Mardi 5 mars était accompagné vers sa dernière demeure, Marcel Bastard, décédé samedi 2 mars à l'hôpital local des Hauts-de-Bon-Accueil, à l'âge de 92 ans. Le regretté défunt avait grandi dans le milieu paysan, au coeur de la campagne du Morbihan où il était né le 19 août 1920, dans la commune de Bréhan-Loudéac. En septembre 1944, le jeune meunier du moulin de Saint-Caradec, épouse Marie-Thérèse Noguès. Le couple s'installe au lieu-dit Le Pignon Rouge, sur la commune de Trévé, où il va vivre du travail de la terre. Au mois d'août 1947, à l'invitation d'un cousin installé agriculteur sur les hauteurs de Chalabre, à la ferme d'En Roques, ils quittent une Bretagne meurtrie par la guerre, accompagnés de Marie et Yolande, leurs deux filles.
Au terme d'un long périple qui les emmènera de ferme en ferme, Marcel et sa petite famille s’installent définitivement dans la capitale du Kercorb. Dans l'intervalle, trois garçons viendront enrichir le quotidien du couple. Marcel Bastard exercera plusieurs métiers, avant de rejoindre la manufacture de chaussures Canat, où il fera valoir ses droits à la retraite.
Passionné de jardinage et de pêche, Marcel était un pensionnaire assidu des berges de l'Hers, du Blau, et des lacs environnants. Amoureux de la musique, il avait rejoint les instrumentistes de l'Avenir du Kercorb, avant d'obtenir le statut de chef-clairon. Après la disparition de l'harmonie-fanfare, il continuait à prêter son précieux concours, lors du défilé annuel des fêtes du Cazal.
La messe célébrée dans l'église Saint-Pierre, a permis à chacun de lui adresser un dernier adieu, avant son inhumation dans le caveau familial, où il repose aux côtés de sa fille Yolande et de son épouse Marie-Thérèse, décédées le 1er janvier 1969 et le 31 juillet dernier. En ces douloureuses circonstances, très sincères condoléances à Marie, Marcel, Jean-Luc et Yvan ses enfants, à ses petits enfants, ses arrière petits-enfants, à toutes les personnes que ce deuil affecte.
Marcel et son épouse Marie-Thérèse, avec les voisins et amis, lors d'une fête aux Genêts (photo archives, Septembre 1995).
Jeudi 14 février, la cité chalabroise adressait un dernier adieu à Ginette Lopez, née Salvetat, enlevée à l’affection des siens dans sa 87e année. Cette disparition est venue ranimer le souvenir du café de la Paix et du dancing « Le Grenier », lieux publics très prisés et aux destinées desquels elle avait veillé durant deux décennies, aux côtés de François son mari, décédé le 3 mai 2007.
La petite église de Villefort accueillait tout dernièrement parents et amis, venus rendre un dernier hommage à Joseph Rodrigues, décédé à l'âge de 83 ans. Né à Chalabre le 26 juillet 1929, Joseph Rodrigues était devenu Villefortois de par son union avec Jeannette, jeune fille résidant à la ferme du Rey. Ses premières expériences dans la vie active l'emmèneront d'abord vers Toulouse où il fera quelques remplacements dans un abattoir de la ville, avant d'intégrer les effectifs de la manufacture de chaussures Canat à Chalabre. Il signera là un bail de quarante-et-un ans, au cours duquel il vivra l'évolution des techniques, depuis la vulcanisation à chaud, jusqu'à la mise en place des fameuses Canamatics, au rythme des "trois-huit". Dans le même temps, il apporte son concours à la bonne marche de la petite exploitation familiale, et s'adonne au travail du bois, réalisant de superbes meubles dans la plus pure tradition de l'ébénisterie. Egalement passionné de grand air et de chasse, Joseph Rodrigues retrouvait régulièrement ses compagnons de battue, sur les hauteurs de la campagne villefortoise.
Samedi 9 février étaient célébrées à Saint-Pierre, les obsèques religieuses de Joseph Pianetti, dit "Peppino", décédé à l'hôpital local à l'âge de 83 ans. Natif de Cameratta, dans la province italienne de Cornelio, où il avait vu le jour le 20 octobre 1929, Joseph Pianetti avait exercé dans le secteur de la maçonnerie, aux côtés notamment de l'entrepreneur local Henri Battle. Des problèmes de santé l'avaient ensuite amené à abandonner un secteur d'activité contraignant. Il fut également membre actif au sein du peloton des Cyclos du Chalabrais, dans les années 1980. La pêche et la chasse étaient également ses passe-temps privilégiés, certains garderont en mémoire l'anecdote liée à un doublé réalisé voilà bien longtemps, du côté de Marseillette. Joseph Pianetti a été inhumé dans le caveau familial où il repose à présent aux côtés de ses parents. Très sincères condoléances à Hermine, Jeannette, Francine et Louis, ses soeurs et frère, ainsi qu'à toute la parenté.