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C'était hier - Page 578

  • C’était hier : Le quartier du Moulin cerné par les eaux

    L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du lundi 2 décembre 1996.

    crue blau,quartiers du moulin et pont de l'hersLa décrue est amorcée sous le pont du Blau (Photos archives, Novembre 1996).

    La brusque montée des eaux de l’Hers, du Blau et du Chalabreil conjuguée avec le réveil du Béal, charriant des flots noirs et chargés, a plongé certains riverains chalabrois dans l’angoisse durant toute la nuit de samedi à dimanche. Malgré les importants travaux d’aménagement effectués voilà bientôt dix ans dans les lits des trois cours d’eau chalabrois, les résidents du quartier du Moulin et du Pont de l’Hers ont à nouveau été contraints d’évacuer en catastrophe leur rez-de-chaussée.

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    De nombreux dégâts sont à déplorer en dépit de l’action efficace des sapeurs-pompiers du centre de secours Jean Cabanier, mobilisés dès les premières heures de la soirée. Vers 2 h du matin, alors que la crue arrivait à son point culminant et que les commentaires allaient bon train sur le pont du Blau et sous les parapluies, certains pouvaient s’émouvoir d’une telle situation, évoquant même l’inefficacité du barrage de Montbel. Or, il faut savoir que les vannes de la retenue ariégeoise restent systématiquement fermées dès lors que l’Hers roule des flots trop boueux, ce qui était le cas en ce dernier samedi de novembre.

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    Au lever du jour, dimanche matin, alors que la décrue s’amorçait avec l’arrivée du soleil, les hommes de l’adjudant-chef Alain Cayrol et les employés des services communaux étaient encore à pied d’œuvre pour entamer la longue phase de nettoyage. 

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    Retour progressif à la normale pour les eaux du Blau.

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    Jour de crue dans les années 1970 (photo Maurice Mazon).

  • C’était hier : Grandes manœuvres à « Bon-Accueil »

    L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du vendredi 29 novembre 1996.

    caserne jean-cabanier,bon-accueilLa délicate manœuvre de descente du brancard (photos archives, octobre 1996).

    L’unité sauvetage déblaiement des sapeurs-pompiers de l’Aude était samedi dernier à pied d’œuvre sous la colline de Roquefère, et plus précisément sur le site de « Bon Accueil », pour y effectuer un exercice d’entraînement. Placés sous la responsabilité du lieutenant-colonel Henri Bénédittini, directeur départemental du Codis et du capitaine Raffin, chef de corps du centre de secours de Carcassonne, une trentaine de spécialistes de cette unité d’intervention ont évolué pendant plusieurs heures dans le froid et sous la pluie.

    L’impressionnante quantité de matériel déployé autour de l’ancienne ferme de la Famille Gracia, visait à un exercice de sauvetage déblaiement avec repérage des lieux, évaluation des dégâts provoqués par un séisme simulé, et secours aux victimes.

    caserne jean-cabanier,bon-accueil

    Présents sur le site, MM. Dominique Vinciguerra sous-préfet de Limoux, Jacques Montagné, maire de Chalabre et Hubert Carcy adjoint, ont observé avec satisfaction la bonne maîtrise des connaissances et le très bon niveau opérationnel démontré au cours de cet exercice, par les bénévoles venus des centres de secours de l’ensemble du département. Au terme de cette manœuvre grandeur nature, l’unité de sapeurs s’est repliée sur le centre de secours Jean-Cabanier, base de repos où chacun a pu se restaurer et récupérer des efforts de la nuit dans une très bonne ambiance et devant un repas préparé par l’équipe d’intendance de l’adjudant-chef Alain Cayrol.

    caserne jean-cabanier,bon-accueil

  • Un jour, deux images

    Ouvrez la cage aux oiseaux

    Moulin de l'Evêque.jpgA la Forge, les oiseaux rentrent à la maison comme bon leur semble (photo archives, novembre 2009).

    Coques en stock

    Coques en stock.JPGUn bon panneau vaut mieux qu'un long discours (photo archives, septembre 1994).

  • C’était hier : Braconnier, prêtre, paysan ou fonctionnaire du roi ?

    L’article mis en ligne aujourd’hui avait été publié dans l'Indépendant, édition du mardi 26 novembre 1996.

    château de mauléonLa légende de Fluris court dans les allées du château de Mauléon.

    S’il est en Kercorb une question qui ne manque pas de passionner les citoyens chalabrois, chaque année aux alentours du 13 décembre, c’est sans conteste le mystère qui entoure le personnage de Fluris, disparu dans des conditions à tel point controversées, qu’elles lui ont au fil du temps, conféré le statut de héros légendaire. Bien sûr, la célébration de l’anniversaire de la mort de Fluris, fêtée bruyamment chaque année, reste une énigme mais les Chalabrois désirent-ils vraiment connaître la vérité ? Une seule certitude, établie grâce aux archives communales, le Sieur Jacques Fleury né à Montpellier est bien mort à Chalabre, le 13 décembre 1697 au soir et enterré dans le cimetière de la paroisse le 15 décembre « avec les prières et les cérémonies prescrites ».

    Dans les bois du château de Mauléon ? Dans la rue du Presbytère, Où, pourquoi et qui a tué Fluris ? Depuis lors, les rues chalabroises s’emplissent une fois par an d’un vacarme assourdissant, pour devenir le théâtre d’un charivari monstre au cours duquel jeunes et moins jeunes viennent protester contre la mort violente de Fluris.

    « Ni guerre, ni épidémie, ni occupation n’ont pu interrompre cette bruyante commémoration. Par le seul pouvoir d’une tradition si lointaine et pourtant tellement présente qu’elle réduit le temps à un instant de vie, je me vois sans effort marchant dans les rues de Chalabre au milieu des milliers d’enfants qui au cours des siècles se sont retrouvés dans cet étrange et tonitruant cortège ». Cette évocation de « Fluris » dont l’auteur est bien sûr Chalabrois, est extraite du discours prononcé le 3 janvier 1985 par M. le substitut général Roger Boutellier, lors de l’audience solennelle de rentrée à la cour d’appel de Toulouse. Elle démontre si besoin était, combien le personnage de Fluris occupe une place privilégiée dans la mémoire collective des gens du Kercorb, et il serait de fait surprenant (décevant ?) que l’année 2016 tourne le dos à cette fantastique tradition.