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C'était hier - Page 594

  • C'était hier : Concours national de la Résistance et de la Déportation

    L’article mis en ligne, avait été publié dans l’Indépendant, édition du vendredi 8 décembre 1995.

    Concours Résistance 1995 Déc.jpgHubert Carcy, principal du collège Antoine-Pons et les lauréates du concours (photo décembre 1995).

    Fidèles à une tradition solidement ancrée dans leur établissement, les classes de 3e du collège Antoine-Pons ont participé avec succès au concours national de la Résistance et de la Déportation. Réunis dernièrement au siège du conseil général à Villegly, en compagnie de lycéens et collégiens audois, les lauréats chalabrois accompagnés de M. Hubert Carcy, principal du collège, ont reçu leur prix sous forme de livres, des mains de Mme Françoise Maury, épouse du colonel Lucien Maury et présidente du jury, et de M. Paul Rossignol, président des anciens combattants volontaires de la Résistance.

    Après avoir souligné la qualité des copies remises au jury, Paul Rossignol rappelait l’esprit de ce concours créé en 1961 par décision ministérielle : « Mettre en avant les principes de la démocratie et créer un trait d’union entre les générations, en gardant en mémoire les événements de la Seconde guerre mondiale ».

    Trente lauréats ont ainsi été distingués au plan départemental, parmi lesquels nos élèves passionnés d’histoire : Elodie Mabru (12e prix), Nelly Navarro (13e prix), Elise Soulié (18e prix), Cécile Boussioux (20e prix). En saluant à notre tour la valeur de leur travail, nous adressons nos félicitations les plus vives à nos quatre historiennes ainsi qu’à leur professeur.  

  • C’était hier : « Lumière et Moisson »

    L’article mis en ligne aujourd’hui avait été publié dans l’Indépendant, édition du jeudi 16 novembre 1995.

    car’al’oulo,lumière et moissonLouis Lumière et Charles Moisson s’affairent autour de la première machine à filmer.

    Le réseau culturel du Chalabrais fraîchement baptisé « Car’al’Oulo », vous propose de célébrer les cent ans du cinéma, le dimanche 19 novembre prochain au foyer de Ste Colombe-sur-l’Hers. La compagnie Avant-Quart et le théâtre des Bords de Saône présentent une pièce de théâtre de Jean-Paul Cathala, « Lumière et Moisson » ou de l’invention de la caméra. Une suite de sept tableaux qui raconte la naissance de cette fameuse caméra, du premier jour de l’été 1894, à la première projection publique au « Grand café » à Paris, le 28 décembre 1895.

    Louis Lumière, le cerveau de l’invention, et Charles Moisson qui en fut les mains constructrices, seront incarnés par les comédiens Nicolas Duplot et Jean-Pierre Rigaud, réunis pour évoquer la complicité créatrice entre les deux « accoucheurs du cinéma ».

    Le rideau sera levé à 15 h, entrée 30 F pour les adultes, 20 F pour les enfants, sur réservation. Sur le lieu du spectacle, les tarifs seront de 35 F (adultes) et 25 F (enfants). Une exposition sur le thème du cinéma est visible à la salle polyvalente, route de Lavelanet. Les réservations peuvent être faites auprès des associations suivantes : 3e Age et groupement socio-culturel (Ste Colombe sur l’Hers), Pays d’accueil, FEP, chorale Eissalabra, Aspak, comité des fêtes, collège Antoine-Pons, Hôtel-Dieu Saint-Jacques (Chalabre), l’A.S.C.P (Puivert), comité des fêtes et 3e Age (Caudeval), comité des fêtes de Peyrefitte et Rivel. Pour tout renseignements complémentaires, s’adresser à Valérie Puerto au F.E.P de Chalabre (68.69.24.87).

    car’al’oulo,lumière et moisson

    Juste avant le premier tour de manivelle (Photo archives, Novembre 1995).

  • C’était hier : André Lagarde, occitaniste émérite et prophète en son pays

    Cet article avait été publié dans l’Indépendant, édition du samedi 26 novembre 2005 (Photo archives Novembre 2005) .

    André Lagarde qui vient de fêter ses 80 ans était samedi 19 novembre l’invité privilégié du « Cercle Occitan del Quercorb » cher au président José Navarro, et de « l’Institut d’Estudis Occitans-Aude ».

    andré lagardeDeux entités complices désireuses de marquer l’anniversaire d’un grand ouvrier de la langue d’oc qui n’a jamais cessé sur le plan militant, professionnel (professeur, puis conseiller pédagogique) ou de l’écriture, de mener une action intense pour la connaissance et la promotion de la « lenga del païs » afin d’en assurer la transmission. Accueilli à quelques arpents de sa chère terre de Rivel, André Lagarde a fait l’objet de conversations et d’interventions qui avaient pour cadre le centre socio culturel des Cèdres.

    Tour à tour et avec un respect bien perceptible, ses nombreux amis ont pris la parole avec un plaisir répété, celui de « délier leur langue ». Jean Fourier pour parler des écrivains occitans du Quercorb, Alan Roch pour dire l’importance de l’œuvre de l’auteur, Eric Fraj pour insister sur les enjeux poétiques, René Soula pour évoquer le roman « Sinera », Philippe Carbone pour souligner le travail d’Andrieu Lagarda dans le domaine de la langue et des dictionnaires.

    Collecteur de mots     Un après-midi dédié à la « lenga mairala » et à André Lagarde, lequel a toujours su relier le pays de Montségur et le Quercorb à la grande aventure occitane en en faisant connaître les contes, légendes et auteurs : « Al païs de Montségur », « Anthologie du pays de Montségur », « Pays d’Ariège ». Infatigable collecteur de mots et expressions, pour les mettre au service de tous : « Vocabulari occitan », « La palenqueta » (dictionnaire oc-français et français-oc), « Le trésor des mots d’un village occitan » (dictionnaire du parler de Rivel).

    Traducteur des « Lettres de mon moulin » d’Alphonse Daudet et des contes de Paul Arène, André Lagarde a puisé là, une source d’écriture et d’inspiration : après les rééditions de ses recueils « Tres aucèls de l’ombra », « Tres castèls del diable » et « Tres palometas », ils sont la matière d’une nouvelle publication sobrement intitulée « Contes occitans », qui s’annonce être une véritable somme des richesses de la littérature orale et du talent et de la verve, des conteurs occitans.

    Après un vin d’honneur partagé à la mairie et « una brave taulejada » qui a fait honneur aux produits du terroir, un récital d’Eric Fraj a mis un terme poétique et musical à une journée qu’il faut imaginer fatale pour les cruciverbistes, car la langue d’Oc n’est pas une langue morte.