Olivier Ferrier (au centre), avec les élus à la cabane PC du Maquis.
Dimanche 2 août, un hommage a été rendu aux combattants du Maquis de Picaussel, haut lieu de la Résistance audoise, et aux habitants du hameau martyr de Lescale, à la faveur d’une cérémonie célébrée en plusieurs temps, par les élus puivertains, aux côtés d’Olivier Ferrier, nouveau maire de la commune.
Enveloppée dans la brume, la cabane du maquis, dans laquelle était établi le PC de la Résistance de 1943 à 1944, a ouvert ses portes à une délégation venue saluer « les valeurs d’un héritage légué par des hommes ayant sacrifié leur jeunesse et fait don de leur vie, pour défendre une liberté en danger ».
Les élus se sont ensuite rendus au sommet du col de Babourade (photo ci-dessus), devant la stèle érigée en souvenir d’Auguste Escriva, mort à 17 ans, puis dans les lacets qui s’élèvent au-dessus du hameau de Lescale, au pied du monument à la mémoire de Jean Carbou et Joseph Lebret. Ainsi était honorée la mémoire de trois jeunes maquisards tombés le 6 août 1944, lors d’accrochages intervenus avec les hommes de la 11e panzer division. Lesquels incendieront le hameau de Lescale, le 9 août suivant, exaction menée en représailles après l’échec enregistré face à « Ceux de Picaussel », organisés aux côtés de Lucien Maury et Marius Olive. La cérémonie s’est prolongée devant la Baraque du Souvenir, bâtie en 2011, à l’identique des habitations proposées aux habitants de Lescale après l’incendie.
Olivier Ferrier maire, Michel Sales, président des anciens combattants et sympathisants de Puivert, Madeleine Pujol et Roger Allemand, élus, Eliane Argelès et Marie-Christine Deloustal pour l’association Les Amis de Lescale, ont fleuri chacun de ces lieux, témoins des combats et du sacrifice des Maquisards de Picaussel, mais également de la solidarité, la fidélité et l’honneur des habitants de Lescale qui les ont soutenus, au prix de lourdes représailles infligées par l’occupant.
Michel Sales, Olivier Ferrier et Roger Allemand, au PC du Maquis
Roger Allemand et Madeleine Pujol, à la mémoire de Jean Carbou et Joseph Lebret
La traction avant Citroën du Maquis, réquisitionnée pour servir aux missions diverses...
... et ce qu'il en reste aujourd'hui
L'association « Chalabre en sérénade » invite à célébrer la musique les vendredi 7 et samedi 8 août prochains. Pour l’occasion, chacun est invité à venir coiffé, s’il le veut, d’un chapeau au design de son choix. Comme un clin d’œil au passé chapelier du pays chalabrais, quand le couvre-chef était de mise.




« La patronne des musiciens est le plus souvent représentée jouant de l'orgue ou bien de la harpe. Après les concerts d'orgue de fin juin et début juillet, voici la harpe ! ». Clelia Munoz Mertens, harpiste de renommée internationale, donnera une heure musicale le vendredi 14 août, à 18 heures, en la chapelle Sainte Cécile. Au programme, musique baroque et musique sud-américaine. « L'assistance sera gratuite, mais l'on pourra désirer soutenir les actions de l'Association Rivel Patrimoine ». Les conditions de sécurité précédentes seront maintenues, et même renforcées car le port du masque sera obligatoire pendant le concert. Le nombre de places sera strictement limité, il est conseillé de s'inscrire à l’adresse :
Clelia Munoz Mertens, née en Argentine, fait ses premières études de harpe à Buenos Aires, qu’elle poursuit à Paris avec Pierre Jamet . Ses premiers concerts ont eu lieu en Amérique latine. Ses débuts européens ont été réalisés à Londres dans le Wygmore Hall. A Paris elle a joué à la salle Pleyel et au théâtre des Champs-Élysées en soliste avec l’orchestre de Lyon et avec I Solisti Veneti et avec les Solistes de Zagreb, avec lesquels elle a réalisé deux tournées, l’une en Tchécoslovaquie, qui se terminera au festival de Prague, et une autre en Yougoslavie. 