Ce film documentaire sera diffusé le dimanche 9 juin à 16 h au musée du Quercorb à Puivert.

Survivants de la longue route de l'exil, de jeunes filles, de jeunes hommes, arrivent à Conques (Aveyron). Là, une association, Limbo, entourée d'habitants accueillants, permet au groupe de se poser un temps. Ces jeunes sont issus d'Érythrée, du Soudan, de Somalie, de Guinée, de RDC. À Conques, ils marchent, discutent, respirent. L'histoire commence à l'automne, dans ce petit bout de France, et se termine en juillet, dans l'éclat d'un été. De toutes leurs épreuves, ils feront une chanson.
Comme le précise Cécile Allegra, la réalisatrice : « Quand on chante en français, on s'adresse au pays d'accueil. Quand on chante en anglais, on s'adresse au monde. Mais quand on chante en peul, en lingala, dans sa langue maternelle, on s'adresse aux siens. Et c'est ça qui a été le parcours merveilleux de ces jeunes qui ont eu le courage d'affronter leur propre histoire et d'en faire un hymne personnel ».
Situé à la lisière du documentaire et du film musical, « le Chant des vivants » émeut, porté par sa musique et ses personnages.
« Trouver sa voix » est une programmation re-connexion-s qui vient compléter l'exposition « Chemins de migration », organisée par le musée du Quercorb. L’événement est gratuit. Pensez à réserver au 04 68 69 81 51.

Tous les détails du programme sont détaillés ici : « Samedi et dimanche à 11h, visite contée avec Rachel Salter notre animatrice, qui vous guide sur un parcours du musée en s’appuyant sur les mythes et légendes en Occitanie. Samedi à 15 h, visite chantée avec notre animatrice qui vous emmène sur le chemin de l’amour courtois des troubadours.
Dimanche à 15 h, nous accueillons dans le verger du musée, Olivier de Robert pour son spectacle « Cathares, le destin inachevé ». Au matin de l'An Mil, l'Eglise de Rome se réveilla avec une drôle de gueule de bois. A force de s'enivrer du pouvoir et de ses richesses, elle n'avait pas vu venir la contestation de sa toute puissance. Partout, des hommes et des femmes se levaient. Paysans, nobles, marchands ou artisans, ils partaient sur les routes et parlaient de Dieu avec des mots de feu. On les nomma hérétiques, bougres, patarins ou cathares, mais ils ne furent que des chrétiens obstinés, partis à la recherche des racines de leur foi. Il y eut alors les temps de répressions, une guerre « sainte » et les tribunaux d'Inquisition.