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  • Tradition de Fluris : Un atelier traîneau pour les apprentis charivaristes

    fluris,patrick lasseubePatrick Lasseube a retrouvé ses amis autour de l’histoire de Fluris. 

    Dans la perspective d’un charivari attendu pour le vendredi 13 décembre prochain, et après deux années de complète interruption, la cité chalabroise sera-t-elle cette fois au rendez-vous d’une tradition plus que tricentenaire ? Entendra-t-on scander à nouveau, « Vei fan les ans que tueron Fluris ! » ? 322 ans après une soirée de Sainte-Luce mise à profit pour envoyer le sieur Jacques Fleury, contrôleur à la chambre à sel de Chalabre, au tréfonds des ténèbres, que reste-t-il de la légende ?

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    Des questions qu’une assemblée réunie dernièrement au théâtre Georges-Méliès s’est posée avec plaisir et intérêt, en compagnie de Patrick Lasseube (photo ci-dessus), auteur d’un travail de recherche sur ce charivari unique, réalisé à la fin des années 1980. De retour en Kercorb où il retrouvait ses fidèles amis « Oustaliens », Patrick Lasseube a proposé des images d’hier mêlées à des témoignages sonores de Chalabrois aujourd’hui disparus, qui auront empli le théâtre d’une atmosphère troublante, assez pour faire frémir le linceul de Fluris.

    fluris,patrick lasseubeEn préambule, Christophe Roncalli avait offert des extraits du texte de Roger Boutellier, substitut général à la cour d’appel de Toulouse, évoquant « les milliers d’enfants qui, au cours des siècles, se sont retrouvés dans cet étrange et tonitruant cortège » (photo ci-contre).  

    Au fil des ans, l’image de Fluris s’est fanée et l’avenir du charivari est plus qu’incertain, mais après la présentation du diaporama de Patrick Lasseube, auquel étaient associés les élèves du collège Antoine-Pons et de l’école Louis-Pergaud, l’espoir renaît. Tout aussi solide que les liens assemblant la chose métallique traînée sur le pavé, le fil entre les générations n’est pas pour autant rompu. Les « arrossegaïres » (tireurs de traîneaux) de tous âges ont rendez-vous mercredi 11 décembre à 14 heures à la gare de Chalabre, où un atelier de confection de traîneaux sera ouvert.

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    Les Oustaliens à nouveau réunis

  • Fluris l’immortel, revient demain sur grand écran

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    Sur le circuit de la Halle

    Frédéric Plauzolles, Jean-Marc Clarac (Photos Patrick Lasseube, fin années 1980)

    « Le Sr Jacques Fleury de Montpellier, contrôleur au grenier à sel de Chalabre est mort le treizième et a été enseveli le quinzième décembre 1697 dans le cimetière de cette paroisse avec les prières et les cérémonies prescrites ».

    Cet acte de décès extrait des archives communales de Chalabre représente l’unique certitude historique permettant d’identifier le personnage « Fluris ». Et pourtant, nombre d’interrogations demeurent : Qui l’a tué ? Pourquoi ? Plus de trois cent ans ont passé et nul n’a réussi à ce jour à éclaircir les circonstances de cette disparition. Comme le démontre Patrick Lasseube à travers ses recherches menées en 1987 sur le Charivari traditionnel de Chalabre, la vérité se trouve enfouie dans la mémoire collective chalabroise. Mais de contradictions en hypothèses originales, la légende n’a jamais cessé de croître, si bien que Fluris aujourd’hui identifié n’est toujours pas démystifié. Trois semaines nous séparent à présent de la Sainte-Luce, date à laquelle les Chalabrois vont réveiller la mémoire de leur héros légendaire, mort il y aura exactement 322 ans, le vendredi 13 décembre prochain.

