quintet Batucada. Une cérémonie marquant le 54e anniversaire de la fin des combats au cours de laquelle Jean-Jacques Aulombard maire et le président du comité Fnaca Gérard Couteau, ont adressé un message de paix et de fraternité.

    Comme le soulignait le président Gérard Couteau (cf discours complet en fin d'article), « C'est dans un esprit de rassemblement et d’apaisement, que cette journée du souvenir permet à la France de rendre un hommage solennel à nos 30.000 frères d’armes. En cette période tourmentée, témoignons notre confiance aux jeunes. D’un précieux réconfort, que leur présence éclaire l’avenir. Qu’ils soient nos ambassadeurs, pour bâtir la France de demain dans un monde ouvert au dialogue, à la tolérance, à la générosité, un monde qui préserve les valeurs de l’Humain ».

    La nombreuse assistance était alors invitée à rendre hommage à tous les soldats tombés au combat. Après la minute de silence les sonneries, Edouard Garcia et la chorale Eissalabra gratifiaient l’assistance d’un chant de paix et de la Marseillaise.

    Le cortège a ensuite rejoint la mairie pour le traditionnel vin d’honneur, en clôture d’une journée fortement marquée par le souvenir des camarades disparus en Algérie, au Maroc et en Tunisie.

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    fnaca chalabreIntervention de M. Gérard Couteau, président du comité cantonal de la FNACA.

    « 19 mars 1962-Cessez-le-feu de la guerre d’Algérie-Une date de l’Histoire gravée à jamais sur l’autel de la République. Dans un esprit de rassemblement et d’apaisement, cette journée nationale du souvenir, c’est l’hommage solennel de la France à nos 30.000 frères d’armes.

    Rappelés, pères de famille, massacrés dans les gorges de Palestro (ndlr Djerrah), nomades enlevés à la Toussaint 1956 dans les Abdellys, froidement abattus, jetés dans un gouffre et portés disparus.

    Militaires tués durant ces 10 années de guerre en Algérie, Tunisie, Maroc, blessés et malades emportés par les séquelles. Victimes d’attentats terroristes, d’où qu’ils viennent, ils ont porté avec dignité les couleurs de notre drapeau. Tous sont morts pour la France dont ils ont su préserver les idéaux.

    Leurs voix se sont tues. Des vies brisées en pleine jeunesse, mais leur mémoire est éternelle. Pensons également aux victimes des attentats de janvier et novembre 2015.

    Leur sacrifice doit servir la cause de la Paix, ce bien si précieux qui impose à tous : lucidité, vigilance, courage et générosité. Glorifier notre cérémonie, c’est vaincre l’indifférence dont ces enfants de la République sont l’objet. Nous le devons à leur famille.

    Ne pas se résigner à la fatalité, mais avoir le courage de l’anticipation, s’engager à faire respecter nos institutions républicaines. En cette période tourmentée, témoignons notre confiance aux jeunes. D’un précieux réconfort, que leur présence nous éclaire l’avenir. Qu’ils soient nos ambassadeurs, pour bâtir la France de demain dans un monde ouvert au dialogue, à la tolérance, à la générosité. Un Monde qui préserve les valeurs de l’humain. Vive la République, Vive la France ».