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  • Clap de fin pour le festival «Souriez, c’est pour rire !» en Chalabrais

    Fest Rire I.jpgLa quatrième édition du festival « Souriez, c'est pour rire ! » s'est achevée dimanche sous un franc soleil et un chapiteau comble à Puivert. Après Cirk Oblique, la compagnie Silobulle a régalé un public de petits et grands, mêlant burlesque, musique et dialogues improbables.  

    Tout avait commencé vendredi par une inauguration pas comme les autres à Chalabre : « La cérémonie » de Cirque en Kit aura séduit autant que dérouté un public étroitement mêlé à la scène. Samedi soir  à Sainte-Colombe-sur-l'Hers, les Fabulax ont revisité en chansons le répertoire de Ricet Barrier. Même ceux qui ne connaissaient pas ont joui de la poésie des mots, et de la mise en scène de ces « z'amours z'agricoles ».  Les coups de coeur sont aussi multiples que variés : envolées blues de « Sébastopol », le one man's band, acrobaties de « Silobulles », un couple argentin venu de Lille, la caravane de « Km et Compagnie » transformée en basse cour, les déambulations de marionnettes autour du lac, la vie de Touiavii et son regard sur les « Papalaguis » (les occidentaux) par « les singes hurleurs », les contes succulents de Colette Migné, les vastes chapeaux de Véro, faits de récupération, les jeux olympiques de « Marcello », poupée de papier endiablée animée par « Les petites choses ». Sans oublier la balade contée de dimanche  matin : un conte africain, une forge ressuscitée, une visite insolite de Puivert. Mais Chalabre et Sonnac ont pu partager quelques bons moments du festival, entre marché et repas du samedi et visite de troupes en journée.Fest Rire II.jpg

    Fest Rire IV.jpgUn festival, ce sont aussi des bénévoles, les comités des fêtes et MJC, qui ont soutenu le Foyer d'éducation populaire de Chalabre et la Communauté de communes du Chalabrais dans cette organisation : hébergement, technique, signalétique, repas sous la halle, buvette, animation du « chant des bois »... Il faut citer enfin l'indispensable soutien financier du département, de la région et de l'Etat et l'appui logistique des mairies concernées.

    A l'heure du bilan, la satisfaction d'une belle aventure partagée ravit les organisateurs. Tous les acteurs de ce festival sont maintenant réunis pour aborder celui-ci de manière plus critique, afin de l'améliorer et le poursuivre.  

  • Les montagnards sont toujours là

    Canigou Rando 2009 I.jpgDaniel, Yves, Jean et Florian ont coupé l'effort au pied de la croix forgée du Canigou.

    L'heure n'étant pas tout à fait venue de remiser le sac à dos, les randonneurs du Kercorb prenaient dernièrement la direction du Roussillon et plus précisément de Vernet les Bains, point de départ d'une nouvelle balade vers le sommet du Canigou. Après être passé à hauteur de Bélesta de la Frontière et apprécié dans le jour naissant la beauté des orgues de Ille sur Têt, le quatuor en quête d'altitude arrivait à pied d'oeuvre. La mise en route à travers les bois ceinturant le refuge de Marialles allait s'effectuer d'un pas tranquille, la route était longue et le soleil déjà présent. Engagés sur les traces de Guillaume et Jean-Pierre, qui les avaient précédés à l'occasion du Championnat du Canigou disputé le 2 août dernier, Daniel Lopez, Florian Fondecave, Jean Plauzolles et Yves Mourareau arriveront sans encombre à la Cabane Arago. Un petit-déjeuner partagé à la fourchette et au verre à pied permettra de recharger les accus et d'envisager en toute sérénité la deuxième partie de l'ascension vers la montagne-symbole des Catalans. Il suffisait alors pour atteindre le sommet et ses 2784 mètres, d'escalader les 80 mètres de la cheminée finale (photo), passage obligé pour qui veut s'offrir une vue plongeante sur les beautés de la Côte Vermeille.Canigou Rando 2009 II.jpg

     Et pourtant le plus dur restait à faire car pour accéder à la croix forgée drapée dans les couleurs sang et or, nos Chalabrois devront se glisser dans une insolite file d'attente. A l'inverse des pèlerins de la « Trobada de Sant Joan », le quatuor ne tardait pas à rejoindre vallée et voiture, en se demandant quel nouveau pic mettre au programme avant l'arrivée des premières neiges.     

