Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Société - Page 66

  • Après le virus, « il faudra tout remettre à plat, dans une mondialisation détraquée »

    abbé raymond cazaban,église notre-dame

    La prière universelle à huis clos de l'abbé Raymond Cazaban

    Depuis près d’un mois, les lieux de prière n’accueillent personne mais en cette semaine pascale, la nef de l’église Notre-Dame emplie de lumière, a tout de même vibré. A la faveur des messes du Jeudi saint et du dimanche de Pâques, célébrées à huis clos par l’abbé Raymond Cazaban : « Il faut garder le sourire ! ». De retour de sa promenade quotidienne, l’abbé Raymond Cazaban, échange quelques mots, à distance, en arborant ce sourire « qui doit nous aider à poursuivre le chemin ».

    Quelle perception avez-vous de la crise que nous traversons ?

    « Plus qu’une crise, nous sommes soumis à la virulence d’un virus que nous ne connaissions pas. Il passe nos frontières, il mord, il tue. Tout ou presque s’est arrêté. Partout. Nos rêves, jusqu’à la démesure, nous ont renvoyé à la mesure humaine et nous avons eu peur ».

    Cette situation peut-elle s’inscrire dans le temps ?

    « Déjà le sida nous avait laissé un goût amer, n’épargnant ni vieux ni jeunes. Nous n’avions contre lui ni remède, ni contre poison. Il a fallu longtemps… Nous avions même accusé tel ou tel de s’être laissé prendre par sa faute. Aujourd’hui nous n’oserions plus ».

    Que vous inspirent les attitudes induites par cette pandémie ?  

    « Sourcilleux comme nous sommes de la moindre atteinte à nos libertés, nous avons accepté d’un seul coeur de perdre nos aises et nos mobilités, pour ne pas risquer d’être complices de l’épidémie. J’aime que nous soutenions nos soignants, diplômés ou bénévoles. Ils sont chaque jour les plus exposés pour soigner et guérir. Ils ont aussi des enfants, des amis, dont la crainte du pire tourmente leur prière et leur espérance ».

    A qui s’adressait votre homélie de Pâques, à huis clos ?

    « Je prie pour les milliers de familles en deuil. Je sais qu’elles seront inconsolables. Le prix du sang, quand il faut le payer, est à prix cher, pour tous ceux qui demeurent confinés et qui connaîtront l’après ».

    Comment pressentez-vous cet après ?

    « Après ? Il faudra tout remettre à plat, dans une mondialisation détraquée, où les sous se feront plus rares, dans nos entreprises mises à mal. Et le virus ne sera pas pour autant éradiqué : il continuera à vivre dans nos rues. Tandis que notre science tentera de le vaincre, notre générosité, renouvelée dans ce drame, se saura plus humaine dans le respect de nos fragilités ».

  • La machine à coudre de Julie

    Julie Prochowski 001.jpgL'atelier est dédié à la confection de masques, qui portent la griffe de Julie Prochowski.

    Depuis l’instauration du confinement et un premier appel lancé depuis l’Ehpad des Hauts-de-Bon-Accueil, Julie Prochowski, installée cours Docteur Joseph-Raynaud, a remis sa machine à coudre en service. Ainsi les années se suivent mais ne se ressemblent pas pour cette néo Chalabroise, qui fut à l’initiative en 2019, de la confection de plusieurs écrans solaires à partir de créations au crochet, pour le festival annuel des Sérénades.

    Cette fois, Julie s’affaire à la réalisation de masques sanitaires en tissu, lavables et réutilisables. Un travail minutieux qui lui permet de joindre l’utile à l’esthétique, puisque chaque unité est découpée dans du tissu vintage, aux motifs originaux. Les personnes qui souhaitent bénéficier de ces protections sont invitées à contacter Julie, qui donnera tous les renseignements utiles à l’adresse suivante : sew-pro@hotmail.com

  • La municipalité commande 1000 masques à l’entreprise Tissage Cathare

    masques médicaux chalabreDans le cadre de la lutte contre l’épidémie de covid 19, la municipalité communique : « Après une commande de 1000 masques de protection, à destination des personnels soignants, auprès de l’AMF (association des maires de France), et qui doivent être livrés très prochainement, la municipalité a commandé la semaine dernière, 1000 masques en tissus pour les Chalabrois, auprès de l’entreprise Tissage Cathare ».

    Cette entreprise installée à Villeneuve-d’Olmes (Ariège) a mis au point et validé la production de masques de protection permanente en tissus, sur la base d’un cahier des charges. Ces masques sont fabriqués avec du tissu « nid d’abeille », facilitant la respiration, et constitués de trois épaisseurs de pur coton (lavables en machine à 60°). Ces masques seront distribués gratuitement à la population qui sera informée dès que la livraison sera effectuée. Jean-Jacques Aulombard ajoute : « Il nous a semblé primordial d’anticiper la période de déconfinement, et de protéger au maximum la population de Chalabre ».