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C'était hier - Page 699

  • Souvenirs d’une époque où les trains traversaient la ville

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    Les quelques vestiges du passé tels que le pont métallique sur l'Hers, l'ancienne gare ou le tunnel du Falgas laissent imaginer quelle fut l'activité ferroviaire dans la vallée pendant la première moitié du XXe siècle. Cette voie qui traversait le canton de Chalabre reliait les villes de Lavelanet à Bram où s'effectuait la jonction avec l'axe Toulouse-Carcassonne. Les machines à vapeur pouvaient stopper à hauteur de la gare de Moulin-Neuf (Ariège), c'est là qu'un embranchement permettait de rejoindre Mirepoix. Initiée en toute fin du XIXe siècle, la construction de la voie ferrée amena un changement radical dans la vie des Chalabrois à partir de 1902, année d'ouverture de la ligne. Le premier train entra en gare de Chalabre le 15 mai de cette année-là, les voyageurs ayant ensuite à leur disposition, six trains par jour, trois dans chaque sens, auxquels s'ajoutait un train de marchandises. Pour aller de Chalabre à Bram (46 km), par le premier train du matin, le plus rapide, il fallait compter une heure et douze minutes, soit une moyenne commerciale de 38 km à l'heure. Il en coûtait 2,20 F en 3e classe, 3,70 F en 2e classe, 5,05 F en 1ère classe. Il est ainsi permis d'imaginer l'équipe de football des Moins de 13 ans, ramenant samedi un succès depuis le stade des Pyrénées à Bram (0-6), en chantant leur bonheur à tue-tête, penchés aux fenêtres d'un wagon enveloppé dans de vaporeuses volutes. Philippe Gérard entraîneur du groupe, veillant pour sa part à ce qu'aucune escarbille de charbon ne vienne blesser par mégarde un de ses protégés.  

    Horloge.JPGSept fois par jour, la cité chalabroise résonnait du sourd grondement d'un long convoi franchissant l'Hers au pied de la colline de Bon Accueil. Là-même où la « ruscade » des lavandières n'avait pas encore cédé la place aux habitations qui font face aujourd'hui au château de la famille des Mauléon-Narbonne. Mais les temps changent bien sûr et depuis bien longtemps maintenant, le vieux pont métallique ne bénéficie plus des soins d'entretien qui lui étaient autrefois prodigués par des équipes se relayant sur un jeu de « Meccano » grandeur nature. A l'image de notre concitoyen et ancien adjoint au maire décédé le 17 août dernier, José Trujillo, venu prêter main forte aux employés d'une entreprise chargée de repeindre cette structure témoin d'une lointaine richesse industrielle (photo ci-dessous). Le 16 décembre 1973, le petit train sifflait une dernière fois sur la ligne, puis la SNCF vendit les gares. (merci à Francis Garcia, Viviane Papaïs et Maurice Rouzaud, dont les travaux de recherche publiés en juillet 2000 dans le Tome V édité par l'association  "Il était une fois Chalabre", nous ont permis cette brève incursion dans le passé)

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              José Trujillo (à gauche) aux côtés de ses camarades de travail 

     

  • Nos fondeurs sont entrés dans la Ronde des Vendanges

    L'article qui suit avait paru dans l'édition de l'Indépendant du samedi 16 septembre 2000, et rendait compte des résultats obtenus par les sociétaires des Foulées du Kercorb, lors de la X° édition de la Ronde des Vendanges. Samedi 11 septembre prochain, l'Association des Coureurs de Fond de Carcassonne (ACFC) donnera le départ d'une XX° édition très attendue. L'occasion de souhaiter un bon anniversaire au team ACFC, organisateur d'un rendez-vous incontournable pour les amateurs de course à pied.  

    Luigi Thibaud, Dimitri Prikhodko et Claude Cnocquart accèdent au podium de la X° Ronde des Vendanges (photo archives septembre 2000).    

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    Les représentants des Foulées du Kercorb étaient priés de se serrer les coudes, samedi 9 septembre aux abords du jardin André-Chénier à Carcassonne où était donné le départ de la X° Ronde des Vendanges. Parfaitement concentrés sur la ligne de départ et attentifs aux consignes officielles, les Chalabrois auront tôt fait de se perdre de vue, au beau milieu des 800 concurrents à la lutte pour la pole position. Au terme de trois tours couverts sur les boulevards de la préfecture audoise via le Pont-Vieux et le mythique stade Albert Domec, soit 11,8 kilomètres au total, le chrono rendait son verdict. En 47' 41'', Claude Cnocquart termine 117° au scratch mais décroche surtout la deuxième place dans la catégorie cadet, derrière l'intouchable biterrois Dimitri Prikhodko, premier cadet, dixième au général et auteur d'un temps remarquable de 40' 23''. Les spécialistes ne manqueront pas d'apprécier la performance. Pour la catégorie junior, la victoire revient au néo chalabrois Luigi Thibaud, domicilié quartier du Moulin et qui l'emporte en 50' 07'', 181° au scratch. Pour la petite histoire, Luigi a signé à Carcassonne son premier succès mais également sa première course. Derrière ces jeunes champions prometteurs, les seniors du Kercorb moins fringants se sont tout de même bien comportés puisqu'ils se placent dans le premier tiers du classement. Jean Martinez se place en 335° position avec un temps de 55' 03'', tandis que Thierry Noy boucle le circuit en 52' 11'' et décroche la 253° place. Une performance qui ne satisfait pas vraiment les intéressés, déterminés à faire beaucoup mieux lors du 6° Challenge Pacoulix, organisé par l'équipe du président Daniel Tédo, le dimanche 1er octobre prochain à Limoux. Au rayon des bons souvenirs et des satisfactions, nos coureurs de fond ont apprécié la maîtrise des membres de l'ACFC et de leur président Francis Ferrier, organisateurs d'une grandiose fête du sport.   

