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carnaval chalabre

  • Carnaval : la fantaisie des disciples de Badaluc est en marche

    carnaval chalabre,badalucPierrick, Raphaël et Hugo sont formels, « Ce sera mieux que sur le plan ».

    « Tandis qu’à leurs œuvres perverses, les hommes courent haletants, mars qui rit, malgré les averses, prépare en secret le printemps » (Théophile Gautier).

    A l’instar de ce court extrait de poésie de notre enfance, un discret trio de petits Chalabrois s’affaire en toute intimité. Ils sont outillés comme jamais, gants kevlar en main et coquilles acier aux pieds, faisant usage de force paille et d’autant de grillage et vis, et ils laissent entendre qu’un véritable enchanteur (le terme messie leur semble inapproprié), s’est mis en route vers le Kercorb.

    Les rumeurs insistantes faisant état de l’arrivée de sa Majesté Carnaval seraient-elles donc fondées ? Le « oui » n’est pas franc, mais si l’on se réfère aux mouvements observés au bout de leurs jumelles par les vigies de la tour du Saladou, le doute n’est plus permis. Après affinage des données recueillies par des guetteurs à qui on ne la fait plus, Chalabre s’apprête à vivre une journée particulière, peut-être deux, à la faveur d’un week-end à venir, consacré à Saint Benoît et Saint Anicet.

    Sans plus attendre, Pierrick Ferrier, Hugo Plantié et Raphaël Roncalli se sont mis à l’ouvrage, afin de confectionner un char pour le carnaval de Chalabre, programmé les samedi 16 et dimanche 17 avril prochains. Les heures étant comptées, une brève interview décrochée entre deux coups de marteau et un coup de visseuse ont permis d’apprendre que le fruit de leur ouvrage s’appellera « Badaluquet 1er ». Et qu’il déambulera avec son aîné, tous frais payés, sur les cours de la ville une fois encore pavoisés. Félicitations et un grand merci à nos trois jeunes carnavaliers, dont l’optimisme et la fantaisie invitent à renouer avec la fête.

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  • C’était hier : Carnaval : Badaluc XXXIX accueilli demain à 18 heures

    L’article mis en ligne avait paru dans l’Indépendant, édition du vendredi 2 mars 2007.

    badaluc,carnaval chalabreLes autorités ecclésiastiques ont confirmé leur participation (Photo archives, Avril 1997).

    Sonnez clarines, résonnez trompettes, la capitale du Kercorb s’apprête à crouler de bonheur à l’occasion de la venue de sa sérénissime majesté Badaluc XXXIX. Fier et ombrageux, ce descendant d’une prestigieuse dynastie sera reçu demain à 18 heures sous l’ancienne halle aux blés, avec tous les honneurs que son illustre rang exige. Tout droit venu du pays de la guitare et miraculeusement évacué indemne des arènes d’Aranjuez, Badaluc le 39e commencera à Chalabre une tournée triomphale au cours de laquelle il délivrera quelques séances d’acupuncture gratuites.

    Prince parmi les princes, Badaluc pressé par une foule médusée brillera de mille perles, le cheveu gras et gominé, la taille fine, zéro pur-sang, avec le pantalon bien serré mais pas trop. Comme à l’habitude, les sommités civiles, militaires et ecclésiastiques se mettront en quatre pour offrir l’hospitalité au maître ès « véronique et descabello ». A leurs côtés, les solistes de l’OPVC seront requis afin d’exécuter un étourdissant enchaînement de paso-dobles, l’ensemble dirigé par Maurice, maître de cérémonie. Lequel confiait récemment et en aparté, « Badaluc est à la tauromachie ce que le Tourmalet est au cyclisme, un sommet, que même dopé c’est dur ! ».

