Cet article avait été publié dans l’édition de l’Indépendant du vendredi 6 août 1999. Depuis, le quai de transfert s’est déplacé de quelques hectomètres, muni d’un règlement en bonne et due forme. Lequel ne laisse aucune chance à l’étourdi bricoleur qui n’a pas actualisé les bons horaires d’ouverture. « Jadis », une remorque chargée jusqu’aux ridelles se voyait invariablement délestée de son fardeau dès l’arrivée à quai. Certains jours d’aujourd’hui, il n’est pas rare de voir cette même remorque effectuer d’étranges navettes, entraînée par un pilote manifestement chagrin. Les temps changent, mais ce petit retour en arrière offre surtout l’occasion d’adresser à l’ami Denis, devenu aujourd’hui le messager de la première heure, tous nos souhaits de prompt rétablissement.
Denis et Dominique se relaient au service de la communauté (photo archives août 1999).
Ils s’appellent Denis, Dominique, Jacques, Alain ou Pedro et ont un signe distinctif qui ne saute pas forcément aux yeux, ces jeunes gens travaillent chacun à leur tour pour la préservation de notre patrimoine naturel. Ils sont ou ont été les agents d’entretien chargés de la surveillance du quai de transfert route de Mirepoix, aménagé et mis en service en 1991. Ce centre de collecte et d’élimination des déchets qui jouxte l’ancienne gare de Chalabre a ainsi permis de supprimer l’ensemble des décharges sauvages sur les communes de Rivel, Ste Colombe sur l’Hers, Puivert et Sonnac.
Comme ses compagnons ont pu le faire auparavant, Denis Mamet assure à son tour une permanence des plus assidue du lundi au samedi, afin de faciliter les opérations de tri sélectif que nos concitoyens sont invités à réaliser, et ce dans le but de faciliter le recyclage de nos déchets. De temps à autre, Denis reçoit un coup de main très apprécié de la part de son copain Dominique, un ancien dans la maison. Qu’il nous soit permis d’adresser un clin d’œil amical à ces deux compères, qui s’emploient avec ardeur et dévouement tout au long d’une journée sur les quais.
Adeline Cros est remontée sur la plus haute marche du podium.
Arrivée juste dans les temps pour inscrire son lièvre sur le 10 km, et son ami Jean-Pierre Silvestre sur le semi-marathon, Adeline Cros se calait aux avant-postes, Place de la Victoire, parmi les 658 candidats aux lauriers. Le starter libèrera tout ce petit monde à 8h 30 et malgré un soleil déjà chaud, Adeline Cros fera mieux que suivre le mouvement, en direction de Cabestany et le clos Banet, en passant par les jardins arboricoles de St Jacques. Pour une arrivée sur le parvis du Palais des Congrès, à quelques mètres d’un Castillet simplement majestueux. Au bout de l’effort accompli, et malgré un léger vent de travers, Adeline boucle la distance en 43’ 38’’, 87e place au scratch et 1ère dans la catégorie V2. Egalement classé dans la catégorie V2, le lièvre, à l'image de son congénère de la fable, passera la ligne un peu plus tard, en 46’ 21’’ (123e au scratch et 11e V2), tandis que sur le semi, Jean-Pierre Silvestre gêné par la chaleur terminera 292e sur 441 en 1h 58’.
Jean-Pierre Silvestre (dossard 1463), facile lors du premier passage au pied du Castillet (photos Marc Cros).