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  • Carnaval : Le dernier bulletin de santé de Badaluc a été publié

    812923182.jpgLe médecin personnel de Badaluc s’est montré tout à fait rassurant (photo archives, Carnaval 1980)

    Avant que nos édiles locaux ne déroulent le tapis rouge sous les pieds de sa Majesté Badaluc XLIII, le cabinet ministériel du prince de Carnaval adresse le tout dernier bulletin de santé rédigé par le  médecin personnel de son éminence. Une délicate attention que les Chalabroises et les Chalabrois apprécieront étant donné le caractère plutôt confidentiel de telles informations.

    Et donc, à la veille d’une visite en Kercorb prévue les 14 et 15 avril prochains, Badaluc se porte comme un charme, l’œil vif, le pouls lent et frais comme un ail. Ce qui vient infirmer les élucubrations récurrentes de certains oiseaux de mauvaise augure, faux disciples d’Hippocrate et autres Diafoirus d’opérette, lesquels s’autorisent à colporter de noires rumeurs sur la santé du sérénissime.     

    Les autorités civiles, militaires et ecclésiastiques de la place de Chalabre sont formelles, Badaluc le XLIIIe franchira bien les portes de la capitale du Kercorb le samedi 14 avril, avec son carnet de vaccinations à jour. Que les « festejaïres » se rassurent, le programme complet de ces deux journées de liesse sera communiqué dans un futur très proche.  

    Carnaval 2007 Sophie.jpgLes cuivres seront une fois encore de la fête.

  • Carnaval : Badaluc XLIII est attendu le 30 avril

    carnaval chalabre,badaluc 43,opvcLes enfants sont invités à donner le "la" pour l’édition de Carnaval 2011. 

    La traditionnelle visite effectuée par le monarque issu de la divine lignée des « Badaluc » est programmée pour la fin de la semaine prochaine. Les journées du samedi 30 avril et dimanche 1er mai ont été décrétées jours de liesse par les édiles du Kercorb, lesquels peaufinent fiévreusement tous les détails d’une réception, qui sera comme à l’habitude, réglée au cordeau.

    Bon enfant, le chef du protocole n’a pas fait mystère d’un programme qui sera appliqué à la lettre et comme suit : Samedi 30 avril à partir de 17h 30, les enfants masqués seront attendus sur la place qui jadis recueillit des mugissements exprimant tous un très net mécontentement. Les jeunes générations, rassemblées sous les platanes bicentenaires aux racines baignées par les eaux du delta de Bon Accueil, assisteront alors à l’atterrissage de sa majesté Badaluc le 43e. Ils auront ensuite le redoutable privilège de guider cet illustre invité sur les cours de la bastide, jusque sous la halle où ils passeront le relais à leurs aînés. Ces derniers rendront les honneurs officiels à Badaluc XLIII, puis, à 21h, un tour de fécos en compagnie des musiciens de l’OPVC, permettra à nos concitoyens de laisser éclater ce bonheur qu’ils contiennent au plus profond d’eux-mêmes, toute l’année durant. Instant de grâce qu’ils prolongeront par une sauterie prévue à 23h 30 au théâtre municipal, avec Tonton Kéké aux manettes.

    Dimanche 1er mai à 16h 30, un ultime tour de fécos en compagnie de sa majesté et des musiciens de l’OPVC sera suivi, s’il y a lieu, du jugement de Badaluc XLIII, en place Charles Amouroux. Le verre de l’amitié sera servi sur place, à la tombée du jour. L’OPVC et ses amis souhaitent à toutes et tous une excellente édition de carnaval.     

  • L’O.P.V.C. a marié la châtaigne au vin primeur

    L'article ci-dessous avait paru dans l'édition de l'Indépendant du dimanche 29 novembre 1998. L'arrivée imminente du fruit de la vendange nouvelle, offre l'occasion d'envoyer un petit clin d'oeil aux amateurs rencontrés sur les cours chalabrois, chaque troisième vendredi de novembre. 