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  • Où est passé le char de la place du Pont Rouge ?

    Ben Hur Sicre.JPG

    L'imagination au pouvoir sur les berges du Chalabreil.

    Sa présence ne pouvait échapper à l'attention du promeneur qui emprunte la passerelle jetée sur le Chalabreil, un char tout droit sorti d'un colisée romain surveillait depuis quelques années déjà les allées et venues du quidam chalabrois. Véhicule des guerriers, synonyme de conquête militaire, ce superbe char, fruit d'une imagination fertile, était longtemps resté une œuvre anonyme.

     Une chose était certaine, meilleur endroit que la place du Pont Rouge ne pouvait être choisi  par Jean-Claude Sicre, pour exposer à l'œil critique ce symbole divin. C'est en effet dans un char rouge de feu que le prophète Elie fut transporté vers le ciel, comme pour figurer la primauté de l'esprit sur le corps, nécessairement détruit lors de l'ascension.

    Chacun pouvait trouver dans cette œuvre métallique la symbolique qui lui convenait. Pour les Hindous par exemple, le char est une évocation de l'égo, le cocher (esprit) utilise les rênes (volonté et intelligence) pour maîtriser les chevaux (force vitale) qui tirent le char (corps). Loin peut-être de toutes ces interprétations, ce digne descendant de Ben-Hur ne descendait-t-il pas tout simplement des thermes de la Terre Blanche où il avait eu tout loisir de faire ses ablutions ?

    Aujourd'hui ce fier guerrier a disparu sans laisser de trace, parti comme il était venu, certainement appelé vers d'autres théâtres de combat.    

  • Du Blau au Chalabreil

    C'est la fête à Sonnac

    Avant d'attaquer la cueillette des pommes, la commune fera la fête en ce dernier week-end du mois d'août. Ces festivités annuelles débuteront vendredi 28 à 22h avec la disco Olive & Co. Samedi 29 à 14h, concours de pétanque en doublette, 19h apéritif et banda, 22h 30 feu d'artifice et grand bal animé par l'excellent orchestre De Michel.

    Dimanche 30, messe à 11h en l'église Saint Jean-Baptiste avec participation musicale des solistes de De Michel. A 12h, apéritif concert, puis de 16h à 20h thé dansant animé par l'orchestre De Michel. Comme les années passées, le village de Sonnac sur l'Hers sera à peindre durant la journée de dimanche. Les artistes peintres sont invités à sortir leur palette.

    La fête se poursuivra à partir de 20h avec une animation assurée par une banda. Le comité des fêtes de Sonnac sur l'Hers et son président Roland Fourcassa vous attendent nombreux pour clôturer le mois d'août en musique.    

    Randonnée VTT.

    Le dimanche 6 septembre se déroulera une randonnée VTT sur les sentiers environnants de la commune de Sonnac sur l'Hers (trois circuits au choix). Pour tout renseignement, contacter Roland au 06 74 64 87 60 ou Gérard au 06 71 36 84 77.

    Un stand « Bois énergie » aux Journées Forestières d'Axat.

    Les samedi 5 et dimanche 6 septembre prochains, la charte forestière du Chalabrais organise un stand sur le bois énergie à l'occasion des journées forestières d'Axat. Agriculteurs, professionnels de la filière bois, ou particuliers intéressés par le chauffage au bois, ce stand sera là pour vous.

    Samedi et dimanche matin à partir de 10h15, démonstration de broyage et participation à une discussion sur la mobilisation du bois destiné à devenir de la plaquette forestière. Des professionnels et des élus aborderont les difficultés qui peuvent être rencontrées et les façons d'y faire face. Seront également présents lors de ces discussions le service des énergies renouvelables du Conseil général de l'Aude, le Pôle Énergies 11, Bois Énergie 66 et l'Espace Info Énergies.

    Les après-midi seront consacrées à des démonstrations de broyage de bois en plaquette par Serge Bacave, entrepreneur du Chalabrais, et de fonctionnement de chaudières à plaquettes et divers poêles à bois. Sur cette action, la Charte forestière de territoire du Chalabrais est subventionnée par le Conseil général de l'Aude et la Communauté de Communes du Chalabrais. Pour plus d'informations sur la Charte forestière, consulter le site www.coopcft.org.

