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  • Les Frères de la côte ont fait escale au Cazal

    fêtes du cazal 2015Remonter l’estuaire du Blau, ne fut pas chose facile. 

    Le rendez-vous de l’été offert par le hameau du Cazal, est venu apporter un agréable zeste de fraîcheur, dans un pays de Kercorb au bord de la léthargie. C’est que les comparses de « Lolo le Boucanier », fatigués d’essuyer paquets de mer sur paquets de mer, avaient tout bonnement choisi de mouiller dans l’anse cazalienne. Accueilli par les autochtones, le Santa Magdalena, galion paré de mille sabords, a vu descendre de sa passerelle, une cohorte de matelots et de moussaillons, ambassadeurs de la flibuste fleurant bon l’air du large. 

    fêtes du cazal 2015

    Ses vieux loups de mer hélas, ne tarderont pas à montrer leurs vrais visages, et en fait d’honorables corsaires, le Cazal ne venait de laisser accoster sur son sol, que des gibiers de potence, en quête du trésor amassé par le Capitaine Ass Tataoubas. Calé dans son nid de pie depuis la veille au large du Bourgat, « Zonzon le Barbaresque » savait que la légendaire hospitalité cazalienne allait jouer en faveur de ses mathurins. Et avec un timonier de la trempe de « Jojo le Filou de Bon-Accueil », la commune libre du Cazal tombera comme un fruit mûr, dans l’escarcelle de « Titou le Débonnaire », et de « Flipp son dauphin ».

    fêtes du cazal 2015

    Lesquels ordonnaient l’immédiate mise aux fers de « Francis le Guingassou », prévôt et déchu pour le coup. Après avoir solidement condamné la porte d’amont puis la porte d’aval, il était l’heure pour les nouveaux maîtres de l’ex commune libre, réunis en leur nouveau repaire, de résoudre une épineuse équation : comment allait-on pouvoir refouler les 533 convives qui frapperaient le lendemain aux portes de la ville, les couverts à la main ?  Une bonne infusion de tarentule plus tard, la question était toujours sans réponse.

    fêtes du cazal 2015

    Un album-photos Le Cazal 2015, le jour d'avant est en ligne

  • Course à la brouette : Les bookmakers en perdition totale

    course à la brouette 2015Les entorses au règlement se multiplient chez les Dames.

    La XIXe édition de la course internationale à la brouette, disputée dimanche 19 juillet dernier sur l’anneau surchauffé du Cazal, a consacré un équipage de néophytes, originaire de Villeneuve-la-Comptal. Discrets mais finauds, les rugbymen Julien et Mathieu (photo ci-dessous), ont ramené le « Wheelbarrow Trophy del Cazal» jusque sur les bords du Tréboul, quasiment deux mois jour pour jour après y avoir déposé le bouclier de 3e série du Languedoc.

    course à la brouette 2015

    Un beau succès lauragais, qui n’est pas sans rappeler, toutes proportions gardées, l’exploit réalisé en 1873 par Clément Ader. Lequel effectua son premier vol maîtrisé, depuis les hauteurs du « Pech de la Citadelle », mais c’était à Villeneuve et pas au Cazal. Derrière, et pour les places d’honneur, la bagarre mettra aux prises les tortues Ninzal, Charky et Hutch, les centurions de Saint-Joryx, les Peaux-rouges du Tataoubas, et une balayeuse inexacte au rendez-vous. Sans oublier deux équipages un peu trop dévots pour être honnêtes, envoyés sur le circuit par la volonté de l’éternel. Surclassés après examen médical, Pierre, Hugo, Loïc et Enzo auront fait mieux que figurer, de bon augure pour 2016.

    course à la brouette 2015

    Chez les Dames, « Maya l’abeille et l’abeille à miel », alias Marie-Claire et Céline, dament le pion aux favorites. La course des juniors sourit à Aymeric et Thomas (photo ci-dessous), quant à la catégorie « Super bouchons », elle consacre dans un mouchoir de poche, Léna, Sam, Maé et Naomie. Un palmarès 2015 de classe supérieure, signé aux accents non moins supérieurs de la banda des Canaillous de Millas.

    course à la brouette 2015

    A l’annonce des résultats et à l’article de l’épuisement, le jury trouvait la force de se projeter en 2016, et de livrer quelques confidences : face à l’inflation de candidats à la victoire, la présentation d’un curriculum vitae et d’une lettre de motivation, pourraient à l'avenir, être exigés à l’inscription.

    course à la brouette 2015

    course à la brouette 2015

    course à la brouette 2015

    course à la brouette 2015

    course à la brouette 2015

    course à la brouette 2015

    course à la brouette 2015

    Un album-photos Course à la brouette 2015 a été mis en ligne.

