Le Saint-Barth étant menacé par des risques d'avalanches, les randonneurs du Kercorb ont opté pour une autre ascension. Oui mais !
Cernés par la brume, Thierry, Philippe et Titou ont préféré faire une pause au refuge des Carmilles.
Les randonneurs du Kercorb rechargeaient tout dernièrement leur sacs-à-dos, invités à honorer une tradition qui les transporte en altitude, entre ces deux grands rendez-vous festifs qui clôturent l'année. Cette fois pourtant, la coutume aura été sérieusement mise à mal, en raison d'une météo inclémente peut-être, et en l'absence de Maître Jean, guide et gardien des habitudes, surtout.
A l'ascension d'un pic Saint-Barthélémy (2348 mts) fortement menacé par des risques d'avalanches, le trio muni des équipements adéquats, ignorera perfidement le Pog de Montségur, pour filer sur la vallée de Mercus, que surplombe le Mont-Fourcat (2001 mts). Une longue montée à travers de verts pâturages, jusqu'au hameau de Croquié, laissera augurer d'une ascension vers le sommet plutôt facile. La situation se compliquera hélas peu après une halte face au monument érigé à la mémoire des maquisards Paul Balasc, Raoul Bonnafous, Robert Dussart, Henri Marrot et Manuel Serra. Une brume sournoise va d'abord effacer du paysage le majestueux château de Foix, avant que la cordée ne soit à son tour cernée par un brouillard givrant et inquiétant. Certes le pic de la Lauzate (1800 mts) a été franchi, mais le Fourcat si proche, semble si lointain.
La carte IGN rangée dans le sac, les marcheurs se laisseront guider par la prudence, jusqu'au bois de l'Aynat et le refuge des Carmilles, où un feu a été allumé. L'occasion de fraterniser avec un quatuor venu de la cité des Violettes, autour d'un café et de quelques controverses ovaliennes (photo ci-dessous). Le retour vers la vallée ne sera que simple formalité, seul restait à trouver l'alibi qu'il allait bien falloir fournir au retour en Kercorb.

Avec l'année nouvelle, le club fêtera 35 années d'existence (Photo archives, 1979. Ravitaillement aux abords des ruines de Fontrouge, non loin de la tour de guet. De gauche à droite : Manou Saurel, Roger Caux, Marc Crombé, Joseph Pianetti, Momon Arnou, Francis Roméro, Henri Cazas, Kiki Huillet, Christian Franot, Louis Gimenez, François Lopez, Henri Rouby, Daniel Lopez, Jean-Claude Baby, Hervé Franot, Jean-Yves Avargues).
Comme à leur habitude, les membres du club auront participé à nombre de cyclosportives régionales, telles que l'Ariégeoise, la Castraise et la Granite-Mont-Lozère. Sur un autre rythme, les déplacements touristico-sportifs ont conduit les CCC dans le Vercors et la Drôme en août, avant une conclusion au coeur des Corbières, agrémentée d'un point de chute hospitalier à Cascastel.
Monique Rault trésorière du club détaillait ensuite un rapport financier largement positif, en parfaite adéquation avec le projet de renouvellement des tenues arborées par les CCC. Un léger changement devrait intervenir au niveau des couleurs, sans que les symboles locaux et régionaux ne soient affectés. En conclusion, si l'activité cycliste au sein du club tend à s'individualiser, en raison de l'écart grandissant entre les générations, les sorties collectives remportent toujours le même succès. Sorties qui en 2014, devraient ramener les CCC dans les Alpes italiennes, avec peut-être une visite sur le Mont-Ventoux au printemps. Le bureau sortant reconduit pour un nouveau mandat, sera emmené par le président Jean Quério, secrétaire Christian Courdil, trésorière Monique Rault.
Les petits du TCC ont été choyés par un Père Noël optimiste.