    A ce propos, et si les autorités vétérinaires l’autorisent, une affiche sera proposée, à faire saliver tous les « aficionados », et à faire se pâmer les prudes jeunes filles du Chalabrais. Face à face, « El Niño de la Calle de los Tisserands », digne successeur de feu Belmonte, Paquirri ou el Corps d’obèse, et « la Noiraude », redoutable laitière de 18 ans, élevée à la rude dans les champs inhospitaliers qui entourent « la caunha de Segovent ». Après le combat, et le divin monarque installé, la musique de l’OPVC animera un tour de fécos sur les cours de la ville à partir de 21 h 30, suivi d’une petite sauterie au théâtre municipal. Le dimanche 4 mars autour de 16 heures, la musique encore et toujours, emmènera masques et carabènes jusqu’à la Métairie de la Ville où Badaluc XXXIX sera gratifié d’un traitement de faveur. L’assemblée présente sera conviée à partager le verre de la concorde.

  • C’était hier : Vingt ans de Carnaval

    L’article mis en ligne aujourd’hui avait paru dans l’Indépendant, édition du lundi 18 mars 1996.

    Mars 96 Trio R R A.JPGRoger Raynaud, René Berland, André Conte, un trio de magistrats qui fit rarement preuve de clémence (Photos archives, mars 1996).

    La cour intérieure des Cèdres résonnait samedi en fin d’après-midi aux accords des musiciens de l’O.P.V.C qui bouclaient un tour de ville en musique à l’attention des Chalabrois, invités à venir découvrir une exposition entièrement consacrée à Badaluc, prince du Carnaval. Montée à l’initiative de Jean Martinez, trompettiste du groupe, cette expo retrace les grandeurs et les servitudes de sa Majesté Badaluc au cours de ses vingt dernières années de règne en Kercorb.

    Vingt fois accueilli avec faste et honneur, ce monarque très courtisé, n’a pourtant jamais réussi à résider plus de deux jours à Chalabre. Tantôt roi du pétrole, jardinier ou bien cosmonaute, prenant les traits du diable ou les défroques du capitaine Crochet, Badaluc n’est jamais parvenu à s’attirer la sympathie des magistrats chargés de veiller à son avenir. Pourtant une évidence s’impose, Badaluc est bon prince, et n’a pas la rancune tenace, puisqu’il a accepté de revenir cette année encore dans nos murs. Nul ne sait si le tribunal fera cette fois une exception, la lune de mars incitera peut-être les magistrats à plus de clémence.

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    Jean Martinez présente le projet aux nombreux visiteurs venus découvrir une exposition riche en souvenirs 

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    carnaval chalabre

    Ce fut l'occasion de réunir les créateurs des portraits de Badaluc, prédécesseurs de l'ami Thierry Roncalli

    De gauche à droite debout, Jean Plauzolles, Frédéric Paillard, Nicolae Fleissig. Accroupis, Richard Conte, Robert Saddier.

  • « Badaluc es-tu là ? Si oui, un coup, sinon deux coups »

    Mardi-Gras s'éloigne, et il apparaît que le rendez-vous annuel avec le prince de l’éphémère, sera cette année encore mis sous cloche. Dans l'attente d'une hypothétique missive annonçant l'arrivée de Badaluc le 52e (espérée déjà en 2020), retour en trois images, vers les carnavals d'un temps passé. Immortalisés sous l'objectif de Maurice Mazon, vers le milieu des années 1950.

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    A l'angle des Cours d'Aguesseau et Colbert, Georges Marty, béret vissé sur la tête et volant à droite, assure le transfert  du « pailhassut »,  attendu du côté de l'hôtel de ville

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    Blocage aux abords du bureau de tabac de Claire Castres. Une drôle d'escouade est à la peine pour manœuvrer la pompe à bras du centre de secours. Sous le regard perplexe de Jean Cabanier, appariteur... et chef de corps

    carnaval chalabre,maurice mazon

    A hauteur du bassin, les Chalabrois sont une nouvelle fois au rendez-vous

    De profil, Raymonde Garros, au second plan, Henriette Déramond, Paulette et Georges Sié