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  • Il faut sauver le saule dans le Chalabreil

    chalabreil

    Mercredi 13 mai 2020

    Son existence basculait le mercredi 22 janvier dernier, et il se bat depuis pour garder la tête haute, après que les flots du Chalabreil aient fragilisé ses racines. Bientôt cinq mois qu’il semble faire la révérence à quelques mètres du Pont-Neuf, admirable d’obstination et d’efforts, sous le regard tourmenté de platanes impuissants. S’il était donné pour mort, le vert lumineux de ses branches indique pourtant que notre arbre a encore quelques ressources, puisées dans le lit d’une rivière fantasque, qui n’a toujours pas réussi à le mettre à bas.

    chalabreil

    Mercredi 22 janvier 2020

    Pourra-t-il tenir ainsi bien longtemps ? A moins qu’une opération ne soit engagée avant un nouveau coup du temps, un câble, un treuil, quelques confrères platanes, pour préserver un abondant feuillage que les lavandières du siècle dernier auraient apprécié. En Occident, le saule pleureur évoque la mort, mais il est un symbole d’immortalité en Extrême-Orient, et figure l’Arbre de vie au Tibet. Alors ?

    chalabreil

    Dans le lit paisible du Chalabreil, peut-être un mercredi

  • Le cours Colbert retrouve le cliquetis des ciseaux

    nouvel'hair chalabreCindy Vallverdu a repris son activité.

    Il était fermé depuis le 17 mars dernier, en application des dispositions destinées à freiner la propagation du Covid-19, le salon de coiffure mixte « Nouvel'Hair » sur le Cours Colbert, a ouvert à nouveau ses portes ce lundi 11 mai. Avec l’amorce du déconfinement, les plannings sont ouverts et Cindy Vallverdu accueille à nouveau sa fidèle clientèle, invitée à prendre rendez-vous au 04 68 69 20 66. Cette reprise attendue par toutes et tous impose des mesures sanitaires strictes ainsi que des gestes barrières et un certain respect des distances.

    Afin de préserver la santé de tous, il est conseillé notamment de venir au salon avec son masque. De plus, et eu égard aux nombreuses sollicitations, les horaires d'ouverture habituels sont intégrés dans un agenda élargi, ainsi le salon sera également ouvert mercredi prochain, veille de l’Ascension. Cindy Vallverdu veille à assurer une reprise d’activité dans les meilleures conditions, et vous prie par avance d’excuser des délais inhabituels, imposés par un contexte d’exception.

  • L’édition 2020 du Salon du livre sera virtuelle

    salon du livre chalabre 2020

    Initiées pour première fois en 2017, les rencontres proposées à l'initiative de la mairie et de la bibliothèque municipale autour du Salon du livre des auteurs d’Occitanie, ne pourront hélas se tenir à l’été 2020. Face à l’impossibilité pour les auteurs de venir à la rencontre de leurs lecteurs sous les platanes de la place Charles Amouroux, Noëlle Danjou bibliothécaire explique : «  Nous avons créé un Salon du livre virtuel et éphémère des auteurs d’Occitanie, en attendant que lecteurs et auteurs puissent à nouveau se rencontrer en chair et en os ! ».

    Plusieurs auteurs ont déjà accepté la proposition, et invitent à venir à leur rencontre sur Facebook. Noëlle Danjou précise que « le site est accessible même si vous n’avez pas de compte Facebook, en suivant le lien ci-après : https://www.facebook.com/Salon-du-Livre-virtuel-et-%C3%A9ph%C3%A9m%C3%A8re-%C3%A0-la-rencontre-des-auteurs-dOccitanie-111934063832528/?view_public_for=111934063832528 ».

    Bonne lecture à toutes et tous.

    salon du livre chalabre 2020

    L'écran va se substituer aux rencontres sur la place Charles-Amouroux

    (Salon du livre 2019, samedi 3 août)

  • C'était hier : Nuit des Sérénades : Une première à faire chavirer les coeurs

    C’était le samedi 2 septembre 2017, souvenirs d’une nuit d’été constellée de talents et de bonheur, offerte par Vinx et ses amis. Une soirée fabuleuse qui célébrait les amants du monde, invités à perpétuer un pèlerinage annuel au cœur de la capitale du Kercorb. Sollicité mardi 12 mai 2020, Cupidon est resté injoignable.

    L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du 8 septembre 2017 (photos archives, Septembre 2017).

    chalabre en sérénadeSam et Nic, un duo d’Italian lovers.