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    Incident mécanique et arrêt au stand

    Philippe Franot, Stéphane Ferrier

    Au deuxième plan, Marc Garros, Emmanuel Izart

    Auparavant, Patrick Lasseube sera de retour en Kercorb, où il présentera son diaporama ce vendredi 29 novembre au théâtre Georges-Méliès. Trois projections sont prévues, à partir de 13 h 45 pour les élèves du collège Antoine-Pons, à partir de 15 h 15 pour les écoliers de Louis-Pergaud, enfin pour les adultes et les grands enfants, à partir de 21 h. Patrick Lasseube présentera son travail de recherches aux côtés de ses amis les Oustaliens, amoureux des traditions et curieux d’en savoir plus, tout comme les Chalabrois qui se sont succédés au rythme d’un « chirbilhi » annuel, défoulement sonore à la mémoire de Fluris.

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    Les héros sont fatigués

    De gauche à droite. Au 1er plan : Didier Laffont, Eric Puerto, Emmanuel Izart, Stéphane Ferrier

    Au 2e rang : David Lacko, Joël Zabouraeff, Jean-Jacques Plauzolles, Philippe Oliver

  • Le charivari de Fluris, sous l’objectif de Patrick Lasseube

    patrick lasseube,fluris,les oustaliensAu coup de fusil, tiré par Gérard Roncalli, le charivari va commencer (Photo archives, Patrick Lasseube. De gauche à droite, Gérald Mourareau, Olivier Plauzolles, ?, Stéphane Montoro, Marc Garros).

    « Vei fan les ans que tueron Fluris ! » Chaque année au soir du 13 décembre, jeunes et moins jeunes participent à un tapage nocturne et pacifique consistant à battre le pavé en traînant des objets métalliques. Un « rambalh » qui perpétue le souvenir d’une mort violente, celle du Sieur Jacques Fleury envoyé « ad patres » un soir de décembre 1697, et dont on ne sait pas vraiment s’il était curé, braconnier, contrôleur de l’impôt du sel, bûcheron, valet du comte ?

    patrick lasseube,fluris,les oustaliensUn mystère vieux de trois siècles que Patrick Lasseube (photo), gascon d’origine, tentait de percer durant l’été 1984, aiguillé dans ses recherches par ses amitiés chalabroises et l’ethnologue Daniel Fabre. Ainsi commençait une grande enquête ayant pour but de collecter non pas l’impôt, mais les témoignages locaux auprès des doyens de la capitale du Kercorb. Conseillé par le département d’enseignement supérieur d’audiovisuel de Toulouse Le Mirail, Patrick Lasseube allait réaliser un remarquable diaporama, véritable outil informatif mis au service d’une vérité historique à dépoussiérer.

    Présenté en avant-première au mois de mars 1988 devant un parterre de Chalabrois attachés à la tradition, ce montage sera proposé le vendredi 29 novembre prochain, à partir de 13 h 45 pour les élèves du collège Antoine-Pons, et à partir de 15 h 15 pour les écoliers de Louis-Pergaud. La projection aura lieu au théâtre Georges-Méliès et sera suivie d’une troisième séance pour adultes et grands enfants, à partir de 21 h. Patrick Lasseube présentera son travail de recherches aux côtés de ses amis les Oustaliens, amoureux des traditions et curieux d’en savoir plus, tout comme les Chalabrois qui se sont succédés au rythme d’un « chirbilhi » annuel, défoulement sonore à la mémoire de Fluris.  

    Dans le même temps, la bibliothèque municipale en partenariat avec Il était une fois Chalabre, propose une exposition sur le charivari de Fluris, du lundi 18 novembre au vendredi 13 décembre (heures d'ouverture de la bibliothèque, 4 rue des Boulangers).

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  • C'était hier : « Charivari de Fluris » : Patrick Lasseube a mené l'enquête

    L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du dimanche 2 décembre 2007.

    patrick lasseube,flurisEn 1997, Patrick Lasseube (assis au centre) avait participé à la célébration du tricentenaire de la mort de Fluris (Photo archives Décembre 1997).

