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chalabre - Page 12

  • Législatives Résultats du 1er tour

    Pour la commune de Chalabre :

    Inscrits :    849                                    Votants : 556                            Exprimés : 547

    Marie-Ange LARRUY 57               Maria LESOEUR  2                   Ludwine KEMPF 12

    Marie-Josée SUTTER 48             Jean-Paul DUPRE 260               Jacques CROS  5

    Patrick DHERSIN  0             Emmanuel BRESSON 132        Jean-Pierre QUAGLIERI 27

    André ARRANS 2                        Dominique GALONNIER  2 

    chalabre,législatives résultats du 1er tour 10 juin 2012

    Les résultats définitifs dans la 3e circonscription (Limoux, Castelnaudary Carcassonne-Sud) :
    Dupré (PS) :             44,96 % (qualifié pour le 2e tour)
    Bresson (UMP) :       22,55 % (qualifié pour le 2e tour)

    Les autres candidats sont éliminés :
    Sutter (FN)     15,72 %                                  Larruy (Front de Gauche)     8,1 %
    Kempf (Parti occitan)     2,54 %                     Quaglieri (divers gauche)     2,53 %
    Cros (Nouveaux écologistes)     1,66 %          Arrans (Nouveau Centre)     0,7 %
    Galonnier (Lutte ouvrière)     0,53 %              Maria Lesoeur (Régionaliste)    0,32 %

    chalabre,législatives résultats du 1er tour 10 juin 2012

    Les résultats du 1er tour ont été connus un peu avant 19 h.

    Lien permanent Catégories : Echos
  • Une chouette en terrasse

    Chouette 27 Avril 2012 009.jpgCette belle boule de plumes n’a pas fermé l’œil de la journée.

    C’était un soir du mois d’avril, au cours duquel Chalabre finalisait le vote de son budget primitif 2012. Dans le même temps, d’étranges cris provenant des platanes du Cours Sully, prenaient de vitesse les douze coups de minuit égrenés par l’horloge de Notre-Dame. La nuit, c’est bien connu, tous les chats-huants sont gris, et il faudra attendre le petit matin avant que la nature de ce tapage nocturne ne soit identifiée. En guise d’exercice, le fils (ou la fille) de la Dame blanche des clochers d’église, choisira de perdre un peu d’altitude, pour venir se poser sur la terrasse du café des Sports. Ignorant superbement la loi, et l’interdiction faite aux tenanciers d’estaminets, de servir tout mineur quel qu’il soit.

    Avec la lumière du jour revenue, ce petit pensionnaire inattendu, au bec et aux griffes déjà suffisamment acérées pour dissuader les curieux, va bénéficier de la bienveillance de deux petits voisins, accourus à son secours. Une assiette garnie d’un steak haché menu en main, et une fourchette dans l’autre, ces derniers auront tôt fait d’amadouer le beau petit oiseau de nuit. Certainement rassuré par la concordance de générations, ce jeune visiteur rassasié aura pu attendre un nouveau crépuscule, avec toute la sérénité qu’une panse bien remplie autorise.

  • Carnaval et Badaluc XLIII : C’est le flou intégral

    DSC_0457.JPGLa lignée des Badaluc résistera-t-elle à l’insécurité ambiante ?

    Badaluc 43e du nom, prince de l’éphémère et héritier d’une prestigieuse lignée, honorera-t-il cette année encore notre riante cité chalabroise ? Ou bien garde-t-il en mémoire la cruelle mésaventure survenue en 1993 à son illustre ancêtre, victime au petit matin de juges noctambules un tantinet expéditifs ? Un forfait sans précédent d’ailleurs non élucidé à ce jour et qui avait plongé les carnavaliers du Chalabrais dans un véritable désarroi. Depuis lors et afin de préserver l'intégrité d’un invité aussi illustre, les sociétaires de l’O.P.V.C se voient contraints d’utiliser (à leurs frais) les grands moyens, au risque de se mettre hors-la-loi, comme l’indique ce cliché d’archives. Les archets du roi étant indisponibles, les solistes du Kercorb ont brigué les services du célèbre Sergent Garcia et de son ennemi juré, lesquels se sont déclarés prêts à se mettre en quatre, et à titre tout à fait bénévole. Certes Badaluc est bon prince et n’a pas la rancune tenace, mais un flou insupportable est tout de même en train d’envahir la capitale du Kercorb. 