    Les rendez-vous de l’été ont connu samedi 2 septembre, une prolongation sentimentale, avec la première édition de la Nuit des Sérénades, proposée à tous ceux que l’amour transporte. Pour la circonstance, le directeur artistique Vinx D’Jon Parette avait établi un programme des plus romantiques, qui aura comblé les amants du monde présents sous les fenêtres de la halle, et désormais invités à faire le pèlerinage chaque année autour de ce premier samedi de septembre.  

    nuit des sérénades 2017

    Il ne fallait pas arriver en retard pour apprécier une ouverture assurée par Emily Musolino (photo ci-dessus), première artiste à faire vibrer un parterre qui se verra gratifié de plus de trois heures de sérénades. Avec la participation d’artistes citoyens du monde, venus du Brésil, du Nigeria, d’Italie, des USA, du Canada, de Russie, de Limoux, de Chalabre, du Royaume-Uni, la musique et le chant auront permis de communiquer, avec sentiment et passion.

    nuit des sérénades 2017

    Chez les Margarit, la musique est une affaire de famille.

    Ainsi Elea, Tania et Bernard Margarit, Julie Prochowski, Kaptain Newbury, Magic Dick, Oleg Mokhov, Sam et Nic, Lee Payne, Vinx, Maggee Dowling, Parade, Vincent King, pour ne citer qu’eux, auront donné à ce premier festival des chansons d’amour, leurs notes de noblesse. L’occasion pour Vinx de déclarer sa flamme à Jennifer, et à l’ensemble des artistes de dédier une mélodie à l’être cher, accompagnés par une constellation de musiciens complices. Les chanteurs amateurs sont invités à préparer le rendez-vous de septembre 2018, afin de partager la scène et témoigner leur amour.

    nuit des sérénades 2017

    Deanne Matley (Canada)

    nuit des sérénades 2017

    Tom Vesbit (USA)

    nuit des sérénades 2017

    Michel Bernabé et Myriam Boudjour Richard (Occitanie)

    nuit des sérénades 2017

    Thaïs Charley (France)

    nuit des sérénades 2017

    Nee Nee Monroe (USA)

    nuit des sérénades 2017

    Kaptain Newbury (Chalabre)

    chalabre en sérénade

    Julie Prochowski (Chalabre)

    nuit des sérénades 2017

    Vinx et Freddy Zerbib, le traducteur officiel du jeune marié.

    nuit des sérénades 2017

    Vinx et Jennifer (Chalabre)

    nuit des sérénades 2017

    Purple Haze (Sheikia Norris ) (USA)

    nuit des sérénades 2017

    Magic Dick (Chalabre)

    nuit des sérénades 2017

    Sam, Nic et Vinx

  • Reprise des activités Atout Fruit

    atout fruitL’association Atout Fruit, dont la vitrine et le lieu d’échange sont installés au rez-de-chaussée de l’ancienne gare de Chalabre, communique :

    « Bonjour à toutes et tous. Nous pointons tous le nez en-dehors du terrier, c'est la reprise ! Si Atout Fruit est restée active durant le confinement par télé-travail, nos locaux ré-ouvrirons dès aujourd’hui mercredi 13 mai à Chalabre aux horaires habituels (9 h à 12 h et 13 h à 17 h). Vous pourrez venir vous ravitailler en confitures et il nous reste quelques fruitiers en conteneur.

    La visite de la Pépinière Permafruit programmée pour le samedi 6 juin est pour le moment maintenue. En fonction des règles qui seront en vigueur à ce moment là, nous limiterons certainement le nombre de participants. Aussi, il est nécessaire de vous inscrire au préalable, par retour de mail ou par téléphone ».

    Renseignements au 07 81 32 00 11 ou 05 61 60 18 95, mail atout.fruit@gmail.com

  • Le cirque Besson

    C’était le temps des troupes itinérantes et de leurs chapiteaux multicolores. Bernard Cnocquart se souvient quand les cirques posaient leurs malles dans son village, comme une bouffée d’air frais sous la chaleur accablante d’un dimanche d’été.      

    cirque besson,jean-paul cnocquart

    Le cirque Besson

    Avec les beaux jours revenait chaque année au village,

    Un petit cirque, pas bien grand, seulement un camion

    De couleur jaune et rouge comme seul attelage,

    Ce n’était pas Pinder, ni Bouglionne, mais le cirque Besson.

     

    Pour quelques mois, la famille Besson avait quitté Longages,

    Ce petit bourg de la Haute Garonne, délaissant leurs métiers,

    Pour apporter joie, magie et bonheur dans leurs bagages,

    A tous ces villageois, jeunes ou vieux, prêts à s’extasier.