    « Vei fan les ans que tueron Fluris ! » Chaque année au soir du 13 décembre, jeunes et moins jeunes participent à un tapage nocturne et pacifique consistant à battre le pavé en traînant des objets métalliques. Un « rambalh » qui perpétue le souvenir d’une mort violente, celle du Sieur Jacques Fleury envoyé « ad patres » un soir de décembre 1697, et dont on ne sait pas vraiment s’il était curé, braconnier, contrôleur de l’impôt du sel, bûcheron, valet du comte ?

    patrick lasseube,flurisUn mystère vieux de trois siècles que Patrick Lasseube, gascon d’origine, tentait de percer durant l’été 1984, aiguillé dans ses recherches par ses amitiés chalabroises et l’ethnologue Daniel Fabre. Ainsi commençait une grande enquête ayant pour but de collecter non pas l’impôt, mais les témoignages locaux auprès des doyens de la capitale du Kercorb. Conseillé par le département d’enseignement supérieur d’audiovisuel de Toulouse Le Mirail, Patrick Lasseube allait réaliser un remarquable diaporama, véritable outil informatif mis au service d’une vérité historique à dépoussiérer.

    Présenté en avant-première au mois de mars 1988 devant un parterre de Chalabrois attachés à la tradition, ce montage sera présenté le jeudi 6 décembre prochain, à 13 h 30, aux élèves du collège Antoine-Pons et de l’école Louis-Pergaud. La projection aura lieu au théâtre municipal et sera suivie d’une deuxième séance pour adultes et grands enfants, à partir de 20 h 30. Patrick Lasseube présentera son travail de recherches aux côtés de ses amis Roland, Bernard et Jean-Marie, amoureux des traditions et curieux d’en savoir plus, tout comme les générations de Chalabrois qui se sont succédé au rythme d’un « chirbilhi » annuel, défoulement sonore à la mémoire de Fluris.

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    Quand le fantôme de Fluris dévoile une stèle à sa mémoire (Photo archives Décembre 1997).

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    Archives, Théâtre municipal 6 décembre 2007

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    Archives, Théâtre municipal 6 décembre 2007

  • Patrick Lasseube expose à la bibliothèque municipale

    patrick lasseube,bibliothèque chalabrePatrick Lasseube entretient des relations privilégiées avec ses amis du pays chalabrais. 

    Le 16 mars à Montségur, quel que soit le temps, au pied de la stèle érigée le 6 juin 1960 à l’initiative de Déodat Roché, hommage est rendu, sans cérémonie, aux « hérétiques vêtus » mis à mort par le feu le 16 mars 1244.

    Ces rendez-vous immortalisés sous l’objectif de Patrick Lasseube, sont présentés au 4 rue des Bains-douches, où le vernissage a permis par clichés interposés et racontés, de saluer la continuité sans faille d’une présence, chaque 16 mars, aux abords du Prat dels Cremats. L’occasion de retrouver les « Ostaliens » de Chalabre, réunis sous le « Pog » depuis 1976, mais également Monseigneur Jean-Marc Eychenne, évêque de Pamiers, Couserans et Mirepoix, porteur de la parole des Catholiques d’Ariège concernant le drame cathare, en l’église de Montségur le 16 octobre 2016.

    L’exposition est visible jusqu'au 4 août prochain, aux horaires d'ouverture de la bibliothèque (lundi, jeudi, vendredi : 9 h-12 h et 14 h-16 h et mardi : 9 h-12 h et 16 h 30-18 h 30).

    patrick lasseube,bibliothèque chalabre

    patrick lasseube,bibliothèque chalabre

  • 16 Mars à Montségur

    Patrick Lasseube et la bibliothèque municipale ont le plaisir de vous inviter au vernissage de l’expo photos : « 16 Mars à Montségur » (Photos de Patrick Lasseube), le mercredi 26 Juillet à 17 h 30, dans les locaux de la bibliothèque municipale. L'expo sera visible jusqu'au 4 août prochain, aux horaires d'ouverture de la bibliothèque (lundi, jeudi, vendredi : 9 h-12 h et 14 h-16 h et mardi : 9 h-12 h et 16 h 30-18 h 30).

