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  • C'était hier : Badaluc avait la tête trop prêt du bonnet

    L'article mis en ligne avait été publié dans l'Indépendant, édition du jeudi 29 avril 2010.

    carnaval chalabre 2010Badaluc et le grand prêtre Atahualpa son complice. Deux aigrefins de haut vol, assistés d'une déesse de la pluie, un poil farfelue. (photos archives avril 2010).

    Il flottait en ce dernier samedi d'avril un parfum de fête d'autant plus léger que l'arrivée de sa majesté Carnaval par la Porte d'Aval était annoncée. Première entorse faite au protocole, mais pas la dernière, Badaluc le 41e va faire son entrée par la Porte d'Amont. Un contre pied que les pistons flingueurs de l'OPVC rompus à la pratique du contre-ut vont tolérer sans sourciller. L'incident diplomatique était évité et son Altesse venue de l'altiplano andin condescendait à accepter les clefs d'or de la ville. L'instant solennel était rehaussé par la présence de Cercopeyros et Icalana John (photo ci-dessous), deux pointures scientifiques auxquelles s'était joint Atahualpa Rouzalpadici, grand prêtre visiblement illuminé pour ne pas dire allumé.

    carnaval chalabre 2010

    Trois sommités requises afin d'analyser la brillance d'une pierre à tel point lumineuse que depuis trois jours, la nuit ne tombait plus en Kercorb. Pendant ce temps et malgré les honneurs rendus à sa personne, l'illustre visiteur donnait la désagréable impression de prendre les autochtones d'un peu haut, avec son air mélancolique et brumeux. On saura plus tard et donc trop tard, que le supposé bienfaiteur des gens d'ici avait employé son voyage depuis Cochabamba à Eissalabra via le Canavayrou, à mâcher « un sacat » de feuilles de coca.

    Mais le Chalabrois n'étant pas susceptible, le privilège de vivre des instants aussi divins en compagnie de ce fier descendant d'une parenté prestigieuse, sera partagé par le plus grand nombre. A la nuit enfin tombée, un cortège de masques envahira les rues d'une bourgade d'ordinaire paisible, métamorphosée par la présence de l'homme au «chullo », traditionnel galure des locataires de l'énigmatique cité de « Machu Picchu ».

    carnaval chalabre 2010

    Le charme pourtant ne durera que l'espace d'une courte nuit, et la clarté du jour une fois revenue, l'imposteur ne fera plus illusion. La bienséance oblige à passer sur certains détails, tous plus accablants les uns que les autres (voir photo ci-dessous).

    carnaval chalabre 2010

    La coupe était bien pleine et Badaluc XLI ayant trahi la confiance de ses hôtes, le tribunal d'inquisition avait les mains libres pour le réexpédier vers sa cordillère natale. Ce qui fut fait, malgré les imprécations de « Mestre Rema Salsa », avocat de la défense à jeun d'avoir sauvé un seul de ses clients après plus de quarante ans de plaidoiries. Ainsi se terminait la visite d'un affligeant mystificateur, en présence d'une multitude déconfite et en pleurs.

    carnaval chalabre 2010

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    carnaval chalabre 2010

  • En souvenir d’Isabelle Pierobon

    isabelle pierobon

    Les personnels de l’Ehpad des Hauts-de-Bon-Accueil ont eu une pensée pour Isabelle Pierobon, ancienne résidente, qui vient de décéder à Quillan dans sa 103e année. Le 6 juillet 2017, une date et un anniversaire avaient été célébrés en compagnie de sa famille, des amis, et du personnel de l’hôpital. Chants, histoires, rien n’avait manqué à la fête, Isabelle Pierobon alerte centenaire avait guidé ce jour-là une chenille des plus enlevées. Révélant juste avant de souffler les bougies, les secrets d’une vie bien remplie.

    isabelle pierobon

  • Les abeilles sont en danger

    Essaim Duchan 3 mai 2014 002.jpgLeur fonction pollinisatrice est capitale.

    Benoit Lestienne est apiculteur et se propose d‘enlever gratuitement tout essaim d'abeilles qui aurait élu domicile près de chez vous, afin de lui donner une chance de survivre. « Par une journée chaude un essaim partira, c'est là sa façon de se multiplier. Un essaim autour d'une branche ne restera pas s’il n'est pas protégé, il faudra donc faire vite ou le suivre ».

    Comme le rappelle Benoit Lestienne, les abeilles domestiques - Apis mellifera en Europe - vivent dans des ruches. Une ruche peut contenir jusqu’à 40 000 abeilles l’été, et descendre en dessous de 20 000 en hiver. La longévité de ces petites travailleuses varie aussi en fonction de la saison : elles peuvent vivre jusqu’à quatre mois l’hiver, alors que l’été, étant très occupées à butiner, mais également plus exposées au stress, elles s’usent plus vite et ne vivent que trente à quarante jours. En hiver, les abeilles adoptent la technique des pingouins et s’entassent en grappes pour garder la chaleur à l’intérieur du groupe.

    « Depuis quelques années, la population d'abeilles est en très forte diminution, avec une disparition totale sur certaines zones. Ce phénomène porte le nom de Syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles. Subitement, les ruches se vident de leurs abeilles sans que l’on ne retrouve aucun cadavre à proximité. Ce syndrome est très préoccupant en raison de l'importance écologique de l'abeille en tant que pollinisatrice ».

    Benoit Lestienne est joignable au 0033 777 033 864 (il est préférable d'envoyer l'adresse par SMS, les messages sur répondeur sont à éviter si possible)​.

  • La vie cachée de nos ruisseaux

    La perspective d’un déconfinement semble être de plus en plus tendance, doux euphémisme pour toutes celles et ceux qui répètent les rêves mettant en scène de grands espaces ou de grandes tables festives. Autre tendance ou suggestion qui devrait émerger dans les semaines qui viennent, l’invitation à oublier les lointaines latitudes, pour privilégier un tourisme local.

    Une éventualité qui devrait peut-être permettre d‘aller au devant des beautés cachées du pays chalabrais. A l’image du ruisseau de Jonquières, qui le 22 janvier dernier avait contribué le plus naturellement du monde, à venir grossir le débit du Chalabreil, en sa qualité d’affluent déclaré. Il coule tout près de chez nous, prenant sa source sous le « Sarrat de las Brèissas », et un peu au-dessus de la ferme du Courtizaire Haut. D’une différence de niveau à l’autre, le ruisseau de Jonquières passe le plus clair de son temps à couler des jours tranquilles, sauf quand de gros nuages noirs viennent à s’abattre du côté des ruines de Bordeneuve.

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