     

    Non, pas de chapiteau, seulement quelques toiles tendues,

    Quelques gradins et chaises sous cette vieille halle,

    Une corde et un simple trapèze aux poutres suspendus,

    Et comme protection, un tapis usagé posé à même les dalles.

     

    Nous les enfants attendions tous les ans ces moments magiques,

    Car les distractions étaient bien rares dans ce coin de l’Ariège,

    Alors dans l’après midi, quand on entendait cette drôle de musique,

    Après l’école, nous partions tous ensemble pour suivre le cortège.

     

    Plusieurs générations composaient cette grande famille,

    Mais du plus jeune au plus vieux, tous avaient le beau rôle,

    Le grand père était M. Loyal, qui accompagné de sa petite fille,

    Présentait les numéros et les artistes dans une grande farandole.

     

    Quelques projecteurs éclairaient faiblement cette petite piste,

    Et devant les enfants ébahis, le spectacle pouvait alors commencer,

    Puis quand s’ouvrait le rideau sur un drôle de cycliste,

    Juché sur une seule roue, tout le monde ne pouvait que l’acclamer.

     

    Et il tourbillonnait, se moquant des lois de l’équilibre,

    Attendant son compère pédalant sur un vélo minuscule,

    Et alors tous les deux, dans une course effrénée, libres,

    Réalisaient des figures surprenantes sur ces bizarres véhicules.

     

    Le temps de se changer, ils revenaient aussitôt les frères Besson,

    Vêtus d’un pantalon blanc, torse nu, les muscles saillants,

    Pour quelques acrobaties et nous donner bien des frissons

    Avec des sauts périlleux et là haut au trapèze volant.

     

    Elégante, pleine de grâce, surgissait de derrière le rideau,

    Une demoiselle, qui d’un saut se juchait sur un câble,

    Alors les bras tendus, dansait, se dandinait avec des cerceaux

    Et en pas chassés, sautait comme si elle était sur le sable.

     

    Moment toujours tant attendu, l’arrivée d’Auguste et Pipo,

    Les deux clowns, qui avec leur trompette et clarinette,

    Nous faisaient rire aux éclats avec leurs farces et quiproquos,

    On rêvait, nous étions ailleurs, sur une autre planète.

     

    Quelques minutes d’entracte, on achetait alors des friandises,

    Des bonbons, des nougats, parfois des cornets de surprises,

    Et les resquilleurs de derrière les platanes, oubliant leur couardise,

    Se rapprochaient pour épier par-dessus les toiles, par bêtise.

     

    Pas de ménagerie, pas de grands fauves, ni tigre, ni lion,

    Simplement quelques animaux familiers, bien dociles,

    Une chèvre têtue portant un petit singe à califourchon

    Qui faisait des mimiques et des cabrioles, fort agile.

     

    Il y avait aussi des caniches, qui menés à la baguette,

    Couraient et sautaient entre les pattes d’un cheval,

    Qui répondait à son maître en remuant sa lourde tête,

    Et qui s’agenouillait pour nous dire au revoir, en un geste amical.

     

    Avec des massues et des cubes, les jongleurs faisaient le spectacle,

    Et même les enfants de la famille, ces enfants de la balle,

    Pas plus hauts que trois pommes accomplissaient des miracles,

    Debout sur une grosse boule, ils avançaient au son des cymbales.

     

    Vers la fin de la représentation, le grand père revenait,

    Alors coiffé d’un canotier comme Maurice Chevalier,

    Avec sa belle voix et sa prestance gestuelle, il nous chantait

    Viens Poupoule ou Valentine en guise d’amitié.

     

    Pour la dernière fois, les artistes viennent nous saluer,

    Le spectacle est terminé, fini ces quelques instants magiques,

    Mais nous savions que l’année prochaine, ils reviendront jouer,

    Sur cette piste aux étoiles, remplie de lumière et de musique.

    cirque besson,jean-paul cnocquart

    Whimsical Walker, clown professionnel, et son fils

    (© Bettmann Corbis)

  • Un jour, une image

    En bord de route, les meules de foin sont formées sur un terrain qui accueillera dans quelques années, la zone artisanale du Cazal. Sous un chêne, la Famille Mazon profite du temps qui passe, en compagnie d'une brouette à mille lieues d'imaginer que sa popularité ne cessera d'aller grandissant.

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    Dédée, Claudia et Maurice Mazon

    photo Maurice Mazon

    Au deuxième plan, l'usine Garrouste et le Cazal. Au fond, la ferme de Saint-Martin