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Chalabre - Page 2655

  • Derniers sursauts de l’hiver ?

    Neige St Valentin 2012 .jpgLa descente du Pont-Neuf a été rendue à la circulation (photos 14 février 2012).

    Après la première vague neigeuse venue blanchir le pays chalabrais le dimanche 5 février dernier, c’est dans la nuit de la Saint Valentin qu’une armada de flocons est revenue à la charge. Pour doubler la mise d’abord, mais aussi et surtout pour transformer les nombreuses plaques glacées en autant de pièges pour le chaland. La nuit aura donc été courte pour les employés municipaux, dépêchés à la première heure sur les artères du village.

    Neige St Valentin 2012 002 bis.jpgLe bassin du Cours d'Aguesseau attend la débâcle.

    A l’aide de tracteurs munis d’une étrave et d’une trémie de salage, les cours et les rues menant vers la halle ont été sécurisés par l’équipe de François Tur y Tur. De même que tous les secteurs pavés rendus particulièrement dangereux. Les travaux de dégagement se sont déplacés ensuite vers la montée de Bon-Accueil et la rampe menant à l’hôpital local, laquelle a cette fois encore fait l’objet de toutes les attentions. Les quartiers en périphérie du centre du village n’ont pas été oubliés, depuis le quartier des Genêts jusqu’au lotissement du lac et la zone artisanale de la Gare.

    Neige St Valentin 2012 025.jpgLa cascade de La Piche joue à cache-cache.

    A l’heure qu’il est, les températures ont amorcé un mouvement de bas en haut, lequel devrait venir compléter les efforts des services techniques de la commune. Indice révélateur, nos amis volatiles recommencent à gazouiller dans les branchages encore chargés de neige. Une communauté qui a payé un lourd tribu au général Hiver, et que l'on continuera à observer avec bienveillance et considération (photos Aurélien Moralès)

    neige et froid à chalabre

    neige et froid à chalabre

     

    neige et froid à chalabre

  • Carnaval et Badaluc XLIII : C’est le flou intégral

    DSC_0457.JPGLa lignée des Badaluc résistera-t-elle à l’insécurité ambiante ?

    Badaluc 43e du nom, prince de l’éphémère et héritier d’une prestigieuse lignée, honorera-t-il cette année encore notre riante cité chalabroise ? Ou bien garde-t-il en mémoire la cruelle mésaventure survenue en 1993 à son illustre ancêtre, victime au petit matin de juges noctambules un tantinet expéditifs ? Un forfait sans précédent d’ailleurs non élucidé à ce jour et qui avait plongé les carnavaliers du Chalabrais dans un véritable désarroi. Depuis lors et afin de préserver l'intégrité d’un invité aussi illustre, les sociétaires de l’O.P.V.C se voient contraints d’utiliser (à leurs frais) les grands moyens, au risque de se mettre hors-la-loi, comme l’indique ce cliché d’archives. Les archets du roi étant indisponibles, les solistes du Kercorb ont brigué les services du célèbre Sergent Garcia et de son ennemi juré, lesquels se sont déclarés prêts à se mettre en quatre, et à titre tout à fait bénévole. Certes Badaluc est bon prince et n’a pas la rancune tenace, mais un flou insupportable est tout de même en train d’envahir la capitale du Kercorb. 

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  • Le village dans la peine

    Lundi 13 février se déroulait la cérémonie des obsèques civiles de Jean-Baptiste Bourrel, décédé samedi à l’âge de 92 ans. Natif de Chalabre où il avait vu le jour le 21 décembre 1919, Jean-Baptiste Bourrel et son épouse Denise, née Clanet, avaient résidé rue du Barry-Saint et étaient à présent pensionnaires à l’hôpital local des Hauts de Bon-Accueil. Unanimement connu, Jean-Baptiste Bourrel avait exercé le métier d’agriculteur dans le pays chalabrais. Un dernier hommage lui a été rendu sous les cèdres du cimetière chalabrois, par parents et amis, réunis autour du caveau familial.

    Hier mardi 14 février étaient célébrées les obsèques religieuses de Gérard Boulbès, décédé à l’âge de 62 ans. Né au Peyrat-sur-l’Hers (Ariège) le 21 février 1949, le regretté défunt résidait aux Genêts et avait exercé dans l’industrie textile du Pays d’Olmes. Employé ensuite au sein des services techniques du village, c’est là qu’il avait fait valoir ses droits à la retraite. Un dernier adieu lui a été adressé en l’église Saint Pierre, avant son inhumation dans le caveau de famille au cimetière du Peyrat.

