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  • « Regards… »

    « Regard, action de regarder, de porter la vue sur quelqu'un ou quelque chose ». La définition est courte et précise, mais Cine est allée voir ce qu'il y avait au-delà des guillemets :

    «… A ma Chère Karine, mais aussi à André, Jean-Pierre… Et tant d'autres.

    Toute cette lumière que je pressentais à mon arrivée, au travers de mes fines paupières, que me voulait t'elle ?  M'ouvrir les yeux sur ce monde que je ne pouvais encore deviner, mais qui m'attendait. Quelques heures se sont écoulées, et sous mes paupières fermées mon regard angoissait de la découverte. 

    Ces paupières lourdes pourtant, peu à peu, se sont apprivoisées à mon jour naissant. Puis doucement, sous quelques mouvements furtifs, se sont ouvertes au jour. A cette lumière terrestre si blanche, si claire et que je devinais déjà si belle. Et mes yeux en furent tout étonnés et ravis. 

    Le tout premier… le Seul… le Vrai à jamais, que je croisais… fut son Regard. 

    Ce magnifique Regard penché sur moi, qui me garantissait déjà, inéluctablement, un Amour sans failles. Ce Regard qui me couvait, qui m'appelait, qui me contemplait, qui m'offrait déjà tout son être explosant d'émerveillement, de bonheur et d'Amour. 

    Ce Regard, je le connaissais depuis la nuit des temps. De cette nuit d'où je venais, d'où je sortais. Ce Regard que je sentais, posé sur moi avant que de le voir. Avant que de le deviner, le découvrir et le connaître... Maman !

    Il ne pouvait qu'être chaleureux et brûlant pour me marquer au fer rouge, pour le reste de ma vie ! Celui que seul, et à jamais, devait me suivre tout au long de mes jours. Et qu'un jour, j'emporterais avec moi, car en moi !

    Qu'ils étaient gais et joyeux tous ces regards de famille et d'amis penchés sur moi à capter mon regard. Qu'il fut noir, bleu, vert, marron ou noisette… ce n'était qu'éclats de voix et de rires qui s'amusaient des ressemblances du visage et du regard. Le mien tout innocent, empli de lumière et d'étoiles, s'émerveillait des découvertes et de douceur sous les baisers.

    Mais mon regard devait apprendre le temps… Celui qui implacablement se moque de son propre temps, des êtres et des choses. Celui qui ne vit que de par son seul nom : cruauté. 

    Insidieusement il s'était penché sur l'ange naissant.

    Ce fut un changement furtif, à l'heure rosée de la petite enfance. L'heure des premiers balbutiements. Les regards autour, peu à peu se sont étonnés, se sont interrogés et devinrent soucieux. Avant que de soupirer et se désoler : l'évidence de la différence perçait ce beau regard d'enfant. Mais l'amour absolu des parents fait fi de tout !

    Peu à peu les jours, si roses et si bleus se sont teintés de gris. Et le regard de l'enfant ne trouva que reflets dans l'or du regard maternel et dans les regards du seul vrai Amour. Celui qui ne voit que la beauté de l'être et le fond de son âme. Et l'enfant, sous tous ces reflets d'or, restait aveugle face à ce temps qui sournoisement se faisait méchant. 

    Mais un nid, aussi douillet soit-il, se doit de donner l'envol à la découverte de la vie extérieure. Un jour, au milieu d'une cour d'école, le regard connu des regards nouveaux, aussi innocents que lui et qui surent s'apprivoiser. Des yeux qui se posaient sur lui, et ne savaient que partager et lui rendre son sourire. Des yeux qui se sont émerveillés avec lui, à l'unisson, de cette découverte des jeux et des amours d'enfants. Les regards rayonnaient et s'envolaient de joie dans la sérénité de l'enfance. Car à cet âge là, le cœur est innocent et aveugle aux choses de la vie. Et ce regard là s'ouvrait, s'abrutissait des couleurs de cette vie nouvelle.

    Mais… Fallait il un « mais »… le temps fuit, fait grandir… Et devait s'enfuir l'insouciance d'une enfance encore présente. La cour d'école un jour s'est évaporée… faisant place à la cour des grands ! Enfin, ces grands qui se disent grands !... se croient très grands même !... et oublient qu'ils étaient les petits, si petits, tout petits même… juste l'an passé. 

    De petit à grand, là est bien la différence… C'est là que se devine LA différence… et que se vit l'apprentissage de l'Indifférence. 

