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kercorb - Page 3

  • Une Ronde givrée pour huit fondus

    Les coureurs ont participé avec brio à la 28e Ronde givrée organisée par le club des coureurs de fond de Castres. 

    Ronde Givrée 2010 001.jpgLes deux équipes aux couleurs du Kercorb ont rivalisé dans les chaos du Sidobre.

    Les fondeurs du pays chalabrais avaient rendez-vous tout dernièrement au parc des expositions de Castres afin de participer à la 28e Ronde givrée, course en équipe organisée par le club des Coureurs de fond de Castres et son président Michel Moiroud.

    Au programme, 62,2 km à parcourir en quatre étapes, chaque équipe disposant de quatre relayeurs pour relever le challenge. A pied d'oeuvre sur les rives de l'Agout ornées d'une belle gelée blanche, deux équipes aux couleurs du pays chalabrais percevaient leurs dossards avant un départ prévu à 9h et réunissant 238 équipes. Premières à s'élancer sur l'avenue du Sidobre, Adeline Cros pour les «Amazones du Kercorb » et Christine Newbury pour les «Coursiers du Kercorb » couvriront 14,2 km en 1h 12' et 1h 15'. Une course dans la course était lancée, prologue d'un sympathique chassé-croisé qui sera animé de bout en bout par deux quatuors parfaitement mixtes et au mieux de leur forme.

    Un passage de témoin plus tard, Ann Pickering et David Compston partaient pour 14,4 km, réglés en 1h 12' et 1h 03'. Le troisième relais était assuré par Jules Caroumbaye et Christian Moralès, invités à parcourir 17,4 km. Après 1h 15' et 1h 21' d'efforts, le témoin était passé à Joëlle Conan et Patrick Rault, pour une ultime portion de 16,2 km. Cette étape nature très technique permettra aux deux derniers relayeurs de boucler l'épreuve en 1h 24' 28'' et 1h 24' 10''. Avec en prime, une entrée main dans la main dans l'entonnoir d'arrivée du parc des expositions où les attendaient leurs partenaires pour un parcours commun de 700 mètres, point final d'une belle course poursuite avec le chrono.

    Ronde Givrée 2010 011.jpgLe quatuor des Amazones (Joëlle, Ann, Adeline et Jules)  sur le podium de la 28e Ronde givrée.

     Créditées d'un temps de 5h 04' 39'', les « Amazones du Kercorb » prennent la 103e place au général et décrochent une deuxième place sur le podium dans la catégorie MX3, à deux petites minutes des vainqueurs. Quelques secondes derrière Adeline, Ann, Joëlle et Jules, les « Coursiers du Kercorb » s'adjugent la 104e place avec un temps de 5h 05' 04''. L'heure était venue de remiser épingles et dossards, et de s'en remettre aux préparateurs, pleinement satisfaits de la prestation de leurs protégés.    

  • Les vestiges du Chalabreil

    Chalabreil.JPGA hauteur de la rue du Pont Vieux, les pointes de bois telles qu'elles apparaissaient encore en février 1997.

    Dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre 1996, les trois cours d'eau qui traversent la cité du Kercorb atteignaient l'un après l'autre leur cote d'alerte. Gonflés par les chutes de pluie, l'Hers, le Blau et le Chalabreil charriaient des flots noirs et chargés, provoquant des crues qui allaient se répéter à huit jours d'intervalle. Au lendemain de ces inondations, le cours du Chalabreil débarrassé de ses alluvions par les eaux furieuses devait laisser apparaître les vestiges de piliers de bois semblables à des supports de passerelle ou de pont. 

    D'après les archives conservées en mairie, il est dit que le pays de Kercorb devint après 1210, frontière de la France, du comté de Foix et du royaume d'Aragon. Un pacte fut alors signé entre le Roi de France et le Kercorb, à la condition que les habitants gardent les châteaux forts et les frontières. De ce jour, le Kercorb devint Terre Privilégiée. Plus tard en 1366, mission est confiée au premier Baron de Bruyères-Chalabre « de faire clore la ville d'un mur entouré d'un large fossé, pour la mettre en état de résister aux ennemis du Roy ». Comme le rapporte un document extrait du magazine Chemin-Faisant (n°8 Printemps 1998), ce mur d'un mètre d'épaisseur ceinturait la citadelle et seuls « deux ponts en bois de chêne enchâssés dans des embrasures en pierre de taille » en permettaient l'accès.

    Ces pointes de bois mises à jour en décembre 1996 seraient-elles les vestiges d'un des ponts qui permettaient le contrôle des allées et venues dans la bastide de Chalabre ? Rien n'est moins sûr mais il est permis de le penser. Le mur d'enceinte quant à lui, servit également de protection lors des épidémies de peste. Avant son édification, une première épidémie avait décimé plus de la moitié de la population chalabroise, c'était en 1348. Aujourd'hui et depuis 189 ans, les pierres de cette muraille mise à bas donnent leur force aux racines des platanes qui ornent les cours d'Aguesseau, Docteur Joseph Raynaud, Sully et Colbert.

    Les vestiges quant à eux ont retrouvé leur intimité, cachés sous la végétation qui à la faveur d'un début d'automne des plus cléments, tapisse le lit du Chalabreil.

  • En flânant au hasard des rues

    Gégé Labaud.JPGC'est un lieu de promenade prisé par les Chalabrois et régulièrement cadré dans l'objectif des nombreux visiteurs de passage, le pittoresque quartier du Blau renvoie l'image intacte d'un autre temps. Avec ses façades en torchis dansant sur le miroir des eaux paisibles de la rivière "bleue", ce lieu abrite quelques-unes des plus vieilles maisons de la capitale du Kercorb. Il garde aussi quelques vestiges d'un passé moins éloigné, lorsque la société de consommation en était à ses premiers balbutiements.

    Le terme publicité n'était pas encore entré dans le langage usuel et pourtant les réclames commençaient à s'afficher çà et là, comme sur le mur de l'épicerie tenue pendant la première partie du siècle dernier par la famille Huillet. Pour la ménagère allant chez Marceau, il était alors impossible de manquer le coup de promotion au bénéfice d'un ancêtre du gel coiffant, destiné à des consommateurs qui le valaient bien.

    Dans les années 1950, ce commerce laissera la place à un dépôt de journaux tenu par Justin et Jeannette Navarro lesquels continuèrent à percevoir pendant dix ans encore, la coquette somme de 100F par an, versée à leur endroit par le roi de la brillantine. Les tarifs publicitaires n'atteindraient des sommets que beaucoup plus tard, le coup de pinceau avait encore quelques belles années devant lui. L'avènement de l'image virtuelle n'était plus bien loin pourtant.

    photo: Le pont du Blau, une passerelle vers la nostalgie.