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jean-claude sicre

  • C'était hier : Il a arrêté son chariot de feu place du Pont-Rouge

    L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du lundi 27 octobre 2003. Aujourd'hui ce fier guerrier, que l’on croyait disparu, parti comme il était venu, appelé peut-être vers d'autres théâtres de combat, trône dans la vieille demeure des Comtes de Mauléon.    

    jean-claude sicreL'imagination au pouvoir sur les berges du Chalabreil (photos archives octobre 2003).

    Sa présence ne peut échapper à l'attention du promeneur qui emprunte la vieille passerelle jetée sur le Chalabreil, un char tout droit sorti d'un colisée romain surveille depuis quelques semaines déjà les allées et venues du quidam chalabrois. Véhicule des guerriers, synonyme de conquête militaire, ce superbe char, fruit d'une imagination fertile, est d’abord restée une œuvre anonyme.

    Une chose est certaine, meilleur endroit que la place du Pont Rouge ne pouvait être choisi  par Jean-Claude Sicre, pour exposer à l'œil critique ce symbole divin. C'est en effet dans un char rouge de feu que le prophète Elie fut transporté vers le ciel, comme pour figurer la primauté de l'esprit sur le corps, nécessairement détruit lors de l'ascension.

    Chacun pourra trouver dans cette œuvre métallique la symbolique qui lui convient. Pour les Hindous par exemple, le char est une évocation de l'égo, le cocher (esprit) utilise les rênes (volonté et intelligence) pour maîtriser les chevaux (force vitale) qui tirent le char (corps). Loin peut-être de toutes ces interprétations, ce digne descendant de Ben-Hur ne descendait-t-il pas tout simplement des thermes de la Terre-Blanche où il avait eu tout loisir de faire ses ablutions ?

    jean-claude sicre

  • La sculpture du Chalabreil vandalisée

    jean-claude sicre,chalabreilLe bec dans le ruisseau, c'est la faute à...

    Elle avait fait équipe avec un aurige et son char (cf photo en bas de page), impassibles sentinelles sur la place du Pont-Rouge, elle avait été le témoin amusé de l’épisode explosif qui avait vu la mise à jour d’un poids d’horloge comtoise, la cigogne sculptée sur fer par le regretté Jean-Claude Sicre, a vu son élan coupé, à l’ingénieuse initiative d’un ou de plusieurs vandales.

    jean-claude sicre,chalabreilPar leur geste, ces derniers auront mis fin à dix années d’existence paisible dans le lit du Chalabreil, pour ce volatile invariablement insensible à la montée des eaux, ou à la prolifération des herbes hautes, et qui jamais n’avait eu l’envie de migrer. Spectateur d’un vaste chantier en septembre 2013, lors du remplacement de la vieille passerelle, il était surtout le gardien de la mémoire de l’ami Jean-Claude, ferronnier d’art disparu en juillet 2011.

    Triste dénouement pour l’oiseau mécanique, victime au final de bien tristes sires. « A travers la courbe de la plume rompue s’élance la cigogne, férue d’univers improbables. Silence et nuit ; rêve de vie… Planté sur le revers de mon âme, un oiseau corrompt les images lestées de ma conscience bornée » (d’après un poème de Michel Faucheux, sur une oeuvre de Camille Amat).

    jean-claude sicre,chalabreil

    jean-claude sicre,chalabreil

    L'aurige et son char (création Jean-Claude Sicre) sont à l'abri derrière les murailles du château de Mauléon.

  • Petits rugbymen en herbe

    En novembre 2008, le club de rugby fêtait cent ans d'existence sous le ciel du Kercorb. Autant dire que les multiples générations qui se sont succédées sous le maillot de l'Union Sportive Chalabroise XV pourraient offrir la matière à un bel album de famille, album qui s'enrichit un peu plus chaque jour, grâce au concours de nos fidèles lecteurs. Le cliché ci-dessous a été envoyé par François Baylac, que nous remercions, où il apparait qu'une école de rugby existait certainement déjà au sein du club à la fin des années 1950. Il représente une équipe de minimes arborant fièrement un maillot que l'on devine bleu, avec un chevron blanc. 

    jean-claude sicre,usc xv chalabre

    De gauche à droite, debout : Jacques Laffont, Christian Conte (†), Gilbert Sanchez, Gilbert Catrier, Roger Laffont, Jean Triat, Jean-Claude Sicre (†). Accroupis : Jean Garros, Jean Ferrier, François Baylac, Ninou Fernandez, Gérard Jean, Robert Galaup, Christian Sicre (†). 