    Thomas 97.JPGUn vrai travail de force pour donner tout son craquant à la châtaigne (photos archives café des Sports, Novembre 1997).

    Fallait-il qu'ils aiment les châtaignes et le vin primeur pour braver d'aussi glaciales températures, verre à pied à la main. C'était le week-end dernier sur les cours chalabrois et à la tombée de la nuit, les amateurs de vin nouveau se sont retrouvés nombreux qui chez Thom et Marie, qui chez Fred et Betty, afin de pouvoir découvrir et apprécier les arômes parfumés et fruités du cru 98. Les vignobles français sont un héritage de l'Empire romain, s'ils ont survécu à son déclin nous dit l'Histoire, c'est grâce aux moines et aux religieux. Certes mais pas seulement, si l'on en juge par les moyens mis en œuvre vendredi afin d'inverser la courbe d'une température plongeant vers le zéro.

    La Paix Châtaignes.JPGLes virtuoses de l'OPVC sur la terrasse du café de la Paix (photos archives Novembre 1996).

    Parfaitement regroupés autour d'un feu salvateur et dans le crépitement des châtaignes à la braise, chacun a respecté à la lettre une tradition établie un beau jour d'automne 1985. Un peu de Chardonnay, un peu de Beaujolais, un peu de Chardonnay, un peu de Gaillac, pour une dégustation opérée avec parcimonie et modération, chacun gardant jusqu'au bout une admirable lucidité. Ce qui est la moindre des corrections lorsqu'il s'agit de faire honneur au primeur, «vin de soif à boire sans arrière-pensée !», selon la formule consacrée en pays de Bourgogne. Grappillées au hasard de discussions animées sur le zinc de la Paix ou du café des Sports, les anecdotes n'ont pas manqué tout au long d'une soirée comme doit les aimer Saint Martin, patron des aubergistes.

     Didier Oct 2001 .JPGDidier à pied d'œuvre au pied de la cheminée du France (Hôtel de France 2001).

  • Fête des rues : Une sixième édition en demi-teinte

    Equivita II.jpgLes enfants ont visité la bastide sur la calèche d'Equivita.

    Le samedi 3 juillet était un nouveau jour de fête annoncé sur les cours, à l'occasion de l'édition 2010 de la Fête des rues, organisée par Bernadette Larrue et son équipe d'animation. Depuis le matin les associations participant à l'événement étaient à pied d'œuvre, afin de garantir le meilleur accueil à des invités attendus nombreux aux abords de la halle couverte.

    Dans le même temps, un tournoi de football proposé par le FC Chalabrois assurait une animation sportive au stade Lolo Mazon où huit équipes se disputaient le droit de soulever un trophée aux reflets cristallins.

    Fête des Rues 2010 OPVC.jpg

    La calèche d'Equivita et l'orgue de barbarie de Patrice Bonnevie assureront l'animation en marge du marché hebdomadaire, avant qu'il ne soit l'heure de passer à table. Un menu « chili con carne » proposé par Viviane allait satisfaire une tablée de gastronomes à l'heure où l'horloge de Notre-Dame égrenait les douze coups de midi. Et tandis que les sabots de la jument dépêchée depuis le Pays de Sault poursuivaient leur concert sur les pavés de la bastide, l'arrière boutique des bodegas des associations redoublait d'activité. Après une initiation à la danse country et la prestation des majorettes de Laroque d'Olmes, la musique s'emparait des cours, sous l'impulsion des musiciens de l'OPVC, virtuoses d'une banda intemporelle (photo ci-dessus).   

    Fête des Rues 2010 I.jpg

    Jean-Christophe et Antoine ont bien crû que le chaland ne viendrait pas.

