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C'était hier - Page 688

  • Chalabre d'hier

    Chassaing's House.jpgCette vue de l'église Saint-Pierre sous les nuages, offre un premier plan figurant le chantier d'un garage en construction (en bas à gauche), au pied de la maison de Paul Ehreinstein, plus connu auprès des Chalabrois sous le nom de "M. Paul". Le projet de création d'un poulailler n'était même pas au fond d'un carton, et les fils électriques avaient encore quelques belles années à profiter de l'air libre. La maison du gendarme Raoul Prédal était certainement à l'état d'esquisse sur la table d'un cabinet d'architecte, et les abords de l'actuelle résidence d'un géologue alors futur retraité de la BRGM, faisait déjà partie du décor. Caché par l'arbre dressé au centre de la photo (Collection Robert Voltes), le caveau des descendants de la Famille Auzias. 

     

    Depuis le Chalabreil.jpgC'était au temps des conscrits, ou bien peut-être un soir de charivari à la mémoire de Fluris, la voiture Rosengart appartenant à M. Monnier, photographe bien connu de la rue d'En Plumet, avait inexplicablement roulé jusqu'au centre de la rivière Chalabreil. A l'endroit même d'où, il est permis de l'imaginer, le grand-père de l'ami Robert Voltes avait pris cette photo de la Plaine du Pont-Neuf. Les services des Postes,Télégraphes et Téléphones ne faisait pas encore d'ombre à la  "ruscade" de nos lavandières. Mais les silos à grain en bois et grillage de la coopérative agricole n'allaient pas tarder à être dressés. A droite, le local Magna, "où l'on trouvait phosphates, engrais chimiques ou naturels, garantis complets, chaux, insecticides, sulfates de cuivre, bouillie bordelaise et toutes sortes de mixtures et poisons pour se prémunir contre l'invasion des chenilles, pucerons et autres doryphores, avides de dévorer les récoltes laborieuses cultivées par nos vaillants paysans du Kercorb" (Robert Roncalli, Il était une fois Chalabre, Tome V). 

     

    5.jpgLes hivers peuvent être rudes en pays chalabrais. Mais les rugbymen de l'Union Sportive Chalabre XV ne le sont pas moins, à l'image d'Henri Sancho, prêt à engager la partie sur la pelouse enneigée du stade municipal.  

  • Quand le président du Sénat rendait visite au pays chalabrais

    jean-pierre bel,sénat,pays cathareSous le titre "Des destinées communes pour le Kercorb et le Pays d’Olmes", l'article ci-dessous avait paru dans l'édition de l'Indépendant du dimanche 5 juillet 1998. Elu à la présidence du Sénat le 1er octobre dernier, Jean-Pierre Bel était alors conseiller général du canton de Lavelanet, et travaillait avec ses homologues de Mirepoix et Chalabre, sur un projet de nouveau territoire. Accueilli dans la salle feutrée du conseil municipal par Jacques Montagné maire et conseiller général, le premier président socialiste du Sénat de l'histoire et donc troisième personnage de l'Etat, était encore loin de l'effervescence qui régnait samedi dernier au Palais du Luxembourg, lors de son élection au "plateau".  

    jean-pierre bel,sénat,pays cathareLes élus de l’Aude et de l’Ariège unis par des projets communs (photo archives, Juillet 1998).

    Répondant à l’invitation de Jacques Montagné, maire et conseiller général du canton de Chalabre, Jeanne Ettori, conseiller général pour le canton de Mirepoix, Jean-Pierre Bel conseiller général de Lavelanet, MM. Siréna, Michaud et Renac pour le Pays d’Olmes, ont évoqué plusieurs thèmes de réflexion autour d’un projet certainement motivé par ce vieil adage selon lequel « l’union fait la force ». Séparés d’après un découpage essentiellement administratif, le Kercorb (Languedoc-Roussillon) et le Pays d’Olmes (Midi-Pyrénées) ne font qu’un sur le terrain. Un constat évident au travers duquel chaque partie souhaite mettre en place les conditions nécessaires au rapprochement de deux identités qui souffrent depuis trop longtemps de leur situation géographique.

