« Meurtres à Chalabre », paru en octobre dernier, est un roman policier écrit par Gilles Billaut et Hervé Cuinet, roman d’énigmes dont l’intrigue se situe dans un cadre exclusivement chalabrois. Comme dans tout bon polar, l’enquête criminelle ne manque pas de coups de théâtre, de taille à tenir le lecteur en haleine. L’ami Bernard est de ceux-là.

Chalabre, après la tourmente… le calme
c’est terminé, le calme est revenu sur Chalabre,
fins limiers et gendarmes ont enfin réussi leur capture,
le Chalabreil n’est qu’un filet d’eau en ce mois de décembre
troublé seulement par les canards recherchant leur pâture.
Entre une chope de bière et une assiette de haricots
me voici tout de suite captivé par une enquête hors normes
menée de main de maître par une équipe de cocos
désirant trouver au plus vite ces meurtriers fantômes.
Soudés comme les rugbymans autour du capitaine, le maire,
le gendarme retraité, volailler à ses heures a repris du service,
et même Monsieur le curé bien loin de sa chaire
suivent les conseils du correspondant local, lui aussi complice.
Quel plaisir de découvrir tous ces villageois
avec des noms bizarres mais reconnaissables à souhait,
ces rues, ces places et commerces du pays chalabrois
témoins le temps d’un roman de crimes insensés.
Même si ces autochtones ont fait appel à des étrangers,
un franc-comtois rusé et un marseillais intrépide
qui depuis bien longtemps font partie du paysage cazalais,
c’était bien nécessaire pour résoudre ces crimes morbides.
Mais quelle agitation autour de cette pauvre gendarmette
cherchant la vérité et qui a connu tant de surprises,
c’est plus calme aujourd’hui, pas d ‘article sur la gazette,
plus de fête, de musique, de sorties, drôle de crise.
Et si les mutilations atroces sur les corps de Paul et d’Anne
ont quelque peu refroidi l’enthousiasme du lecteur,
j’ai suivi par curiosité jusqu’au bout ce fil d’Ariane
en me mêlant parfois à tous ces enquêteurs.
Merci à Gilles et Hervé pour cette belle fiction,
pour cet hommage appuyé à ces gens de Chalabre,
et quel beau cadeau en cette année privée de réveillon
à déposer sous le sapin sans faire de palabre.
Juillet 2021, le corona virus est vaincu, le Cazal est en fête,
un fumet bien connu se répand sur la place. Tout est prêt.
Sainte Madeleine veille sur le hameau, on remplit la buvette.
Drapé dans son écharpe tricolore, Touste le maire est stressé,
Richard a remis sa tenue sans képi mais avec casquette,
même le juge Bronbilla a quitté le pays carcassonnais,
sûr qu’avec tout ce monde, au son du tambour et trompette
les haricots auront un meilleur goût que les années passées.
Bernard, le 11 décembre 2020
Mercredi 9 décembre, un dernier hommage était rendu à Madame Resurecciòn Roget née Zarco, résidant au domaine de Falgas, décédée dimanche 6 décembre à l'âge de 85 ans. Originaire de Maracena, ville de la province de Grenade (Espagne) où elle était née le 21 avril 1935, Resurecciòn Roget grandira en Andalousie avant de découvrir le territoire français à l’âge de 17 ans. Son père Antonio ayant franchi la frontière lors de la Retirada de 1939, s'est fixé en pays chalabrais après sa libération du camp de concentration de Mauthausen (Allemagne), où il a résisté à cinq ans de captivité. Il se loue au service du secteur agricole et en 1952, son épouse Amalia et deux de ses enfants, Antoine et Resurecciòn, le rejoignent en France, tandis que María l’aînée, restera en Espagne.
La famille en partie réunie réside alors à Léran (Ariège), à la ferme des Granges, propriété du vicomte de Lévis-Mirepoix. Elle rejoint ensuite la ferme de Baïchère près de Montbel (Ariège), puis celle de Moustache, commune de Saint-Benoît. Resurecciòn y fait la connaissance de Yves Roget, qui vit avec ses parents et ses deux frères dans la ferme voisine de Raulet.