Roland Fourcassa n’a pas hésité à offrir la tournée générale.
C’est le rendez-vous des amateurs désireux de faire quelques pas de danse avant la rentrée de septembre, et c’est à Sonnac-sur l’Hers, petit village du Kercorb qui oeuvre pour sa pomme. En ce dimanche dédié à Saint Augustin, patron des chiffonniers, et après un vide-grenier réussi, musique et danse étaient à l’honneur, grâce aux prestations de la banda « Entre nous », et de l’orchestre « Baïlamor ». Autant dire que le climat sur la place du village était des plus festifs, jeunes et moins jeunes obtenant satisfaction grâce aux artistes emmenés par Christophe et Tonton Kéké.
Sous le soleil et en parfaite harmonie, tango et paso-doble alternaient avec « Paquito chocolatero » et « la Boiteuse », lorsque nos musiciens fendaient la foule comme un seul homme, avant de ramener avec eux, l’ami Roland Fourcassa. Comme chacun sait, ce Sonnacois crédité de trente-deux années d’investissement au service de la communauté et de la fête, a été sacré champion de France de ball-trap, fosse européenne, le 24 juillet dernier. Distinctions qui valaient à l’intéressé, l’honneur de monter sur la plus haute marche d’un podium improvisé, avant que ses amis musiciens n’exécutent une vibrante Marseillaise, à donner des frissons. Une partition plutôt inattendue mais très sympathique, insérée avec bonne humeur dans le programme musical 2011. Rendez-vous en septembre 2012, pour une nouvelle fête, et un nouveau titre ?
Les cuisinières n'ont pas manqué de patience pour assurer le régal des papilles.
Viviane et Daniel Lopez ont récompensé vainqueurs et finalistes.
Jean et Daniel en sont convaincus, le Saint-Barthélémy et le Soularac gardent encore une part de mystère.
Arrivé à hauteur de la vieille machine à vapeur, vestige d’une exploitation de talc datant de 1896 (photo ci-dessus), l’attention de Daniel, premier de cordée, sera attirée par un étrange alignement de pierres. Le trio revenait sur ses pas, un peu contraint, pour découvrir un épigraphe gravé sur dix-neuf pierres, posées à même le sol et surmontées d’une pierre vulvaire. Après lecture le doute n’était plus permis, les Chalabrois étaient en présence d’un « Monument-aux-Vivantes » (photo ci-dessous). A demi surprise, car ayant chanté quinze jours auparavant au pied du « Monument aux Bons Vivants » du Cazal, l’équipée reprenait son chemin. Arrivant d’abord à l’étang des Truites, puis à l’étang du Diable, enfin à l’étang Tort, ne restait plus qu’à franchir le Pas-de-l’Ours (2200 m) pour s’engager sur les derniers mètres qui allaient faire 2349 au sommet de ce cher St Barth.
L'étang du Diable, et Chalabre, dans le prolongement du déversoir.