  • La sentinelle foudroyée trône sur la route des Crêtes

    Arbre En Cremo.JPGSur les hauteurs d'En Crème, l'ormeau et sa silhouette tourmentée.

    Qu'ils soient promeneurs ou bien encore ramasseurs de champignons, les habitués du sentier qui mène vers la route des Crêtes ne manquent pas de s'accorder quelques minutes de repos au pied de l'ormeau géant qui veille sans relâche mais en vain auprès de la ferme abandonnée d'En Crème.  

    Telle une sentinelle oubliée aux quatre vents, cet arbre aussi vieux que les pierres, fut certainement planté là par les tout premiers résidents de la ferme. Selon une tradition bien établie qui voyait les habitants d'une demeure nouvellement érigée, planter à proximité un ormeau, symbole de liberté.

    Foudroyé par une violente nuit d'orage dont les plus anciens n'ont pas le souvenir, l'ormeau d'En Crème et sa silhouette tourmentée n'en finissent pas de languir dans leur solitude.

  • Football : Le FCC s’impose à Quillan

    Fabien C.jpgFabien Conte a signé son retour chez les manchots.     

    La première sortie de la saison effectuée dimanche 23 août pour le compte du premier tour de la coupe de France s'est soldée par une victoire du FCC I aux dépens du onze de la Haute-Vallée, score final 3 à 2. Les Quillanais engagés cette saison en promotion de 1ère division attaquaient la rencontre sur un rythme très élevé, trouvant rapidement leurs marques pour inscrire un but au terme du premier quart d'heure (1/0). D'une belle tête, Cédric Estival transfuge du FCC doublait la mise à quelques minutes de la pause, sifflée par Jean Olivera (2/0). Le deuxième temps verra les représentants des Trois Quilles évoluer sur un tempo moins fringant tandis que le capitaine Fabrice Canal et ses partenaires parviennent à produire du jeu. Plus en jambes, les « bleu et blanc » vont revenir au score par le biais de Sylvain Dumons qui récupère un coup-franc tiré par son capitaine pour tromper le gardien quillanais du plat du pied (2/1). A la demi-heure de jeu une nouvelle attaque permet à Sylvain Dumons de décocher un tir à l'angle des dix-huit mètres, lequel va se loger dans l'équerre du FCVH. Le FCC a refait son retard et va finir par prendre l'ascendant sur des locaux qui perdent Jérémy Escola, crédité d'un carton rouge. A un quart d'heure du trille final, Fabien Conte bénéficie d'une déviation de Philippe Lara pour signer lui aussi un tir canon dans l'angle de la cage adverse (2/3). Plus rien ne sera marqué et le team fanion du Kercorb décroche son billet pour un tour supplémentaire en coupe de France. Pour l'anecdote, il faut signaler que les deux buteurs du jour pour le FCC évoluaient déjà sous les couleurs chalabroises la saison passée, mais c'était avec l'USC Kercorb XV.    

  • Le jeudi 24 août 1944, Victor Baro et la 2e DB entraient dans Paris occupée

    Portrait Victor Baro.JPG

    Le sergent Victor Baro alias Juan Rico, sous l'uniforme de « La Nueve ».

    La célébration du 65e anniversaire de la libération de Paris offre l'occasion d'évoquer le souvenir de notre concitoyen Victor Baro, combattant de la première heure disparu en 1987 et qui prit part aux combats pour la libération de Paris aux côtés de ses compagnons de « La Nueve », élément avancé de la 2e DB commandée par le général Leclerc.

    Constituée en Tripolitaine en février 1942, la « Force L » appartenait au Régiment de Marche du Tchad, premier régiment rallié à la France libre, véritable brigade internationale à forte dominante française. Le 8 mars 1943, la campagne d'Afrique est terminée, les forces françaises font route vers l'Algérie et le Maroc. C'est à Sabratha, région de Tripoli, que la « Force L » va devenir la 2e division française libre dans les forces combattantes, puis le 24 août 1943, la 2e division blindée (2e DB), équipée avec du matériel américain.

