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badaluc - Page 15

  • Carnaval : Badaluc abuse de la patience des Chalabrois

    Badaluc Le Juge.JPGLa dynastie des Badalucs ne cultive pas la rancune (photo archive Badaluc 2003).

     

    Des bruits qui courent laisseraient entendre que sa majesté Carnaval pourrait élire domicile en Kercorb à cheval sur deux mois, soit le 30 avril et le 1er mai prochains. Soit le jour même où l’on célèbrera le 148e anniversaire de la Bataille de Camerone. Soit jour pour jour ou presque, un mois avant que les fêtes de l’Ascension n’aient pas lieu.

    Nonobstant, deux jours de liesse attendent les sujets de la capitale du Kercorb, invités à pavoiser afin que cette visite qui suscite comme d’habitude une multitude d’espoirs, soit une réussite complète. Pour l’heure, le nouveau chef du protocole n’a rien voulu laisser transpirer quant au programme des réjouissances. Seule certitude, le bonheur de tous et de chacun sera assuré, à l'insu du plein gré de tous et de chacun. Tous et chacun sont donc invités à élaborer leur programme propre, en attendant qu’un avis officiel soit « placardé » sur les panneaux chalabrois.

    Comme à son habitude, Badaluc qui n’est pas rancunier pour un sou, reviendra sur les terres de ses ancêtres, concepteurs comme chacun ne le sait pas, de la théorie de l’auto combustion.

  • Carnaval : Badaluc avait la tête trop près du bonnet

     

    Maurice & Badaluc.JPGBadaluc et le grand prêtre Atahualpa son complice. Deux aigrefins de haut vol, assistés d'une déesse de la pluie, un poil farfelue.

    Il flottait en ce dernier samedi d'avril un parfum de fête d'autant plus léger que l'arrivée de sa majesté Carnaval par la Porte d'Aval était annoncée. Première entorse faite au protocole, mais pas la dernière, Badaluc le 41e va faire son entrée par la Porte d'Amont. Un contre pied que les pistons flingueurs de l'OPVC rompus à la pratique du contre-ut vont tolérer sans sourciller. L'incident diplomatique était évité et son Altesse venue de l'altiplano andin condescendait à accepter les clefs d'or de la ville. L'instant solennel était rehaussé par la présence de Cercopeyros et Icalana John (photo ci-dessous), deux pointures scientifiques auxquelles s'était joint Atahualpa Rouzalpadici, grand prêtre visiblement illuminé pour ne pas dire allumé. Trois sommités requises afin d'analyser la brillance d'une pierre à tel point lumineuse que depuis trois jours, la nuit ne tombait plus en Kercorb. Pendant ce temps et malgré les honneurs rendus à sa personne, l'illustre visiteur donnait la désagréable impression de prendre les autochtones d'un peu haut, avec son air mélancolique et brumeux. On saura plus tard et donc trop tard, que le supposé bienfaiteur des gens d'ici avait employé son voyage depuis Cochabamba à Eissalabra via le Canavayrou, à mâcher « un sacat » de feuilles de coca.Freddy Roquefère.JPG

    Mais le Chalabrois n'étant pas susceptible, le privilège de vivre des instants aussi divins en compagnie de ce fier descendant d'une parenté prestigieuse, sera partagé par le plus grand nombre. A la nuit enfin tombée, un cortège de masques envahira les rues d'une bourgade d'ordinaire paisible, métamorphosée par la présence de l'homme au «chullo », traditionnel galure des locataires de l'énigmatique cité de « Machu Picchu ».

     

    Bad boy.JPG Le charme pourtant ne durera que l'espace d'une courte nuit, et la clarté du jour une fois revenue, l'imposteur ne fera plus illusion. La bienséance oblige à passer sur certains détails, tous plus accablants les uns que les autres (voir photo ci-contre). La coupe était bien pleine et Badaluc XLI ayant trahi la confiance de ses hôtes, le tribunal d'inquisition avait les mains libres pour le réexpédier vers sa cordillère natale. Ce qui fut fait, malgré les imprécations de « Mestre Rema Salsa », avocat de la défense à jeun d'avoir sauvé un seul de ses clients après plus de cinquante ans de plaidoiries. Ainsi se terminait la visite d'un affligeant mystificateur, en présence d'une multitude déconfite et en pleurs.

    (Un petit résumé des festivités carnavalesques est en ligne à la rubrique Album Photos, Carnaval 2010).

  • Une bougie pour le blog

    En ce samedi 24 avril 2010, la fenêtre ouverte sur le quotidien de Chalabre, des Chalabrois et de leurs invités boucle sa première année d'existence. Au terme d'un an de communication et d'échanges qui a permis d'établir ou de renouer de nombreux liens, de sincères remerciements vont vers les fidèles visiteurs du Blog L'Indépendant Chalabre. Par un heureux hasard, cet anniversaire coïncide avec la visite de sa Majesté Carnaval. Elle sera à n'en pas douter accueillie avec le faste et ce sens de l'hospitalité que cultivent nos concitoyens. Il faut donc souhaiter à Badaluc le 42e d'une prestigieuse lignée, un excellent séjour en pays de Kercorb. Toutes et tous à vos masques, Badaluc sera parmi nous dès ce soir à 17h 30, rendez-vous sous la halle pour une fin de semaine placée sous le signe de la fête. Et après consultation auprès des services météo de la station basée sur les hauteurs de "Tustomargue", une belle évidence s'impose : il ne devrait pas neiger sur Chalabre en ce dernier samedi d'avril (photo archive Avril 2005).

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    Lien permanent Catégories : Echos
  • Les enfants de Badaluc, ou l’imagination au pouvoir

    L'article ci-dessous avait paru dans l'Indépendant, édition du vendredi 2 mai 1997, juste après la visite de sa Majesté Carnaval. Treize années plus tard et avant l'arrivée imminente de Badaluc 42e de la lignée, la tradition perdure, l'esprit demeure.

    Badaluc Blog.JPGBadaluc existe, la jeune équipe de copains chère à Thierry Roncalli l'a rencontré ! (De gauche à droite, Bruno, Jean-Brice, Thierry, Anne-Marie, Alexandra, Séverine, Jean-José, Yvon et Jean-Philippe).

    Le dernier acte des festivités carnavalesques a clôturé deux jours de liesse exceptionnels. Aussi, le moment est-il venu de prendre rendez-vous avec Badaluc XXXe du nom. Badaluc est venu, Badaluc reviendra. Qu'il arrive par le train comme en 1946, ou bien en avion comme en 1996, une évidence s'impose, le monarque du carnaval chalabrois est bon prince. Accueilli avec faste et honneur un jour, livré aux flammes de l'enfer le lendemain, Badaluc n'a pas la rancune tenace, d'aucuns pensent même qu'il est de très bonne constitution.

    Un jour le poète s'est demandé si les objets inanimés avaient une âme, il faut croire que oui en observant le regard de Badaluc XXIX. Une âme forgée par l'imagination débordante et fertile de la jeune équipe de copains chère à Thierry Roncalli, à l'ouvrage depuis de longues semaines pour que la fête soit plus belle. Aussi inventifs que René, Richard ou « Touste » leurs aînés, Thierry et ses amis ont grandi dans le mystère des exploits d'un personnage hautement célèbre en Kercorb. Si bien qu'aujourd'hui, ils ont cette particularité d'être à la fois les enfants et les créateurs de Badaluc.