    Plus de détails sur le Blog du Cazal, avec des informations distillées par le maître de cérémonie Philippe Cnocquart, via le lien suivant : http://feteaucazal.over-blog.com/

  • Un samedi en Kercorb pour Dominique Reynié

    dominique reynié

    Dominique Reynié est venu à la rencontre des Chalabrois.  

    Investi par le parti des Républicains pour briguer la présidence de la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, les 6 et 13 décembre prochains, Dominique Reynié rendait une visite en pays chalabrais, afin d’échanger autour des thèmes forts pour le développement de la Haute-Vallée de l’Aude. En ce dernier samedi de juillet, le candidat de la droite et du centre, qui répondait à l’invitation de Jean-Jacques Aulombard, maire de Chalabre, a multiplié les rencontres sur les cours de la cité du Kercorb.

    Après avoir présenté la collection de minéraux de Freddy Marty, pour laquelle un projet de fondation est en œuvre, les élus ont guidé leur invité jusqu’à l’ancienne halle aux blés où se tenait le Salon des Arts (photo ci-dessous).

    dominique reynié

    Dominique Reynié a pris connaissance des travaux de recherches effectués par l'association « Il était une fois Chalabre ».

    L’occasion d’échanger avec artistes et auteurs, avant de rejoindre la place Charles Amouroux, où une nuée de pétanqueurs se disputait le Prix de la Ville (photo ci-dessous).

    dominique reynié

    A la faveur d’un timing parfait, le théâtre municipal ouvrait ensuite ses portes, pour une réunion publique au cours de laquelle Dominique Reynié a exposé les raisons de son engagement, et formulé les lignes de son projet pour la nouvelle région (photo ci-dessous). Au jeu des questions et des réponses, le débat s’est très facilement engagé, écourté seulement pour cause d’impératifs horaires. Conclusion d’une rencontre avec les citoyens d’un territoire posé pour quelques mois encore, à califourchon entre Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon.

    dominique reynié

  • L’art du mouvement chinois se cultive rue Saint-Pierre

    hagakure,georges hamida,patrick braboFin de séance et bien-être retrouvé, autour de Patrick Brabo.

    C’est une technique pratiquée pour cultiver son énergie, le Qi Gong, prononcer « tchi kong », trouve de plus en plus d’adeptes sous le ciel du Kercorb. Réunis dans les locaux de l’ancienne cantine scolaire à l’initiative de Georges Hamida, président de l’association « Hagakure », les élèves bénéficiaient dernièrement d’une nouvelle séance d’initiation, sous la direction de Patrick Brabo, instructeur agréé.

    hagakure,georges hamida,patrick brabo

    Fondé sur la connaissance et la maîtrise de l'énergie vitale, le Qi Gong favorise une répartition équilibrée de l'énergie dans l'organisme, « en optimisant sa circulation dans tous les méridiens ». Par l’association de mouvements lents, exercices respiratoires et concentration, Patrick Brabo propose aux disciples de la relaxation, de sentir les mouvements naturels de leur corps. Adeptes et néophytes sont de plus en plus nombreux à plébisciter cette science de la respiration, perçue comme « un  apprentissage salutaire pour le bien-être du corps et de l'esprit ».

    Pour toute inscription et renseignement complémentaire, Georges Hamida est joignable au 06 73 30 36 18.

  • Vendredi 27 juillet 1944, les troupes allemandes investissent Chalabre

    Le récit qui suit, avait été rédigé par le regretté Yves Fournès (photo), et relate dans les détails, une journée particulière vécue par les Chalabrois, lors de l’été 1944.