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  • 314 ans après : « Bei fan les ans que tuèron Fluris »

    L'article qui suit a été rédigé par Patrick Lasseube, également auteur dans les années 1980, d'un excellent travail de recherche sur le charivari de Fluris. En décembre 2007, ce dernier était revenu en pays chalabrais afin de présenter images et témoignages sonores, collectés auprès de Chalabrois aujourd'hui disparus.

    Mardi 13 décembre dernier, à l'heure fixée pour célébrer un nouveau "chirbilhi", Patrick Lasseube, dépositaire d'un fabuleux trésor, était une nouvelle fois aux côtés des petits "arrosegaïres"   

    Fluris 2011.jpgPetit « arrossegaïre » deviendra grand.

    Les jeunes n’ont pas oublié la Sainte Luce et l’anniversaire de la mort de Jacques Fleury un 13 décembre 1697. Une tradition bien ancrée en Kercorb depuis 314 ans. Le mérite en revient aux jeunes et plus particulièrement à  Clément, Pierre, Thomas et Hugo qui depuis plusieurs semaines ne ménagent pas leur peine dans les préparatifs : réalisation d’une affiche pour les vitrines des commerçants, distribution d’un tract d’information aux écoles, collecte de boîtes vides de conserves  métalliques  à la cantine…sans oublier l’achat de quelques pétards. A l’heure du tout plastique, du tri sélectif  et du dépôt à la déchetterie des objets usagés, les jeunes nous font part des difficultés à confectionner les fameux traîneaux  qu’ils traînent  dans les rues de la ville. Et le son des objets métalliques est irremplaçable car il est le plus intense. Ainsi casseroles, pelles, tuyaux de poêle étaient encore présents, cette année. Plus d’une trentaine de jeunes « arrossegaïres », nom donné à ceux qui tirent les traîneaux de ferraille, ont pris place en tête de cortège - le plus jeune n’avait pas trois ans, mais il tirait avec fierté une boîte de conserve attachée à un bout de ficelle - suivis par autant d’adultes parmi lesquels quelques barbes et cheveux blancs heureux d’apporter  leur soutien inconditionnel à cette tradition dont ils ont été les animateurs il  y a plus de cinquante ans.

    Fluris 2011 bis.JPGClément, Pierre, Thomas et Hugo, prêts pour un nouveau rendez-vous avec la tradition.

    De temps en temps le cortège bruyant stoppe sa marche. A ce moment là,  jeunes et  aînés associent leurs voix pour crier : « Bei, fan les ans, que tuèron Fluris ».

    Grâce aux travaux de recherche réalisés en  1984,  nous savons que Jacques Fleury était receveur à la chambre à sel  de Chalabre qu’il fut assassiné dans la nuit du 13 décembre 1697 pour avoir mis enceinte une jeune veuve d’une famille de notables chalabrois, les Duranat. Des recherches dans les archives publiques sont en cours pour essayer d’avoir une meilleure compréhension de ce charivari populaire unique en Europe.

    Ainsi sur les registres de l’état civil de la commune figure bien la naissance de Jeanne,  fille naturelle de Toinette Duranat. Née un 10 décembre 1696, elle décède trois jours plus tard le 13 décembre 1696. Son père supposé, Jacques Fleury âgé de 48 ans sera quant à lui, assassiné un an après jour pour jour un 13 décembre 1697. Ceci n’est pas un hasard. Cette année encore, la magie du bruit et de la lumière des pétards a encore une fois résonné dans les rues de Chalabre. Les Chalabrois sont sortis sur les pas de porte ou ont prodigué depuis leur fenêtre des encouragements à la joyeuse troupe bruyante. Le tour de ville s’est achevé sous la halle où éclatèrent les dernières détonations dans l’amoncellement de tous les traîneaux métalliques. Avant de se disperser les jeunes, qui revendiquent leur droit à perpétuer cette tradition ancestrale,  se sont publiquement engagés pour préparer  Fluris en 2012.