  • Jean-Claude Sicre nous a quittés

    CIMG1197 b.jpgLa triste nouvelle que chacun redoutait est tombée ce lundi 4 juillet, Jean-Claude Sicre avait cessé de vivre, vaincu par un mal contre lequel il luttait courageusement depuis décembre dernier. Dès l’annonce de son décès, survenu à l’âge de 65 ans, toute une génération d’amis et partenaires de jeu, s’est retrouvée aux côtés de ses proches, dans le souvenir d’un passé commun et heureux. Jean-Claude Sicre était né à Chalabre le 1er mai 1946 et la première balle avec laquelle il avait joué était assurément ovale, tant son implication au sein de l’Union Sportive Chalabre XV aura été entière et constante. Incontournable élément de la première ligne, pilier et capitaine, il emmènera son équipe jusqu’au titre de champion du Languedoc 5e série lors de la saison 1969-1970. Avec ce bouclier, doublé d’une finale du Challenge Alpes-Méditerrannée remportée en 1976, il sera l'un des fers de lance du quinze aux couleurs du Kercorb, alors sous la présidence de Raymond Fort. Et s’il remise le maillot dans le milieu des années 1980, non sans avoir transmis sa passion à Stéphane et Romain ses deux fils, c’est pour arborer le paletot blanc bleu des « Badalucs », association de vétérans.

    DSC_1214.JPGJuillet 2010, Jean-Claude et les Badalucs, lors du Jubilé de l'ami Francis Amouroux.

    Sur le plan professionnel, Jean-Claude Sicre avait effectué l’essentiel de sa carrière à Bélesta (Ariège), au sein de l’entreprise Salvayre, où il avait fait valoir ses droits à la retraite. Mais l’ancien tourneur fraiseur n’avait jamais pu se résoudre à tourner la page. C’est ainsi qu’il avait gardé le contact avec la chose métallique, juste pour le plaisir de laisser son imagination faire des siennes. Délivré de tout impératif imposé par les cotes d'alésage, l’artiste qui s’ignorait avait fini par révéler au grand jour la force de sa créativité, et son habileté à détourner la matière de sa fonction première. Ses nombreuses créations vont désormais perpétuer le souvenir de Jean-Claude, pour qui chacun aura une pensée en admirant la belle croix occitane qui chaque soir éclaire le cours d’Aguesseau.

    Jeudi 7 juillet, une nombreuse assistance recueillie devant son domicile place du Pont Rouge, est venue lui dire au revoir et participer à l’émouvant hommage rendu par Bernard, le coéquipier et l’ami, porte-parole de la confrérie des Badalucs. Selon ses dernières volontés, Jean-Claude a été incinéré. En ces tristes circonstances, très sincères condoléances et amitiés à Martine son épouse, à Stéphane, Nadia et Romain ses enfants, à Gaëtan son petit-fils, à toutes les personnes que ce deuil afflige.  

  • Une croix occitane lumineuse éclaire le soir

    Croix Oc.JPGMichel Brembilla et Gilbert Huillet aux côtés de Martine Sicre.

    A quelques heures d’une année nouvelle, l’association « Il était une fois Chalabre » avait lancé une invitation, afin d’officialiser la mise en lumière d’une création commandée à Jean-Claude Sicre, ferronnier d’art, place du Pont-Rouge. Fixée sur la façade d’une très ancienne maison de la bastide, avec l’assentiment gracieux de son propriétaire, une magnifique croix d’Occitanie s’est éclairée à la tombée de la nuit, accompagnée par les notes enjouées des musiciens de l’OPVC.

    DSC_2152 bis.JPGDans son intervention, Michel Brembilla, président de l’association depuis sa création en 1995, saluait la maîtrise d’une réalisation unique, avant de regretter l’absence de l’artiste, hospitalisé peu de jours avant la cérémonie. Représenté par Martine son épouse, Jean-Claude Sicre à qui chacun souhaite un rapide rétablissement, aura certainement perçu les chauds applaudissements d’une assistance enchantée. Le président devait également adresser des remerciements à Nicolas Serrano propriétaire de la maison, et à l’entreprise Robert de Pomas, dont l’intervention sollicitée par Roger Rosich conseiller général, aura facilité l’aménagement du système électrique, branché sur l’éclairage public.

    Honneur aux racines. Gilbert Huillet vice-président et initiateur du projet, revenait ensuite sur le passé occitan de la cité d’Eissalabra, désormais parée d’une croix aux douze points, à la symbolique solaire et zodiacale. 

