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maurice rouzaud

  • Au revoir Maurice

    maurice rouzaud

    Vendredi 19 juin, un dernier hommage était rendu à Maurice Rouzaud, décédé à Chalabre à l'âge de 95 ans. Une semaine auparavant, les choeurs de l'ensemble vocal Esalabra étaient à n'en pas douter parvenus jusqu'à la chambre qui était désormais la sienne au pied de la colline de Roquefère. Traditionnel concert d'été que Maurice n'avait pu honorer, une première en un peu plus de trente années de fidélité à ses amis choristes.

    Natif de Béziers où il avait vu le jour le 20 août 1930, Maurice Rouzaud avait profité d'une enfance chalabroise, aux côtés de Joseph et Marguerite ses parents, et de Paul son grand frère. Comme ce dernier, Maurice accomplira l'ensemble de sa carrière dans l'enseignement, en qualité de professeur d'histoire. Au contact de jeune étudiants ariégeois, Maurice Rouzaud s'était employé à transmettre le goût de la connaissance et de la compréhension du passé. Cette passion ne l’avait jamais quitté, qu'il entretenait aux côtés de ses amis de l’association Il était une fois Chalabre. Son érudition, sa curiosité, sa rigueur, mais aussi son humour, auront permis de faire émerger de nombreux témoignages et éléments de mémoire.

    Son implication dans la vie de la cité l'auront entre autre amené à s'engager aux côtés des Amis de l'orgue, à prendre part aux séances animées du Café Philo de la Terre Privilégiée, apportant également sa contribution lors du concours de Nouvelles de la ville de Chalabre, en tant que membre du jury.

    maurice rouzaud

    Elément assidu de l’ensemble vocal Esalabra, comme évoqué plus tôt, il y entretenait une autre de ses passions. Chanteur apprécié, il savait également faire rire son public lors de sketches présentés à l’occasion des spectacles annuels de la chorale. Sa présence sur scène, son sens de la répartie et son enthousiasme participaient pleinement à la réussite de ces rendez-vous toujours très attendus.

    maurice rouzaud

    Autres cordes à son arc étaient les plaidoiries en qualité d'avocat de la défense, lors des visites en Kercorb de sa Majesté Badaluc. De 1994 à 2014, année de sa dernière prestation en robe, Maurice aura caressé le rêve fou d'une amnistie accordée à son client.

    Doté d’un caractère bien trempé, Maurice Rouzaud défendait ses convictions avec franchise, sincérité, et à-propos. Derrière cette personnalité affirmée se cachait un homme généreux, fidèle en amitié, profondément attaché à la vie de son village. Et qui ne pouvait oublier cette tragique journée du 27 juillet 1944, quand une colonne allemande se trouvait concentrée sur Chalabre à la recherche du Maquis. Le dimanche 8 mai 2005 (photo ci-dessous), lors de l’inauguration de l’allée Pierre-Louis Fabre, en mémoire d’un jeune Chalabrois victime des balles de l'occupant, Maurice avait pris la parole : « Je n’oublierai jamais ce triste cortège qui passa à un mètre de moi sur le pont du Blau en fin d’après-midi : quatre hommes de Chalabre, ramenant le corps de Pierrot à sa pauvre maman ».

    maurice rouzaud

    Après une cérémonie célébrée au crématorium de Lestrade à Pamiers, un dernier hommage lui a été rendu par son choeur préféré, avec les mots de Jean Ferrat sous les cèdres de Saint-Pierre.

    En ces tristes circonstances, très sincères condoléances à Paul, son petit-neveu, à sa famille et à ses amis, à toutes les personnes peinées par cette disparition.

    2026 Hommage d'Edouard à Maurice Juin.pdf

  • Carnet noir

    maurice rouzaud

    Vendredi 19 juin, une cérémonie civile sera célébrée à la mémoire de Monsieur Maurice Rouzaud, domicilié 3 cours Colbert, décédé le lundi 15 juin à l'âge de 95 ans. Un dernier hommage lui sera rendu à 9 h 30 au crématorium de Lestrade à Pamiers, avant le dépôt de l'urne à 15 h 30 au cimetière de Chalabre.

    En ces tristes circonstances, très sincères condoléances à ses proches et à ses amis.

  • « Eissalabra » a ouvert la fête en chansons

    chorale eissalabra,edouard garcia,jean brunet,maurice rouzaudUne brillante soirée avec Maurice et les choristes du Chalabrais.

    Dans le cadre des fêtes annuelles de l’Ascension, l’ensemble vocal « Eissalabra » remontait sur la scène du théâtre municipal, en avant-première d’un long week-end festif, et pour le plus grand plaisir des amateurs de beau chant. Embarqué sur la trace des sabots d’Hélène, un auditoire fourni se sera laissé guider jusqu’au Pog de Montségur, point de départ d’un long et beau voyage en chansons. D’une île paradisiaque à l’autre, parée de costumes ad hoc et accompagnée par Salvador, Clerc ou Voulzy, la croisière allait d’autant plus s’amuser qu’à la faveur d’une ou deux escales, un choriste retiré des estrades et autres tableaux noirs, offrait deux sketches dans une veine bien « mauricienne ».

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    Les invités venus voir les comédiens n’ont pas été déçus, d’autant moins que l’ensemble « Eissalabra » détenait dans ses cartons quelques classiques de  Fernandel et Bobby Lapointe. Dirigés par le duo Jean Brunet et Edouard Garcia, les choeurs du Kercorb ont offert un dernier clin d’œil, avec la complicité de Charles Trenet, conclusion d’une nouvelle soirée réussie. 

  • Le temps pousse les pierres

    Jouret.jpgSur les bords du vieux canal, un vestige de l'artisanat chalabrois. 

    Cette bâtisse en ruine qui jour après jour a modifié sa silhouette  en silence, fut entre 1920 et 1940 l'atelier Jouret, du nom de Louis Jouret, quincailler et épicier sur la place du marché.

    Dans le Tome V édité en juillet 2000 par l'association « Il était une fois Chalabre » et sous la plume de Maurice Rouzaud, il apparaît que Louis Jouret, Puivertain d'origine, fabriquait là des manches de couteau en corne avant d'y monter les fameuses lames du Puy-de-Dôme, venues de Thiers. Le délicat assemblage était réalisé dans un local de la Traverse de la Halle grâce au savoir-faire de François, Joseph et Guy Huillet, mais la bâtisse évoquée aujourd'hui se trouve route de Lavelanet, juste au pied des Genêts, après le petit pont de pierre. Ce bâtiment annexe à l'écart du village et pour cause, permettait le recyclage des rebuts après usinage de la corne, activité plutôt incommodante, étant donné l'odeur particulièrement tenace dégagée par le traitement de la matière première : «les déchets de corne de mouton et de bœuf étaient concassés et servaient à faire de la « cornaille », utilisée comme engrais. Une turbine lancée par la force motrice des eaux du canal permettait d'actionner machines et courroies, les vestiges du canal et l'emplacement de la turbine sont encore visibles ».   

     Les temps changent, la corne autrefois abondante a hélas cédé la place à la chose plastique mais bonne nouvelle, les vieilles pierres fatiguées refont leur vie quelque part sur les hauteurs du vieux Chalabre.