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taipei 101 tower

  • C'était hier : Une oeuvre d'art pour le bassin du Cours d'Aguesseau

    L'article mis en ligne avait été publié dans l'Indépendant, édition du vendredi 22 octobre 2004.

    ariel moscovici,bassin du cours d'aguesseau,taipei 101 towerUn symbole sculpté sur le cours, entre ciel et terre (photo archives Octobre 2004).

    C'était au temps où les vaches d'Irène et Aurélie descendaient des verts pacages de la Terre Blanche, pour venir se désaltérer dans les eaux claires du bassin du Cours d'Aguesseau. Une scène de la vie quotidienne que les Chalabrois gardent bien au chaud dans leur mémoire, depuis qu'Irène et Aurélie sont parties, depuis que leurs protégées ont déserté leurs quartiers de la rue du Presbytère.

    ariel moscovici,bassin du cours d'aguesseau,taipei 101 tower

    Certaines fois pourtant, les reflets du vieux bassin renvoient les images de ce passé, à travers une eau que filtre une sculpture apposée récemment par les services municipaux. Elle est l'oeuvre du sculpteur Ariel Moscovici, qui a également créé un ensemble de huit sculptures destinées à orner le parvis de la Taipei 101 Tower sur l'île de Taiwan. Dressée vers le ciel sous la forme d'une fleur de bambou, dans un style clairement inspiré de la tradition chinoise, la tour la plus haute du monde (508 m) arbore sur sa base, le fruit d'une création imaginée dans un atelier du Kercorb. Comme le joyau qui met aujourd'hui en valeur le bassin du Cours Henry d'Aguesseau, taillé dans du granit rose clarté venu de Bretagne (Perros-Guirrec). Une réalisation née dans l'atelier de Philippou, près de la gare de Rivel, où Ariel Moscovici, lauréat du premier prix de la Biennale internationale de sculpture à Collioure, pratique son art.

  • De Philippou à Taiwan

    Moscovici I.JPG

    Ariel Moscovici et ses oeuvres peu avant leur départ de Philippou pour Taiwan.

    Embarquées dans la cité phocéenne en janvier 2004 pour un périple qui les a acheminées de Philippou vers l'île de Taiwan, les oeuvres du sculpteur Ariel Moscovici composent la touche finale de la « Taipei 101 Tower », inaugurée le 17 octobre 2003. Celle-ci se dresse vers le ciel sous la forme d'une fleur de bambou dans un style inspiré de la tradition chinoise. Ce que l'on sait moins, c'est que cette tour haute de 508 mètres (la plus haute jamais construite jusqu'en juillet 2007), arbore sur sa base le fruit d'une création réalisée dans un atelier du Kercorb.

    A pied d'oeuvre durant deux ans dans son atelier voisin de la gare de Rivel, Ariel Moscovici a créé un ensemble de sculptures dont les formes font référence à l'univers tel que la philosophie chinoise peut le percevoir. Tel qu'il apparaît dans le Yi-King (le Livre des Transformations) ou dans le Wu Ch'i Ching (les Annales de la Guerre), qui contiendraient une description des huit formations tactiques fondamentales. Taillés dans des blocs de granit rose clarté venus de Bretagne (Perros-Guirrec), ce sont au final huit éléments complémentaires qui sont disposés en cercle sur le parvis de la tour. Huit comme le chiffre porte-bonheur synonyme de réussite symbolisé par les huit sections qui forment la «Taipei 101 Tower», auxquelles sont venues s'ajouter juste avant l'ouverture au public, les huit pièces d'art réalisées par Ariel Moscovici.Moscovici II.JPG

    La symbolique chinoise relative à l'univers est présente dans chacune des huit sculptures.

    Lauréat du premier prix de la Biennale internationale de Sculpture à Collioure en 1990, Ariel Moscovici expose régulièrement en France (Grand Palais), en Belgique, mais aussi à Nagoya, Kyoto, et Taiwan où la maquette de son projet aura été retenue pour venir parachever un joyau d'architecture et de haute technologie, "entre ciel et terre".