L’article qui suit avait été publié dans l’Indépendant, édition du vendredi 8 février 2002.
Une fois bâtie, la maison sera démontée pour être livrée clé en main à son futur propriétaire (Photos archives, Février 2002).
Il existe à l’orée de la forêt de Rivel, un chantier singulièrement original qui recevait tout dernièrement la visite des élus de la communauté de communes du Chalabrais. Emmenée par Danièle Wyrwich et MM. Gaston Bauzou, Lucien Clergue, Jacques Laffont, Roger Rosich, Jean-Pierre Salvat, et Jacques Montagné, conseiller général, la délégation est venue saluer le travail de Pierre Madic, maître artisan installé sur les hauteurs du Riveillou depuis 1999.
Pierre Madic (à gauche), a accueilli les élus du pays chalabrais
Animé par le désir de promouvoir l’usage du bois de construction, Pierre Madic bâti des maisons à partir d’essences locales, maisons qui une fois érigées, seront démontées pour rejoindre une destination finale, choisie par le commanditaire. Dans un univers où le béton est roi, Pierre Madic, ancien ingénieur au CNRS, veut redonner au bois toutes ses lettres de noblesse : « De plus, retirer le bois du cycle naturel pour l’employer dans le bâtiment, retarde sa transformation en CO2 par décomposition. Par la charte signée en 2001 avec les pouvoirs publics et les syndicats professionnels du bâtiment et des travaux publics, les constructeurs se sont engagés à augmenter de 10 % la part du bois dans les bâtiments, proportion portée à 12,5 % en 2010. Cette mesure permettra de retirer du circuit sept millions de tonnes de CO2 par an ».
Bien évidemment, les contraintes techniques sont nombreuses, chaque pièce de bois est un petit chef-d’œuvre qui sera référencé avant un assemblage final harmonieux et millimétré. Et si le prix de revient d’une telle construction est 10 % plus cher qu’une maison traditionnelle, l’entretien est moindre et l’isolation garantie à toute épreuve. Pour l’heure, le carnet de commandes est bien rempli, les contacts nombreux, et la dernière production en date de Pierre Madic est partie cette semaine vers les Alpes de Haute-Provence.
Régine présente de superbes spécimens de bonsaï (Photo archives, janvier 2002).
Pour les non initiés, Didier précise que le bonsaï n’est pas obtenu à partir d’une graine, mais prélevé dans la nature, et il suggère de commencer avec l’ulmus parvifolia, parce qu’il est très rustique. Notre horticulteur visiblement très expérimenté parvient ainsi à créer de véritables oeuvres d’art à partir de semis, de sauvageons, de boutures ou par marcottage. Une technique qui consiste à enterrer ou enraciner un organe végétal aérien qui sera ensuite séparé de la plante mère. Il s’agit alors de retrouver les formes des arbres telles qu’elles se présentent dans la nature, formes en balai, tronc incliné, en cascade, troncs multiples…