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  • Une affaire fâcheuse ...

    Le texte présenté ci-dessous et rédigé par Antoine Anduze-Faris, maire de Chalabre de 1830 à 1848, fait référence à quelques menus désordres nocturnes, perpétrés dans la capitale du Kercorb (... encore). Ainsi cette lettre aurait pu être la réponse au courrier adressé le 7 avril 1846 par le sous-secrétaire d’état de l’Intérieur à M. le préfet de l’Aude (cf « Une fâcheuse affaire » en date du samedi 21 janvier 2012). A un détail près, cette correspondance de M. le maire date du 6 août 1831, soit quinze années auparavant. Ce qui vient définitivement confirmer combien l’activité nocturne pouvait être intense au cœur des boulevards chalabrois. (n.b : Ce texte extirpé des archives départementales grâce aux travaux de recherche de Francis Garcia est reproduit à la virgule près. Il est recommandé de prendre son souffle avant d'entreprendre la lecture de certaines phrases). 

    Lettre Anduze Faris III.JPG

    Monsieur le Sous-Préfet,

    Une absence d’un jour m’a empêché de répondre plus tôt à la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire le 3 courant, qui me demande des renseignements sur ce qui s’est passé en cette ville dans la nuit du 29 au 30 juillet. Je m’empresse de le faire aujourd’hui en vous rapportant les faits tels que je les ai appris le 30 juillet au matin par la clameur publique ou les remarques que j’ai faites dans cette matinée.

    Environ dix heures du soir quelques personnes se dirigèrent vers la rue où est sise la maison qu’habitent Messieurs les ecclésiastiques, y chantèrent quelques chansons et se retirèrent quelques temps après sans proférer les cris à mort qu’on vous a signalé, sans même jeter des pierres pour cette fois.

    Après minuit un groupe de quelques personnes (sans pouvoir préciser le nombre) se rendit dans la susdite rue et s’arrêta devant la dite maison où on chanta, on frappa, où on jeta des pierres sur la porte donnant sur la rue, j’en juge ainsi par la poussière que le coup a laissé empreinte ; puisqu’on a usé pour cela de pierres provenant de la démolition d’une maison voisine, on lança des pierres sur la fenêtre, mais je dois vous observer que ces fenêtres ne donnent pas sur la rue et qu’il existe une cour entre l’habitation de Messieurs les ecclésiastiques et la rue, sur laquelle pour défendre l’entrée dans la cour, il existe un mur de 9 pièces de hauteur, qui n’a pas été franchi, ce qui eut été bien facile puisque devant le dit mur, il y avait un tas de décombres qui en eut favorisé l’escalade pour peu qu’on eut voulu, et que derrière ce mur il y a entassé une grande quantité de tuiles canal qui en eussent favorisé la descente, une seule paraît avoir été cassé par un coup. Le restant est dans le même état qu’elles ont été placées.    

    J’ai remarqué de mes fenêtres quelques pierres dans la cour et six carreaux de vitre cassée sur l’imposte de la porte d’entrée de la maison, à l’une desquelles j’ai aperçu une toile d’araignée, ce qui ferait croire, qu’elle n’a pas été cassée à ce moment.

    J’ai aussi remarqué de mes fenêtres qu’il avait été jeté des pierres sur le couvert à droite entrant dans la cour, donnant sur la rue qui n’est qu’à la hauteur du mur qui en défend l’entrée, par l’effet desquelles quelques tuiles ont été cassées. Voilà Monsieur le Sous-préfet, tout ce que j’ai appris ou remarqué au sujet de cette affaire, sur laquelle il parait qu’il a été fait grand bruit mal à propos ; car la Ville est tranquille depuis cette époque.

    J’ai aussi appris le départ de M. le Curé, et ses Deux Vicaires, qui ont quitté la commune le 30 juillet à trois heures du matin.

    Lettre Anduze Faris IV.JPG