    Le général Leclerc confie alors au jeune lieutenant de réserve Raymond Dronne, le commandement d'une compagnie dans laquelle une forte majorité de volontaires espagnols est recensée. Ces hommes ont combattu dans les rangs de l'armée régulière de la République ou dans les milices populaires face aux militaires factieux du conspirateur Franco. Certains sont en Afrique du Nord arrivés directement depuis l'Espagne, les autres en nombre plus important ayant quitté la France et les camps d'internement après le tragique épisode de la « Retirada » en février 1939. C'est le cas de Victor Baro, natif de Barcelone et détenu dans le camp du Barcarès d'où il « s'échappe » en s'engageant dans les Corps Francs d'Afrique du Nord. Ces éléments façonnés par une guerre fratricide et motivés par leur soif de revanche sur les troupes d'Hitler, qu'ils ont affrontées dans leur pays, vont intégrer une compagnie qui sera baptisée « La Nueve » (la 9). En mai 1944, ces troupes embarquent à Oran sur le navire Franconia, direction la Grande-Bretagne via le Groenland et l'Islande. Débarquées dans le port écossais de Greenhoc, elles réceptionnent leur matériel de guerre en provenance de Casablanca. Leurs véhicules seront baptisés de noms évoquant l'Espagne et sa république étranglée, Teruel, Madrid, Guernica, Guadalajara, Brunete, et les Cosaques, pour le half-track de commandement du lieutenant Dronne. Ils sont Espagnols, ils sont en Angleterre, ils sont équipés d'uniformes américains et ils se battent dans une unité française.

    Nueve.jpgLa 9e Compagnie, au premier rang Raymond Dronne (5e à partir de la droite), au 4e rang Victor Baro (1er à partir de la droite).

    Quand la radio annonce le débarquement en Normandie, la 2e DB intégrée à la IIIe armée américaine du général Patton s'élance sur les routes de l'Angleterre, direction Southampton. Le 4 août, Juan Rico, nom de guerre du tirailleur lourd Victor Baro et ses compagnons posent le pied sur le sol de France à Saint Martin de Varreville (Utah Beach). Le 12, ils sont à Alençon où Victor Baro et Manuel Lozano mettent hors de combat un blindé chenille allemand armé de mitrailleuses qui remontait la colonne, ce qui leur vaudra la croix de guerre avec citation. Le 21 août, alors qu'il se trouve devant Argentan, le général Leclerc est informé que la Résistance, qui s'est soulevée à Paris le 18 août, livre de violents combats dans toute la ville.

    Mais en date du jeudi 24 août, les troupes des colonels Billotte, Dio et Langlade sont toujours bloquées aux portes de Paris. Leclerc qui applique les principes de l'attaque à tout prix depuis que les Français sont entrés en Normandie, lance un ordre au capitaine Dronne : «Dronne, filez sur Paris, entrez dans Paris, passez où vous voudrez, dites aux Parisiens de ne pas perdre courage, que demain matin la division toute entière sera dans Paris».

    Le soir même à 20h 41, trois chars et trois sections sur half-track de « La Nueve » entrent dans Paris par la Porte d'Italie. C'est une folle kermesse, une foule immense entoure les voitures et embrasse les équipages. A 22h 20, il fait encore jour lorsque les sections Michel Elias et Miguel Campos de la 9e Cie arrivent sur la place de l'hôtel de ville, accueillies par les FFI du colonel Henri Rol-Tanguy, ancien des Brigades Internationales, blessé sur le front de l'Ebre. Une formidable Marseillaise retentit et les cloches de Paris sonnent à toute volée, accompagnées par le bourdon de Notre-Dame. Juan Rico et l'avant-garde du Régiment de Marche du Tchad sont reçus en héros dans Paris libérée. Plus tard dans la soirée, Raymond Dronne installé dans un lit de camp à même le trottoir entendra monter un chant hérité de l'Espagne des guerres napoléoniennes, le fameux «Paso del Ebro ».

     « La Nueve » prolongera les combats en direction de l'Allemagne, pour atteindre Berchtesgaden et le nid d'aigle d'Hitler, le 5 mai 1945. Des 144 hommes de « La Nueve » qui embarquèrent à Southampton, seuls seize purent apprécier une liberté retrouvée.