    Plusieurs orientations stratégiques ont ainsi été définies : renforcer l’activité existante, faciliter l’implantation d’activités nouvelles, donner une image cohérente au tourisme, moderniser l’hébergement touristique, préserver l’environnement, améliorer le cadre de vie et dynamiser le tissu social. De multiples actions ont commencé à voir le jour dans ce sens, lesquelles font l’objet d’un conventionnement avec le conseil général.

    Cette réunion de travail riche d’enseignements, aura permis d’établir nombre d’enjeux d’importance, lesquels, menés à bien, devraient mettre notre région à compétition avec le reste du territoire. 

  • C'était l'entente ovale, entre Pays de Sault et Kercorb

    Entente USC-Pays de Sault 1958.JPGEn 1958, les rugbymen du Pays de Sault et du Chalabrais avaient uni leurs efforts autour de la balle ovale. 

    De gauche à droite, debout : Henri Tanière, Février (Pays de Sault), Jacques Roques, Tudo, Lazare Hernandez, Labadie, Guy Bayle (Pays de Sault). Accroupis : Georges Pont, Delmas (Pays de Sault), Louis Carbonne (Rapho), Berton (Pays de Sault), Jo Badimont, Roger Garros, Louis Mauger, Herrera (Pays de Sault) 

    L'Entente utilisait alors le stade situé sur l'emplacement qui est aujourd'hui encore le sien, et qui porte depuis septembre 1994, le nom de Lolo Mazon. Un changement de taille était intervenu deux ans auparavant, lorsque la Famille De Mauléon avait cédé ce périmètre sportif à la commune de Chalabre. Le stade Jean de Mauléon était ainsi devenu Stade municipal, comme en atteste le courrier ci-dessous, daté du 22 juillet 1957 et signé de Mme Marie-Jeanne Pons, adjointe au maire de Chalabre, Maurice Samitier.

    M J Pons.JPG

    Les problèmes inhérents à l'occupation du stade par les différentes associations sportives étaient déjà d'actualité. Pour preuve un courrier publié ci-dessous, que le secrétaire de l'Union Sportive Pays de Sault- Chalabre XV avait adressé à M. Léon Dumay, président du Football Club Chalabrois.

    Lettre foot-rugby.JPG

  • Septembre 1981, Guy Sanchez remporte le Grand Prix des garçons de café

    Guy & François Sanchez.JPGGuy et François Sanchez derrière le zinc du France (photo archive, septembre 1981).

    Le samedi 26 septembre 1981, Guy Sanchez enlevait dans les rues de Carcassonne, le « Grand Prix des garçons de café », organisé par le Syndicat d’initiative de la préfecture audoise, le service de promotion de la Chambre d’agriculture présidée par Antoine Verdale, l’ASC cycliste du président Jean Thomas et les limonadiers de la ville. Malgré la pluie et le froid, et sur un parcours de 4 km, l’ami Guitou renouvelait en grand professionnel, l’exploit accompli le 6 juillet 1946 par François Sanchez, son père.

    Ces compétitions étaient très en vogue au lendemain de la guerre et se déroulaient en maints endroits. Un des grands spécialistes du « service rapide », sportif accompli, était dans ces années-là, François Sanchez. Serveur itinérant, dans les fêtes ou lors des animations de campagne, il était demandé partout pour son extrême efficacité. Ce qui lui valut d’être surnommé le « Lapébie » des garçons de café, également vainqueur à Narbonne en 1948, et à Mirepoix en 1951.

    Muni d’un plateau sur lequel étaient posés un demi pression, un verre de rouge, un jus de raisin, un café et un verre d’eau minérale d’Alet, Guy Sanchez réalisera en ce dernier samedi de septembre 1981, le meilleur chrono des trente garçons de café en course. Suivi par François, qui terminera à une honorable 7e place malgré ses 58 printemps. Après trente-cinq années de mise en sommeil, cette compétition hors norme revenait donc au goût du jour et permettait au footballeur sacré champion de l’Aude de promotion honneur le 10 mai précédent, de reprendre victorieusement le flambeau et de ramener le titre à l’Hôtel de France. Où il avait été accueilli comme il se doit par tous ses amis chalabrois, au premier rang desquels Raymond et Alice Fort, maîtres des lieux.