    Tous les regards se sont posés sur son regard. Sur ce tout petit être doux et innocent ne cherchant qu'à donner et recevoir. Ayant le regard si brillant encore d'un nouvel éclat. Celui de l'espérance dans la découverte de cette nouvelle rentrée scolaire. Tous ces regards, baissés sur ces beaux yeux, qui ne quémandaient qu'amitié, tendresse ou amour, devinrent brefs et n'accrochaient pas le regard. Car le regard de l'adolescent ne s'apitoie pas, ou si peu. 

    Les jours de jeux et de rires, ont laissé place aux jours de railleries, de moqueries, de peine et d'isolement. Sous la vexation, le regard s'ouvrait sur sa propre vérité. Une vérité jusqu'alors inconnue, non discernée car bien cachée par l'amour filial. Tant de méchanceté faisait exploser une réalité qui ne laissait aucun doute. Et durcissait parfois le regard qui, dans la douleur, apprenait à faire face.

    Alors l'éclat des yeux de l'enfant s'est voilé, teinté de réprobation et d'incompréhension. Sous tant d'expressions contenues, ses yeux pourtant se faisaient encore plus beaux. Mais les regards peu à peu ont divergés, et se sont détournés à jamais. Ne restaient que les âmes humaines et sensibles pour égayer et adoucir les jours. Le regard continua d'effleurer la vie et appris à affronter les années qui suivirent. Il se vit grandir et s'épanouir entre enfance et adolescence, faite de quelques joies et de douleurs. Ces yeux que plus personne ne voyaient, appelaient au secours, sollicitaient aide, réconfort et attention. Des yeux qui prenaient conscience que les seules portes ouvertes étaient celles du cœur. Celles de la maison.

    Mais… Fallait il encore un « mais »… L'enfance, l'adolescence aussi belles qu'elles doivent être, aussi cruelles soient-elles, doivent aussi affronter le monde des adultes. Le regard restait aussi beau. Le corps lui s'était transformé, enveloppant ce joli être dans une gangue fragile. Il ne restait presque plus de regards autour. Que ceux, si chaleureux et plein d'amour, des parents. 

    Alors où donc étaient passés les regards familiers, connus ou croisés ? Ils avaient changé ! Ils se posaient, frôlaient, fuyaient, s'apitoyaient. Mais plus cruel encore pour ce regard resté si doux… se dérobaient. Comment ne voyaient-ils pas ma douleur sous un tel rejet ? Tous ces regards me rendaient coupable d'être moi, ce que j'étais et que je n'avais pas choisi d'être. Mes yeux scintillants d'éclats bien malgré eux, se sont maintes fois noyés dans les larmes. J'avais réalisé que mon regard, dont la lumière tendait à s'éteindre, garderait à jamais une forme d'innocence… 

    Que restait-il des joies de l'enfance ? Que restait-il des quelques copains et copines de l'école ? Tout doucement, insidieusement, mis de côté, mon regard aux vôtres, disparaissait. Pourquoi ? Quelle en était ma faute ? 

    Pauvre beau et doux regard ! Ta souffrance vivait aussi au rythme de celle des tes parents. Tes larmes de douleur et de colère, traçaient les sillons d'une vie qu'ils avaient espéré belle.

    Alors que le regard posait un œil adulte sur une vie terne, on pensa ranimer au mieux le regard.  A contrecœur on trouva une nouvelle école. Vous savez bien ! Celles que l'on nomme « centre ». Une de celles où le regard doit être là pour s'adapter !... Sans penser que ce sont vos regards qui ne s'adapteront jamais. Une de celles où le regard ne sera plus différent des autres !... Alors que ce sont vos regards qui ont toujours fait la différence. Le regard bien qu'abandonné s'est accoutumé mais a gardé sa peine. On ne le vit plus traîner dans les rues du village. Combien étaient-ils, avec leurs sourires innocents ou avec leurs fauteuils, cachés aux regards ? Combien sont ils toujours à l'ombre des murs, abandonnés et oubliés ? 

    Alors vaincu, le regard s'apaisa à retrouver ses semblables. On lui offrait un lieu où tous les regards se reconnaissaient déjà, sans se juger, se moquer ou s'affronter. A s'apprécier et se regarder tel qu'on était. Où tous les yeux savent à jamais garder l'innocence de l'enfance. Où tous les sourires rayonnent sous des mains qui se tendent emplies de don de soi. Où  tous les regards abandonnés là, ne demandaient qu'à vivre comme toi et moi. Où les regards devraient refléter la beauté de la vie… avant que de n'en connaître que la laideur. Où ces regards n'ont pu goûter à tous ces moments privilégiés de folies et instants sucrés de la jeunesse. N'ont pu vivre ces bonheurs que vous avez connus. Ils n'y ont pas eu droit !