    yves fournès,27 juillet 1944« Depuis deux ans, j’étais employé de bureau aux Etablissements Garrouste, fabrique de chaussures et de chapeaux, au Cazal, hameau situé à un kilomètre de Chalabre. Je venais d’avoir dix-huit ans, jamais je n’oublierai ce 27 juillet 1944, lorsque ce matin là vers 8 h 30, à travers les fenêtres du bureau donnant sur la route, j’ai vu arriver puis stationner devant les bureaux, plusieurs camions chargés de soldats allemands. L’un d’entre eux pénétra dans mon bureau revolver au poing, et intima l’ordre à mon collègue Maurice Alric et à moi-même, de nous lever, bras en l’air, puis il nous interdit de sortir du bureau. Un bureau duquel venait de s’échapper notre collègue Raymond Conquet, pour se réfugier dans les jardins alentour car, comme bon nombre de Français écoutant la radio anglaise, il avait appris quelques jours auparavant, par la radio de Londres, que les Allemands investissaient villes et villages, et prenaient les hommes adultes pour les expédier au travail obligatoire en Allemagne. Raymond Conquet se fera prendre par une patrouille allemande dans un jardin jouxtant l’usine, et fera partie des treize otages chalabrois enlevés par les boches. Ensuite un groupe d’Allemands monte au Cazal et pénètre dans la maison de M. Frédéric Marty (70 ans), à la recherche de son neveu, Henri Marty, qui serait agent de liaison du Maquis. Ils fouillent en vain la maison, car Henri a sauté par la fenêtre de derrière, quelques instants avant, et a regagné la colline du Cazal ; dans la grange, les Allemands trouvent une moto dont le moteur est chaud, prouvant qu’elle vient de servir. Ne pouvant ou ne voulant pas donner des explications quant à cette moto qui vient de servir à son neveu, M. Marty est conduit par les Allemands devant les bureaux des Ets Garrouste, où il restera deux heures debout, et encadré par deux sentinelles, avant d’être conduit à Chalabre en tant qu’otage ; Chalabre avait été encerclée par les troupes allemandes dès le lever du jour, puis investie vers midi.

    Vers 13 h, les Allemands autorisaient M. Alric et moi-même, à rentrer chez nous, ce que je faisais aussitôt à bicyclette. Arrivant au pont du Blau, je vois les cours Sully et Colbert remplis de soldats allemands, et au début du cours Colbert, devant la maison du jardinier Théron, est installée une cuisine roulante, qui sert le déjeuner aux soldats allemands, lesquels déjeunent sur les marches d’entrée des maisons situées sur le cours Colbert où j’habite, au centre de celui-ci, mais pas un seul Allemand sur les quatre marches de ma maison ; ma sœur Suzanne m’apprend que de jeunes Allemands qui s’étaient installés sur nos marches pour manger, en ont été chassés à coups de pieds dans le cul par notre père, 64 ans, ancien combattant 1914-1918 au Fort de Douaumont et au Chemin des Dames, et qui avait été en occupation en Allemagne en 1919-1920, qui leur dit en allemand, qu’il voulait rester maître chez lui, qu’au lieu d’attaquer une population sans armes, ils feraient mieux d’aller en Normandie, à la rescousse de leurs frères d’armes qui y prennent une raclée ! Les propos de mon père tenus en allemand, ont fait qu’un soldat les a répercutés à un officier, qui a fait prendre mon père (le treizième otage), avant de le diriger vers le garage Lagrange, début du cours Sully, où étaient rassemblés douze otages, dont onze pris dans les jardins alentour de Chalabre. Les treize otages étaient aussitôt mis debout face au mur de la maison de Mlle Lili, avant d’être embarqués sur l’un des camions allemands qui, vers 15 h 30, prenaient la direction de Foix, et les otages étaient aussitôt incarcérés dans la prison de cette ville ; dès le lendemain matin, les otages étaient emmenés à raison de deux par deux, au château de Laugier, siège de la gestapo en Ariège, où ils étaient interrogés, mais tous ont été relâchés, mon père le dernier, après avoir été brutalisé par le chef de la gestapo, un colosse de cent dix kilos qui à la libération de Foix, pris par le Maquis de l’Ariège, a été traîné par un cheval dans les rues de Foix, avant d’être pendu.

    Ce 27 juillet, les Allemands ayant quitté Chalabre vers 16 h, et comme bon nombre de Chalabrois, je suis sorti dans ma ville pour apprendre que le matin même, deux maquisards du Maquis de Picaussel, Gaston Mesplès et Henri Moutou, qui étaient venus à Chalabre, s’étaient échappés par la ferme de Saint-Martin et enfin vers la colline de Roquefère, mais repérés par les Allemands qui leur tiraient dessus, heureusement sans les atteindre, depuis le terrain de sport de Chalabre, en bordure de la rivière Hers.

    yves fournès,27 juillet 1944

    Plus tard vers 17 h, j’apprenais qu’une équipe de Chalabrois avait retrouvé sur la gauche de la colline Terre-Blanche, le corps de Pierre Fabre, dix-sept ans, qui avait essayé de rejoindre les hauteurs depuis son domicile de la rue du capitaine Danjou, Pierrot, abattu à 500 mètres de chez lui (photo ci-dessus, au centre). Puis j’apprenais qu’il y avait une deuxième victime des troupes allemandes, Marie Faure, octogénaire, rue du Chalabreil, qui, glanant dans les prés de la ferme du Bourdil, avait eu la jambe traversée par une balle, sans gravité toutefois.

