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Histoire - Page 11

  • L’hommage des enfants de la maternelle envers les Poilus

    Bleuet Louis-Pergaud.JPGLes petits élèves ont présenté leur création en mairie, avec leurs enseignants (Photos Michel Brembilla).

    Dans le cadre des commémorations du Centenaire de la fin de la Grande Guerre, les élèves de la toute petite et moyenne section maternelle de l’école Louis-Pergaud, ont apporté une contribution des plus touchantes, avec la création d’un bleuet soigneusement personnalisé. Ce symbole de la mémoire et de la solidarité à l’égard des anciens combattants, revisité par les protégés de Geoffrey Coussinoux et Muriel Noy, de l’équipe éducative de l’établissement, était exposé en mairie. Figurant en bonne place aux côtés des dessins de Pierre Dantoine, présentés par l’association Il était une fois Chalabre et la bibliothèque municipale.

    Après avoir abordé en classe l’histoire et ce que fut le quotidien des Poilus, les petits écoliers ont finalisé un travail collectif, pour exprimer leur perception d’un événement douloureusement inscrit dans le siècle dernier, et qu’ils pourront retrouver dans les manuels scolaires de CE et CM2. Ils auront alors l’occasion d’évoquer une nouvelle fois, la mémoire de Louis Pergaud, sergent mobilisé en août 1914 au 166e régiment d’infanterie, cantonné à Verdun, porté disparu le 6 avril 1915 dans le secteur des Eparges près de Verdun, et qui a donné son nom au groupe scolaire chalabrois.

    école louis pergaud

    Les classes de CP et CE2, emmenées par Isabelle Boulbet, ont également rendu une visite à l'exposition.

    école louis pergaud

  • « Ils allaient, ils chantaient, l’âme sans épouvante… »

    Le texte qui suit avait été écrit en 1998 par Marie-Louise Saddier, à l'occasion du 80e anniversaire de l'Armistice de 1918 (publié dans L'Indépendant du dimanche 15 novembre 1998).

    Chalabre Gare Départ des Poilus.jpgAoût 1914, les jeunes Chalabrois sur le quai de la gare, s'apprêtent à rejoindre le front.

    Il y a 84 ans, c'étaient les mêmes jeunes soldats pleins de bravoure et d'honneur que ceux de l'An II de la République, magnifiés par Victor Hugo. Ils étaient partis dans l'enthousiasme défendre la patrie en danger et c'est dans la boue avec le cœur meurtri qu'ils sont tombés, « suite à des blessures causées par des éclats d'obus », comme il est écrit dans les registres d'état civil de 1915, 1916, 1917, 1918. Et c'était dans la Meuse, en Argonne, sur la Marne, dans la Somme ou dans l'Aisne, aux confins de la Belgique ou à Monastir en Grèce.

    A Chalabre, au monument aux Morts, devant la statue représentant la France meurtrie, mais campée fièrement dans sa dignité et devant la stèle aux 38 noms de jeunes Chalabrois dont les patronymes évoquent nos familles, la minute de recueillement pendant la sonnerie aux morts fut intense d'émotion. Le discours du ministre d'état lu par M. le maire de Chalabre ressuscita tous les souvenirs dans le cœur des plus anciens, les plus jeunes écoutaient avec le sens du solennel. Les gerbes que portaient Sylvain, Xavier, Jérôme, Frédéric et Sébastien, les hymnes interprétés avec toujours la même recherche de justesse et de sobriété par l'ensemble Batucada, la fin de la cérémonie se déroula au cimetière devant la stèle érigée en mémoire de tous les soldats tués au champ d'honneur.

    Précédant le dépôt de la gerbe des anciens combattants, les plus petits de l'école primaire accompagnés de leur instituteur et de quelques parents, vivant peut-être eux-mêmes ce que devaient avoir vécu les parents des jeunes disparus de 1914 à 1918, ont déposé une rose sur les tombes du carré des soldats morts pour la France. Ainsi Antoine Sérié, qui le 4 septembre 1916 est mort à 28 ans à Cerisy-Gailly dans la Somme, ainsi Antoine Villeneuve, ainsi Paulin Barrière, mort à 37 ans sur la Marne à Prouilly, ainsi François Tourtrol, mort trois mois après la déclaration de guerre en Belgique, à 20 ans, ainsi Sylvain Siran, ainsi Paul et Jean Aragou (dont les registres n'indiquent aucune trace). Ainsi Paul Lafitte, qui à 21 ans est mort en mai 1915 à la bataille de Carency, ainsi Albin Faure, mort le 18 septembre 1918 dans le secteur des Eparges dans la Meuse, « tué à l'ennemi », ainsi Raymond Rigaud. Ainsi tous ceux là dont les corps ont été regroupés dans le carré militaire ont reçu en ce 11 novembre 1998, l'hommage de Gaël, Anaïs, Christophe, Laura, Alexi, Christelle, Dorian, Julie, Vincent et Jennifer, Nicolas et Aurélie, Michel, Audrey, Claude, Hugo. Avec une rose, ils ont su dire merci. Tous ceux qui accompagnaient cette cérémonie ont dû ressentir en eux-mêmes la grandeur d'une telle rencontre, hors du temps. « Ils allaient, ils chantaient, l'âme sans épouvante, et les pieds sans souliers ! » (Victor Hugo, Les Châtiments).                  

                                        Marie-Louise Saddier (†2006)

  • La mémoire des Poilus sous le crayon de Pierre Dantoine

    Pierre Dantoine.jpgLes dessins de Pierre Dantoine seront exposés à la mairie.

    Dans le cadre du 100e anniversaire de la fin de la Guerre 1914-1918, la bibliothèque municipale et l’association Il était une fois Chalabre proposent une exposition consacrée aux dessins de Pierre Dantoine, caricaturiste pendant la guerre 1914-1918. Une partie de l’œuvre du dessinateur carcassonnais (1884-1955), dont les racines familiales sont chalabroises, sera visible du vendredi 9 au jeudi 14 novembre inclus, de 10 h à 12 h et de 14 h à 16 h, au premier étage de la mairie, cours Sully.

    Après la conférence animée en juillet dernier par Laurent Malard, dépositaire de l’œuvre de Pierre Dantoine, qu’il collecte, restaure et conserve, cette exposition s’inscrit dans le programme des célébrations du Centenaire. L’occasion de découvrir ou redécouvrir le profil du sergent d’infanterie audois, dont l’œuvre volontairement humoristique sinon burlesque sur la vie dans les tranchées, est une création tout à fait originale.

    pierre dantoine,il était une fois chalabre

    Départ de permissionnaires

    - « Ecoutes ce que dit le sergent-major : Pour se marier, on a deux jours de plus,.. si tu as un gamin, un jour de plus,… si ta femme décède, un jour de plus.

    - Et pour tuer le cochon, ils te donnent même pas une demi-journée ! ».

    Edité cet été par l’association Il était une fois Chalabre, un recueil reprenant la biographie et l’ancrage particulier de Pierre Dantoine à Chalabre, ainsi que l’ensemble de ses dessins, sera disponible à la permanence de cette exposition dont l’entrée est gratuite.