Il y a quelques jours déjà que Madame Jeannette Gallardo née Ferrier nous quittait, à l’âge de 92 ans. Lors de la cérémonie civile célébrée à Puivert, un ultime hommage a pu lui être rendu, avant son inhumation dans le caveau familial.
Native du hameau de Campferrier où elle avait vu le jour le 23 octobre 1929, Jeannette avait grandi au pied du vieux château avant que sa scolarité ne soit écourtée avec l’entrée en guerre du pays. Jeannette accompagne sa mère dans les travaux quotidiens de la propriété, elles auront la douleur de perdre un père et un mari, tué à la guerre, Jeannette est alors âgée de 10 ans. L’arrivée au hameau d’un tout jeune citadin venu s’installer avec sa famille ne passe pas inaperçue et très vite, Gabriel Gallardo prend ses marques à Campferrier, et aide la petite Jeannette à faire ses devoirs. Dans le même temps il prend part au soutien que les villageois apportent au Maquis, c’est ainsi qu’il ravitaille en vivres et télégrammes, les résistants de Picaussel.
Jeannette et Gabriel se marient en juillet 1948 et continueront leur vie à Puivert. Un temps ouvrier agricole, Gabriel intègre l’usine Canat à Chalabre, faisant le trajet quotidien avec le car des ouvriers. D’un hameau l’autre, en 1956, le jeune couple qui a accueilli une petite Pierrette née en 1950, s’installe à Chalabre et plus précisément au Cazal. Jeannette travaille aux établissements Garrouste (laine unie des Pyrénées), effectue ensuite des travaux d’employée de maison, avant d’intégrer les cartonnages Franzone, rue du Pont-Vieux. Plus tard, des soucis de santé l’obligeront à suspendre ses activités.
Dans l’intervalle, le cercle familial s’est agrandi avec les naissances de Geneviève et Serge, et en 1961, c’est l’emménagement à la cité Canat. Après le décès de Gabriel, survenu en novembre 1985, Jeannette quittera les hauteurs de la cité Canat pour s’établir dans l’accueillant Quartier Salinas, où elle poursuivra son existence, s’adonnant à la marche, à la danse, aux lotos et à la cueillette de champignons. Jeannette était revenue vivre sous le ciel puivertain, au hameau des Arnoulats, où elle s’est éteinte dans les premiers jours du mois de mai.
En ces douloureuses circonstances, très sincères condoléances à Pierrette, Geneviève et Serge ses enfants, à ses petits-enfants, Cyril, Marie, Aude, Julien, Benjamin, Julie et Marion, à ses arrières petits-enfants, à toutes les personnes que ce deuil afflige.
Vendredi 10 juin, la communauté chalabroise apprenait avec une profonde tristesse la disparition de Roger Rosich, survenue à l’âge de 62 ans. Né à Lavelanet le 13 août 1959, Roger a été enlevé à l’affection des siens, vaincu par un mal contre lequel il luttait courageusement depuis de nombreux mois, et qui aura eu raison de sa volonté. Après avoir fait ses premiers pas au domicile familial du cours Sully, aux côtés de Monique et Raymond ses parents, il élargira son horizon avec la complicité de ses deux grands frères Michel et José, tous deux également disparus. Il signe sa fin de scolarité chalabroise au collège Antoine-Pons, plus tard il choisira de s’engager au service du pays chalabrais, en qualité d’agent territorial. Très investi dans la vie du village, il intègre en mars 1989 l’équipe municipale emmenée par Jacques Montagné, et sera réélu en 1995. Deux mandats au cours desquels il occupera les fonctions d’adjoint, jusqu’en mars 2001. 

Le dimanche 15 mars 2020, Francis Gracia décédait subitement à l’âge de 40 ans en son domicile ariégeois de Rieucros. Une nouvelle accueillie avec une énorme tristesse en pays chalabrais, où comme partout ailleurs, les contraintes sanitaires se mettaient en place. Contraintes qui n’avaient pas permis hélas, d’accompagner Francis dans son dernier voyage, et de témoigner affection et soutien à ses proches. Le jeudi 19 mars 2020, le « Cit », comme ses nombreuses amitiés le surnommaient, était incinéré à Trèbes, dans une intimité qui ne lui ressemblait pas, privé de la présence de ses proches et amis.