Serge Fournié et le bureau réélu, donnent rendez-vous le 24 mai prochain.
Vendredi 24 janvier à Montjardin, les membres de l’association « Dans les pas d’Auguste Cathala », créée en février 2018, se retrouvaient aux côtés de Francis Routelous, maire de la commune. Après les mots de bienvenue prononcés par Serge Fournié, initiateur du projet, et Sylvette Calmet Cathala, présidente, le bilan d’activité et le rapport financier ont été présentés, puis approuvés par l’assemblée. En présence de Serge Bacot et Nadine Canellas, membres du bureau départemental de l’ANACR, les projets pour 2020 ont été évoqués, par l’intermédiaire d’un calendrier validé autour de la cérémonie commémorative du dimanche 24 mai prochain. Auparavant, le samedi 16 mai, une équipe de volontaires se déplacera jusqu’à la ferme du Roudié, afin de procéder au nécessaire entretien du chemin d’accès et des abords.

Comme en 2019 et après la cérémonie, un repas sera partagé sur la place du village, suivi d’une visite vers le lieu où Auguste Cathala fut supplicié par les éléments de la colonne allemande du capitaine Nordstern, guidée par la milice chalabroise.
Après avoir envisagé la mise en place d’une exposition de photos et d’articles de presse, le bureau a été reconduit à l’unanimité : présidente Sylvette Calmet Cathala, vice-président et secrétaire Serge Fournié, trésorière Régine Garcia, Jean-José Garcia adjoint. Chacun travaillant à la réalisation d’un chemin de la mémoire, qui emmènera jusqu’aux ruines du Roudié, depuis Montjardin et la ferme familiale des Vinsous.

Cérémonie à la mémoire d'Auguste Cathala
(photo archives mai 2005)
En souvenir de deux porte-drapeaux aujourd'hui disparus, Marcel Deshayes et Gaston Delpech

1946 Cérémonie devant la stèle des FTPF
(Photos Maurice Mazon)






Guy Vassal présentera son roman à 17 h à la maison commune.
Par ces mots, le Carcassonnais Jean-François Jeanjean (Correspondant du ministère de l'Instruction publique, 1877-1956) évoque le coup de force qui mit le pouvoir dans les mains d’un Bonaparte, le 2 décembre 1851. Il poursuit en émettant une réserve concernant le constat fait par Eugène Ténot dans son livre « le Coup d’Etat en province » : « Le département de l’Aude éprouva sur quelques points une très vive agitation, mais qui ne se manifesta par aucun fait notable ». Ce dernier oublie en effet de préciser que des troubles sérieux éclatèrent sur un seul point du département, et ce fut à Chalabre.
« Derrière le mot « cathares » se cachent plusieurs réalités et autant d’imaginaire. Depuis leur redécouverte au XIXe siècle, l’histoire de ces dissidents chrétiens du Moyen-âge européen fut évoquée de mille façons. De nos jours, il n’en a jamais été autant question, au point que plusieurs territoires et pays en revendiquent la mémoire. L’histoire de ces hommes et femmes désignés comme « hérétiques » interpelle, elle dérange aussi, au point que certains historiens vont aujourd’hui jusqu’à remettre en question l’existence de leurs églises dans l’Occitanie médiévale.