    Les jeunes pousses de l'école de football du FCC ayant damé le pion à leurs aînés, l'animation se déplaçait vers la place Mitterrand et l'Arena Ball où « Tonton Kéké » procédait à une distribution de décibels. Ce dont profitaient les escargots de Jeanine et Jean-Christophe pour se dégourdir les cornes, eu égard au rares mouvements de foule enregistrés sur les cours Colbert, Sully et d'Aguesseau. Car à l'évidence, la fête des rues chalabroises fait de moins en moins recette, la faute certainement à la double désaffection du public et des associations, exception faite de l'Amicale de l'hôpital local (photo ci-dessous), des footballeurs vétérans et du FCC XI. Ce qui n'interdit nullement de formuler de vives félicitations à l'adresse de toutes celles et ceux qui se sont investis pour une fête qui aurait mérité d'être un peu plus belle.  

    Fête des Rues 2010 Paëlla.jpg

     

  • Carnaval : Badaluc avait la tête trop près du bonnet

     

    Maurice & Badaluc.JPGBadaluc et le grand prêtre Atahualpa son complice. Deux aigrefins de haut vol, assistés d'une déesse de la pluie, un poil farfelue.

    Il flottait en ce dernier samedi d'avril un parfum de fête d'autant plus léger que l'arrivée de sa majesté Carnaval par la Porte d'Aval était annoncée. Première entorse faite au protocole, mais pas la dernière, Badaluc le 41e va faire son entrée par la Porte d'Amont. Un contre pied que les pistons flingueurs de l'OPVC rompus à la pratique du contre-ut vont tolérer sans sourciller. L'incident diplomatique était évité et son Altesse venue de l'altiplano andin condescendait à accepter les clefs d'or de la ville. L'instant solennel était rehaussé par la présence de Cercopeyros et Icalana John (photo ci-dessous), deux pointures scientifiques auxquelles s'était joint Atahualpa Rouzalpadici, grand prêtre visiblement illuminé pour ne pas dire allumé. Trois sommités requises afin d'analyser la brillance d'une pierre à tel point lumineuse que depuis trois jours, la nuit ne tombait plus en Kercorb. Pendant ce temps et malgré les honneurs rendus à sa personne, l'illustre visiteur donnait la désagréable impression de prendre les autochtones d'un peu haut, avec son air mélancolique et brumeux. On saura plus tard et donc trop tard, que le supposé bienfaiteur des gens d'ici avait employé son voyage depuis Cochabamba à Eissalabra via le Canavayrou, à mâcher « un sacat » de feuilles de coca.Freddy Roquefère.JPG

    Mais le Chalabrois n'étant pas susceptible, le privilège de vivre des instants aussi divins en compagnie de ce fier descendant d'une parenté prestigieuse, sera partagé par le plus grand nombre. A la nuit enfin tombée, un cortège de masques envahira les rues d'une bourgade d'ordinaire paisible, métamorphosée par la présence de l'homme au «chullo », traditionnel galure des locataires de l'énigmatique cité de « Machu Picchu ».

     

    Bad boy.JPG Le charme pourtant ne durera que l'espace d'une courte nuit, et la clarté du jour une fois revenue, l'imposteur ne fera plus illusion. La bienséance oblige à passer sur certains détails, tous plus accablants les uns que les autres (voir photo ci-contre). La coupe était bien pleine et Badaluc XLI ayant trahi la confiance de ses hôtes, le tribunal d'inquisition avait les mains libres pour le réexpédier vers sa cordillère natale. Ce qui fut fait, malgré les imprécations de « Mestre Rema Salsa », avocat de la défense à jeun d'avoir sauvé un seul de ses clients après plus de cinquante ans de plaidoiries. Ainsi se terminait la visite d'un affligeant mystificateur, en présence d'une multitude déconfite et en pleurs.

    (Un petit résumé des festivités carnavalesques est en ligne à la rubrique Album Photos, Carnaval 2010).

  • Carnaval : Badaluc a réservé à l’Hôtel St Pierre

    Pères Badalucs Mars 96.JPGLa nouvelle réjouira les garants de la tradition et leurs prédécesseurs.

