Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

C'était hier - Page 653

  • Un jour, une image

    La photo mise en ligne ci-dessous, appartient à la collection de Louis Monnier, dont les archives sont précieusement conservées par Robert Voltes, son petit-fils. Photographe bien présent dans la mémoire des Chalabrois, Louis Monnier rendait visite ce jour-là à un groupe de travailleurs profitant d'une journée de répit. C'était en 1941, sur les hauteurs de Corbières, à la ferme de La Tuilerie, où des bûcherons espagnols travaillaient au débardage de la forêt et à la confection du charbon de bois. Après avoir transité par les camps de concentration du Roussillon et du Sud-ouest, ces Républicains espagnols exilés, avaient bénéficié de contrats de travail, grâce à la solidarité de militants locaux. La création de groupes de travailleurs étrangers, permettra ensuite aux guerrilleros partisans de la IIe République espagnole, de participer à la Résistance, dans les maquis de l'Aude et de l'Ariège. Tout en bénéficiant d'une activité de couverture, de par leur appartenance à ces chantiers forestiers, des chantiers qui permettaient de bien utiles allées et venues.

    Corbières La Tuilerie Travailleurs Espagnols en 1941.jpg

    charbon de bois,guerrilleros,groupes de travailleurs étrangers

    charbon de bois,guerrilleros,groupes de travailleurs étrangers

    charbon de bois,guerrilleros,groupes de travailleurs étrangers

  • Les employés communaux préparent le printemps

    L'article mis en ligne aujourd'hui avait paru dans l'Indépendant, édition du vendredi 5 mars 2004. 

    fabrice canal,cédric courdilFabrice Canal et Cédric Courdil font une coupe printanière aux platanes de la Croix des Missions (photo archives Mars 2004).

    Ils sont enracinés au plus profond du sous-sol chalabrois et nous gratifient de leur ombre généreuse par les chaudes journées d'été, les quelque 380 platanes qui grandissent sur la commune, font l'objet d'un traitement régulier dispensé par les employés municipaux. Comme chaque année à pareille époque, ces sentinelles géantes âgées de plus de 180 ans ont donc été soumises à une séance d'élégage réalisée par deux emplois-jeunes préalablement formés à ce genre d'exercice, grâce à l'expérience de leurs aînés.

    Juchés sur leur nacelle, Fabrice Canal et Cédric Courdil ont pu traiter une centaine d'arbres en respectant une cadence annuelle qui peut varier en fonction de la météo et de ses caprices. Par le biais d'un roulement parfaitement établi, les arbres peuvent ainsi prétendre à une coupe réglementaire tous les trois ans juste avant l'arrivée du printemps. Au vu de l'excellent travail réalisé au terme de cette première, il semble que Fabrice et Cédric aient été à bonne école, sous la houlette de Jean-Marie, Nicolas, Marc et leurs collègues. Outre l'élagage, Cédric Courdil et Fabrice Canal qui seront titularisés en juin prochain, maîtrisent tout ce qui relève du domaine des espaces verts. Entre autre, l'entretien des berges de l'Hers, du Blau, du Chalabreil, du canal, un travail parfois obscur mais qui à long terme porte ses fruits et mérite d'être salué.

  • C'était hier : Hibernation terminée pour les cyclos

    Sous ce titre, l'article qui suit avait été publié dans l'Indépendant, édition du lundi 22 mars 2004.

    Les cyclotouristes chalabrois frapperont les trois coups de la campagne 2004, samedi prochain, dans le décor roulant des basses plaines de l'Ariège. Une première sortie que les troupes du président Jean Quério effectueront en roue libre afin que les cycles, tout juste décrochés du clou, passent avec ménagement d'une inconfortable position verticale à une position horizontale, plus en adéquation avec la pratique de la bicyclette.

    cyclo-vtt club du chalabrais

    Rugby et sélections obligent, le staff dirigeant a modifié les habitudes du club, ainsi la traditionnelle sortie dominicale se déroulera le samedi 27 mars à partir de 8 h 30. Les adeptes de la petite reine ont rendez-vous devant le siège café de la Paix, cours Colbert, où François Lopez, président d'honneur du CCC, invité à baisser le drapeau (photo ci-dessus, Archives Ascension 2003), donnera le coup d'envoi officiel de la saison. Cette sortie de mise en jambes et de retrouvailles, se poursuivra en soirée et autour d'une pizza, chez Stella. Auparavant, chacun aura effectué un parcours approchant les 80 km, sur un circuit dicté à la dernière minute, en fonction des brumes matinales et du vent dominant.

    cyclo-vtt club du chalabraisLes Cyclos en assemblée générale, en novembre 2004.

  • C'était hier : Le COQ dans les bruyères du Montségur

    L'article mis en ligne aujourd'hui avait été publié dans l'Indépendant, édition du mardi 22 mars 1994.

    Le COQ à Montségur Mars 1994 001.jpgLe Quercorb sous la citadelle (photo archives, Mars 1994).

    Géographiquement ariégeoise, la cité chalabroise se trouve en contact permanent avec cette "Terre courage" qui réveillait samedi 12 mars et 750 ans après, le souvenir du bûcher de Montségur. Par sa présence au pied de la stèle érigée en 1960 par la société d'études cathares, le Cercle Occitan du Quercorb s'est associé à l'hommage rendu aux martyrs de l'intolérance qui, le 16 mars 1244, ont choisi la mort plutôt que de renier leur foi.

    Au pied du Soularac et du Saint-Barthélémy, témoins ô combien centenaires, dissimulés dans la brume, l'interprétation du "Se canta", "lo Boier" et "Els Segadors", au rythme des hautbois, a donné à la cérémonie un caractère émouvant et fraternel.

    Ceux qui sont revenus en ce mois de mars 1994 dans "le camp dels Cremats", ont retrouvé autour du mémorial rappelant le souvenir des "Parfaits", Jean-François Saïsset, responsable départemental du Partit Occitan, Robert Marti, président de l'Institut d'études occitanes, Gustave Alirol, président national du Partit Occitan, auxquels s'était joint le président Garrigue, représentant la Catalogne, et dont l'intervention en catalan précédait celle du représentant transalpin des vallées occitanes.

    Un rassemblement guidé par beaucoup de fraternité sous les flancs du "pog", enveloppé dans "des écharpes de brume, lesquelles sont peut-être les âmes des martyrs poursuivant leur ascension mystérieuse vers l'infini, vers la pureté" (Jean Tisseyre, Le château de Puivert).