    Bien de ces regards-là ont cherché vainement et désespérément l'âme sœur, autant qu'ils en ont rêvé. Certains de ces yeux, à trop de ravages au cœur, n'ont pas subi ceux du temps. 

    Il y eut des jours, où les étoiles dans les yeux s'étant éteintes, le regard attiré par le bleu, trop bleu des cieux, s'y est envolé. Pour s'y confondre et disparaître à jamais. Fallait-il y voir une aide ?… Ou un nouveau coup de grâce du destin ? Il allait sereinement retrouver cette lumière si vive et si blanche qui l'avait accueilli en ce monde, dans une explosion de joie. De ce jour où son regard s'envola, il prit de la hauteur. Ce fut alors à son tour de poser sur vous ses yeux « autrement » ! Mais n'ayez crainte, son regard ne sera que tolérant, ayant tiré une richesse de la vie dans la douleur de la vivre. Et vous aujourd'hui, grands et petits dont les yeux virent chaque jour des joies à la tristesse, qui vivent la vie telle qu'elle aurait dû être pour eux, ouvrez vous à eux. Posez un regard chaleureux et bienveillant sur tous ces êtres nés de différences. Ne les ignorez pas et partagez avec eux. Tous ces regards qui ne cherchaient qu'à capturer votre regard, tous ces regards tant ignorés, moi ils me manquent. Et me manqueront à jamais ».

    Cine

  • C'était hier : L’école de rugby prête pour la nouvelle saison

    L’article mis en ligne avait paru dans l’Indépendant, édition du lundi 5 septembre 2011.

    Les jeunes rugbymen chalabrois vont bientôt rechausser les crampons.

    rpo,usck xvL’école chalabroise poursuit son apprentissage chez les voisins ariégeois (Photos archives, février 2008).

     Les jeunes sportifs sont informés que l’école de rugby du Pays d‘Olmes (RPO), structure qui accueille les graines de champions du pays chalabrais, procèdera à l’enregistrement des inscriptions le samedi 10 septembre prochain. Enfants et parents ont rendez-vous à la salle du RPO, derrière le stade Paul Bergère de Lavelanet. Inscriptions de 10h à 12h pour les Moins de 15 ans et de 14h à 16h pour les catégories Moins de 13, 11, 9 et 7 ans.

     Pour la saison 2011-2012, la participation des parents a été fixée à 50 € par enfant et 70 € pour deux enfants. Deux photos et un chèque de caution (équipements), qui ne sera pas encaissé, seront nécessaires pour l’enregistrement de la licence. Il sera exigé des parents le retour des équipements prêtés, dès la fin de saison, afin de pouvoir en faire l’inventaire.

     Petit rugbymen, à vos crampons !

    rpo,usck xv

  • Football : Un 2e tour en coupe de France pour le FCC

    fc chalabre football

    La passerelle du stade Jean de Mauléon

    Photo Maurice Mazon

    Les footballeurs du FC Chalabre ont effectué dimanche 29 août, un retour gagnant dans la compétition, en enlevant la première rencontre officielle de la saison 2021-2022. Après avoir éliminé le onze de l’AS Arzens sur le score serré de 2 à 3, les « bleu et blanc » disputeront dimanche 5 septembre, le deuxième tour de la Coupe de France.

    Le FCC appelé à évoluer en championnat de promotion honneur (D1) essaiera d’obtenir sa qualification face à un pensionnaire de première division (D2). Ainsi l’adversaire du jour sera le FC Villegly, tombeur au tour précédent de l’AS Espéraza (3-1).

    A l’heure du coup d’envoi sifflé à 15 h par Youssef El Ghourraf, assisté de Julien Tre Bolou et Abdelaziz Tahiri, une division d’écart séparera deux formations qui se connaissent peu. Guillaume Lacoste alignera l’équipe victorieuse dimanche dernier, privée de l’arrière Quentin Gérard blessé au genou.

    Les supporters sont invités à renouer avec les bonnes habitudes, ils ont rendez-vous au stade Lolo-Mazon où ils pourront assister à la toute première prestation du FCC I version 2021-2022.

  • Un jour, une image

    Le regard tourné vers Bon-Accueil, deux voisines et amies résidant rue du Pont-de-l'Hers posent devant un imposant cadre d'acier. Francine Hillat et Henriette Saurat se promènent au-dessus de l'embouchure du delta chalabrois, comme pour devancer de quelques années, la création de la voie verte.

    Francine Hillat qui habitait rue du pont de l'Hers et Henriette Saurat Photo Maurice Mazon.jpg

    Photo Maurice Mazon