    Oui, tous les anciens Chalabrois ont gardé un souvenir impérissable de cette journée du 27 juillet 1944 ! Pourquoi les Allemands sont-ils venus ce jour-là à Chalabre ? Afin de faire à la population la démonstration de leur force ? Selon la rumeur locale, quelques jours avant, rentrant au Maquis de Picaussel, un camion ramenant de Chalabre des maquisards, s’est renversé route d’Espezel, à quelques centaines de mètres de l’embranchement du col de la Babourade, et un Chalabrois, Espérance Folchet (photo ci-dessous), est décédé ; pratiquement toute la population de Chalabre, dont votre serviteur, a assisté à ses obsèques ; du domicile d’Espérance au cimetière de Chalabre, tous les embranchements de rues et de routes étaient gardés par des maquisards. Il est probable que cette démonstration de force du Maquis de Picaussel, ait été rapportée à l’état-major allemand, lequel en représailles, a investi Chalabre le 27 juillet à l’aube, pour démontrer à la population du chef-lieu de canton, que les Allemands étaient bien les maîtres de la France ».

                                                                                                                    Yves Fournès

    yves fournès,27 juillet 1944

    Espérance Folchet, avec les copains de l'USC XV (3e accroupi, derrière, en partant de la droite).

    Les treize otages emmenés à Foix par les Allemands : Frédéric Marty, Urbain Pousse, Raymond Fournès, Sébastien Hernandez, Irénée Garros, Roger Boutellier, Raymond Conquet, François Cantier, François Théron, Camille Rey (chauffeur chez Jean Raynaud), Michel Banvoy, M. Chabbert (Alsacien résidant chez Mlle Garrouste), un réfugié espagnol.

  • Isma Bernard n’est plus

    isma bernardLe vendredi 26 juin dernier étaient célébrées les obsèques religieuses de Isma Bernard, née Jouret, décédée à l’âge de 85 ans. Née à Chalabre le 6 décembre 1929, et après avoir fréquenté l’école des Sœurs de St Joseph-de-Cluny, Isma Bernard avait employé sa vie active dans le milieu de la couture, de la dentelle et de la broderie. Nombre de futurs époux de Chalabre et du canton, mettaient régulièrement ses talents à l’ouvrage, pour la réalisation de leur trousseau de mariage. Le 26 septembre 1960, elle fonde un foyer avec son ami d’enfance, Roger Bernard, années de bonheur égayées par les naissances de Patricia et Alain. Domiciliée cours Colbert, Isma profitait d’une paisible retraite, partagée entre des travaux de couture et la visite régulière de ses petits-enfants, heureux de retrouver une mamie discrète, mais très attentionnée.

    La cérémonie célébrée en l’église St Pierre a permis de lui rendre un dernier hommage, avant son inhumation dans le caveau familial. En ces douloureuses circonstances, sincères condoléances à Roger son époux, à Patricia et Alain ses enfants, à Morgane, Yannick et Sophie ses petits-enfants, à toutes les personnes que ce deuil afflige.

  • Réunion publique

    dominique reyniéJean-Jacques Aulombard, maire de Chalabre, organise une réunion publique en présence de Dominique Reynié (photo), afin d’échanger autour des thèmes forts pour le développement de la Haute-Vallée de l’Aude.

    « Dominique Reynié, candidat de la droite et du centre à la présidence de la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées sera présent à Chalabre, aujourd’hui samedi 25 juillet.

    Au programme : de 14 h 15 à 15 h, visite de la collection de minéraux de Freddy Marty ; de 15 h à 15 h 30 : visite de la Halle du festival des Arts ; de 15 h 30 à 16 h : Prix de la Ville de Chalabre et concours de pétanque place Charles Amouroux. Et de 16 h à 18 h : réunion publique au théâtre municipal ».