    En ces douloureuses circonstances, sincères condoléances aux familles touchées par ces deuils.

  • Il y a 100 ans, Brindejonc des Moulinais posait son avion en Kercorb

    Voilà bientôt un siècle, la commune vivait déjà au rythme des "nuisances sonores" : l'un des plus beau specimens fut "l'oiseau tapageur".

    brindejonc des moulinais

    Avant Védrines, Brindejonc des Moulinais avait fait « brounziner » le moteur de son Morane Saulnier, dans le ciel du Kercorb.

    Il y a cent ans, les voitures automobiles investissaient les cours en nombre croissant, et les trains entrant en gare du côté de la plaine de Saint-Pierre, sifflaient à plusieurs reprises en l’espace d’une seule journée. Un "background" sonore qui traduisait à lui seul, la belle vitalité du pays chalabrais. 

    Culs rouges et culs blancs     Politiquement parlant, c’était à peine différent, puisque deux clans s’opposaient en permanence : le premier était celui des « Culs rouges », dont le siège était au café de la Paix. Ces derniers se manifestaient bruyamment et régulièrement, si bien que le maire, Henri Rascol, considéré alors comme le chef de file des « Culs blancs », leur avait imposé entre autre interdiction, l’usage des pétards. Par contre, l’harmonie-fanfare, classée « blanche », était autorisée à répéter tous les jours après vingt heures, dans la rue du presbytère. Afin d’asseoir un peu plus leur autorité, le maire et son équipe décidèrent de s’accorder un peu de réclame, en invitant un pilote et son avion en Kercorb. De fait, ils allaient frapper là un grand coup, puisque leurs concitoyens n’avaient jamais vu l’oiseau voler.

    Explosion d'allégresse     Le jeudi 15 février 1912, en début d’après midi, un bruit sourd venu d’on ne sait où, se rapprocha d’une ville, déserte. Et pour cause, malgré le grand froid, l’ensemble de la population du canton s’était donné rendez-vous sur un terrain d’aviation improvisé. C’est ainsi que Brindejonc des Moulinais se posa à Chalabre, à coté de la ferme Saint Martin, devant l’actuelle ruine de la ferme de Saint Antoine qui était alors une tuilerie. Le pilote allait donner un aperçu de son savoir-faire, devant une foule médusée.

    La presse se fera l’écho de cette journée, et "Le Télégramme" du 20 février écrit : "Seuls peuvent comprendre l'explosion d'allégresse de la foule, ceux qui ont vu de pareils spectacles. Il faut avoir vécu ces minutes impressionnantes pour en éprouver l'imposante grandeur". Cette brillante démonstration de voltige fera des émules puisque le Comte Jean Amaury Hyacinthe Mauléon Narbonne de Nébias, né à Chalabre le 5 mars 1889, ne tardera pas à prendre lui aussi le manche.

    Brindejonc des Moulinais descendra ensuite la vallée de l'Aude, survolant Quillan, Espéraza, Couiza, et Limoux. "L’Echo de l'Aude" écrit  le 25 février 1912 : "Tout Limoux est sorti ; sur les terrasses, sur les toits, sur les ponts. Toutes les têtes en l'air admirent l'oiseau tapageur".

    brindejonc des moulinais

    Issu d’une famille de marin, originaire de Nantes, Brindejonc des Moulinais était pilote au sein de l’entreprise Morane. Le 17 juin de la même année, au circuit d’Anjou et malgré l’opposition de son patron, le constructeur Léon Morane, il se classa 3e d’une course remportée par un certain Roland Garros.

    Abattu par erreur     Brindejonc des Moulinais devint célèbre dans toute la France et fut fait chevalier dans l’ordre de la légion d’honneur à l’âge de 23 ans, faisant de lui le plus jeune récipiendaire. Appelé pour accomplir son service militaire le 10 octobre 1913 au 1er groupe aéronautique à Versailles, puis affecté au 2e groupe d’aviation à Lyon, il reçut la Croix de guerre le 2 juin 1915. Son avion fut abattu par erreur dans l’après midi du 18 août 1916 à Vadelaincourt, près de Verdun, et il fut cité à l’ordre de l’armée, à titre posthume. Ainsi disparaissait tragiquement, celui qui, quatre ans plus tôt, avait fait battre le cœur de plus d’une Chalabroise.

    Un grand merci à Serge Fournié pour le texte et les photos.