    Th et Je.jpgThierry Noy et Jean Martinez savent qu'ils doivent fractionner encore et encore (photo archives juin 2000 à Limoux)  

        

  • Balade champêtre en roues libres, au Pays de Sault

    L'article qui suit avait été publié dans l'édition de l'Indépendant du dimanche 8 octobre 2000. Un nouvel automne pointait le bout de son nez et les sociétaires du Cyclo Vtt Club du Chalabrais s'apprêtaient à boucler une saison sportive bien remplie. Non sans avoir auparavant sacrifié à la tradition, par le biais d'une grillade en famille sous les sapins du plateau de Sault. Un petit coup d'oeil dans le rétroviseur, avec une pensée pour Dolorès, Roger, Aimé, Momon et François.

    Cyclos.JPGLes cyclos ont nargué avec succès les nuages noirs de Picaussel (photos archives septembre 2000)     

    Avant l'inéluctable arrivée des mauvais jours, les cyclos du Kercorb ont profité d'un dimanche à moitié ensoleillé pour se retrouver au pied des sapins majestueux du Pays de Sault. L'occasion de pique-niquer au rythme d'une vieille tradition qui aura vu tour à tour cinq présidents ranimer la flamme pour la sympathique tribu des cyclos chalabrois. Présents au lever du jour et dans une brume si épaisse que sangliers, cyclos et chevreuils auront pu se croiser sans se voir, le président Francis Amouroux, le vice-président César Martinez et l'expert en grill Guido Calvène ont dressé le camp en attendant l'arrivée du soleil et du peloton. Ces deux derniers arriveront à quelques minutes d'intervalle mais le premier profitera d'une distraction du second pour fausser compagnie à tout le monde. C'est finalement entre deux nuages et station debout, que les CCC réussiront à faire honneur à leurs chefs-cuistots.

    Loin de se désunir, les cyclos dont chacun connaît le caractère bien trempé ont ensuite attaqué un concours de boules qui tiendra toutes ses promesses. Aussi faciles sur selle que boules en main, nos marathoniens du cochonnet iront même jusqu'à s'accorder un temps mort, afin de pouvoir terminer en nocturne sur la place Charles Amouroux. Au terme d'une vivifiante journée en plein air, les cyclos ont fixé le prochain rendez-vous au dimanche 15 octobre prochain, pour la der des sorties officielles 2000, laquelle se déroulera dans les Corbières. Quant à l'assemblée générale, elle se tiendra aux Cèdres le samedi 18 novembre.

  • Le gouffre de Baratte n’attire plus les baigneurs

    Baratte 22 août 1943.JPGLe 22 août 1943, au gouffre de Baratte. 

    Après un long périple au coeur d'un labyrinthe de verdure, oxygénées de cascades en cascades, les eaux du Blau arrivant sous les veilles maisons à colombage du quartier Sully se préparent à disparaître dans les flots d'un Hers vigoureux. Plus haut, non loin de l'exploitation agricole de La Mouillère, c'est le gouffre de Baratte. Décrit dans ses souvenirs d'enfance par Robert Roncalli, « Baratte est un véritable bassin de natation aux dimensions olympiques ». En amont du gouffre des Demoiselles et du gouffre des Gendarmes, le gouffre de Baratte était il y a peu, un lieu de rendez-vous très prisé par les jeunes Chalabrois qui passaient là le plus clair de leurs grandes vacances.

    Après un plongeon au-dessus de la pierre ou une « bombe » ciblée plein centre du gouffre, un bain de soleil à Baratte n'avait pas son pareil. Quant aux redoutables taons, empêcheurs de bronzer en paix, ils repartaient invariablement munis de leur bout de paille, moyennant un bref passage entre des mains expertes. Lieu privilégié où la tranquillité et la fraîcheur étaient de mise, le gouffre de Baratte est aujourd'hui déserté, les petits baigneurs préférant certainement les eaux du lac de Montbel ou le bleu profond des piscines, car les temps changent. A présent, seuls quelques nostalgiques viennent de temps à autre se rafraîchir à Baratte, perturbant à peine la tranquillité des truites, des cordonniers, voire même de quelques ragondins solitaires.