    Les festivités liées à la venue de sa majesté Carnaval XLI se dérouleront samedi 24 et dimanche 25 avril prochains. Une information confirmée par les responsables du protocole, à cheval sur les principes mais surtout de mèche avec le groom de l'hôtel Saint-Pierre. La réception officielle de cet éminent visiteur aura lieu samedi à 17h 30 sous la halle et en compagnie d'un aréopage de notables du cru. A partir de 21h 30, un tour de fécos avec les musiciens de l'OPVC permettra au digne descendant de la fière lignée des Badalucs de marcher dans les traces de ses ancêtres. A 23h 30, le théâtre municipal accueillera les carnavaliers pour la traditionnelle sauterie, animée par DJ La Furgue.Carnaval 04 1999.JPG

    Dimanche 25 avril à 16h 30, les musiciens de l'OPVC poursuivront la visite guidée de la bastide en compagnie de Badaluc le 42e, avant la cérémonie de clôture programmée Place Charles Amouroux.  

  • Le Kercorb a l’oreille musicale

    Au cours du mandat confié en 1931 à l'équipe municipale et à son premier magistrat Emile Fitaire, les Chalabrois désireux d'apprendre le solfège furent invités à se faire connaître auprès des services de la commune. Ce projet allait être favorablement accueilli d'autant que la méthode proposée était entièrement gratuite. Très vite une trentaine d'enfants vont régulièrement se retrouver au rez-de-chaussée de la mairie (actuel secrétariat) où Auguste Arnou s'évertue à leur transmettre sa passion pour la musique. Facile pour certains, hermétique pour d'autres, le dur apprentissage du solfège va en décourager plus d'un, si bien que les rangs s'éclaircissent devant la baguette improvisée mais néanmoins experte de M. Arnou. Quelques élèves réussiront à se familiariser avec les blanches, les noires et autres doubles croches, pour accéder à la récompense suprême, jouer d'un instrument de musique. Nos jeunes musiciens mettront alors leurs dons au service de la fête pour animer les bals, jusqu'à la guerre et l'interdiction de toute manifestation festive.   

    Bravant cet interdit, Augustin Sibra et ses amis solistes se retrouvent un soir à Philippou (près de la gare de Rivel) où ils ont été invités à animer un «bal clandestin ». Les accords finissent par attirer l'attention et une descente des gendarmes de Chalabre met fin aux réjouissances, les danseurs ont juste le temps de s'éclipser mais les musiciens et leurs instruments sont piégés par la maréchaussée. C'est la catastrophe, d'autant que certains d'entre eux risquent alors un départ vers l'Allemagne dans le cadre du service du travail obligatoire (STO). Parmi les musiciens se trouve Louis Amat, neveu de Marie-Jeanne Pons (épouse d'Antoine Pons), laquelle intervient auprès de la brigade en soulevant un détail de taille : Philippou se trouve sur le territoire de l'Ariège, les gendarmes chalabrois sont donc intervenus sur un périmètre dont ils n'avaient pas la responsabilité. Plus grave, ils ont agit sans autorisation, celle que le commandant de brigade de Laroque d'Olmes dont dépend le secteur, était le seul habilité à délivrer. En deux temps trois mouvements l'affaire est réglée, l'anecdote est rangée au fond du sac à partitions et nos musiciens signeront leur premier contrat d'après-guerre à Mérial puis Pomy, Rennes-le-Château, Coustaussa, et bien d'autres encore.

    Le Sonore ou le Majestic  seront le nom des formations animées par Augustin Sibra et ses partenaires, dans le même temps qu'un autre groupe chalabrois, cher à René Berland, Joseph Garcia, Gaston Costes, Hubert Barthoulot et Henri Quimeso, le fameux Novelty. Aujourd'hui les virtuoses de l'O.P.V.C ont pris le relais au pupitre, formés pour certains par Augustin et ses disciples. Et ce qu'ils ont surtout retenu, c'est que la gratuité du solfège fut en son temps, une belle initiative municipale.

    Mule 1960 & Orchestre .JPGAutour d'Augustin Sibra, les solistes du futur orchestre « Le Sonore ». Debout de gauche à droite : Louis Jean, Josette Grivel, Augustin Sibra, Pierre Taillefer, Félix Calvène, René Salinas. Au premier plan : Henri Désarnaud, Armand Gabanou, Fernand Pont.