    DSC_2171 bis.JPGL'OTI a résonné aux accents des musiciens de l'OPVC. 

    Cette soirée inaugurale qui avait commencé en musique, s’est poursuivie autour d’un apéritif offert à l’office de tourisme, et toujours aux accents des inusables solistes de l’OPVC. Accueillie par Jean-Pierre Salvat, président de la communauté de communes du Chalabrais, et Isabelle Gély animatrice de l’OTI, l’assistance a pu célébrer dans la bonne humeur une initiative qui permet à Chalabre d’honorer tout naturellement ses racines occitanes.

  • L’artiste Jean-Claude Sicre a pignon sur rue

    Croix Oc II.JPG

    La dernière oeuvre en date du ferronnier d'art fait face au cours d'Aguesseau.

    Voilà bientôt dix ans, à la faveur d'une retraite légitimement espérée, Jean-Claude Sicre levait enfin le siège du Pog de Montségur et posait définitivement son tablier dans le vestiaire d'une entreprise basée chez les « Cabos » de Bélesta, en Ariège. Depuis, notre chaudronnier agrémente ses temps libres en sauvant de leur triste destinée, des matériaux hétéroclites, voués au bac à ferraille. De créations en créations, après avoir enrichi la vieille passerelle jetée sur le Chalabreil d'un chariot tout droit sorti d'un colisée romain, l'artiste qui s'ignorait a fini par révéler au grand jour la force de son imagination, et son habileté à détourner la matière de sa  vocation originelle. Cette fois-ci pourtant, Jean-Claude Sicre est resté plutôt classique, mais pour un résultat tout aussi abouti, que chacun peut admirer sur la façade de la Maison Nicolas, sise sur le cours d'Aguesseau.

    Après renseignement, cette superbe croix occitane répond à une commande de l'association « Il était une fois Chalabre », co-présidée par Michel Brembilla et Gilbert Huillet. La livraison finale de ce petit bijou accusant 50 kg pour une surface de 2,25 m2, se déroulait tout dernièrement, avec le concours de Serge Escande, Gilbert Huillet et Jean-Claude Sicre. Reste à présent à mettre en place un éclairage approprié, opération qui précèdera l'inauguration programmée avant l'hiver. Une cérémonie que le président Michel Brembilla et son équipe souhaitent rapprocher avec la présentation d'un Tome X en phase d'impression dans les ateliers du Noisetier à Lavelanet. 

    Croix Oc I.JPGSerge Escande, Gilbert Huillet et Jean-Claude Sicre ont scellé une admirable croix occitane.

  • Jean-Claude Sicre et la chose métallique, ou la fusion parfaite

    J.C Sicre.JPGJean-Claude Sicre aux côtés d'une de ses créations originales.

     

    Après avoir longtemps tenu le siège du "Pog de Montségur" pour le compte d'une entreprise basée chez les « Cabos » de Bélesta, Jean-Claude Sicre profite d'une retraite tranquille dans son quartier du Pont Rouge. Mais cet ancien tourneur fraiseur ne s'est toujours pas résolu à tourner la page. C'est ainsi qu'il rallume fréquemment son poste à souder, tout en prenant un malin plaisir à laisser son imagination faire des siennes. Loin de toutes contraintes professionnelles et autres impératifs imposés par les cotes d'alésage et de fraisage.

    Voilà comment la vieille passerelle jetée sur le pont du Chalabreil recevra un beau matin de 2006 la visite inopinée d'un gladiateur et de son char, tout droit sortis d'un cirque romain (photo en bas à gauche). Depuis, les oeuvres nées de l'inspiration d'un artiste passé maître dans l'art de détourner la fonction initiale de l'outil métallique, font l'objet de nombreuses expositions. La dernière en date se tient actuellement dans le grand salon de l'hôtel de France mais aussi à la Maison Pierre Baby, où chacun peut retrouver à travers des réalisations très originales la symbolique qui lui convient.Voilier.jpg

    Poule.JPGCréées à partir d'éléments tristement destinés à la ferraille auxquels il offre une deuxième vie, Jean-Claude Sicre confirme la maxime selon laquelle « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». Un soc de charrue, une lame de  faux, une enclume, quelques coups de marteau avisés, et c'est une autruche plus vraie que nature qui accueille aujourd'hui les visiteurs à l'hôpital local des Hauts de Bon Accueil. A l'heure du tout recyclage, notre heureux retraité cultive une passion qui s'inscrit parfaitement dans l'air du temps.Chouette.JPGChariot.JPG

    Passerelle.jpg   Carnavalier.jpg

    Femme aux anneaux.jpg