L’article mis en ligne aujourd’hui, avait été publié le lundi 5 juin 1995, dans le journal l’Indépendant.
José Sanchez (à droite), remet au président Jean Quério, le poster des CCC (photo archives, Juin 1995).
Mardi 14 septembre 1993 vers 21 h, le café de la Paix est la proie des flammes. Au nombre déjà important des dégâts constatés par José Sanchez maître des lieux, vient s’ajouter la perte des divers trophées glanés au hasard des sorties du Cyclo-Club Chalabrois. Cette perte n’étant bien évidemment que sentimentale, et en aucun cas comparable avec tout ce que l’ami José venait de perdre en quelques minutes (photos ci-dessous, Septembre 1993).


Tout est rentré dans l’ordre depuis, et samedi, l’équipe des accros de la petite reine était réunie au siège pour la remise d’un superbe cadre offert par José Sanchez, désireux de participer à la reconstitution de la vitrine des CCC du président Jean Quério. Ces derniers ont apprécié le geste à sa juste valeur et ont levé le verre de l’amitié, fermement résolus à repartir à la « conquête » de nouveaux trophées.
Auparavant, Roger Théron, président sortant, recevait une magnifique gravure en bronze, témoignage de reconnaissance pour le travail accompli au cours de cinq « mandats » sans faille, avec l’aide inconditionnelle de Lucette, cela va sans dire.
Après avoir participé à la randonnée des Ducs de Joyeuse, organisée par les Cyclos Couizanais du président Yvan Serret, les Chalabrois participeront en ce week-end de Pentecôte, au Tour de l’Aude organisé par les Cyclos d’Alzonne et la FAOL, ainsi qu’à la randonnée « Carcassonne-Pyrénées 2000 », qui les conduira sur les pentes de Font-Romeu et retour vers la préfecture audoise après un périple de 350 kms.
Les benjamins du FCC et leurs mamans à l’heure du coup d’envoi (Photos archives, Mai 2005).
Une plaque commémorative rappelle la tragique journée du 27 juillet 1944 (Photo archives, 8 mai 2005).
Son père était décédé deux ans auparavant. Sa mère n’avait plus que lui. Il avait seize ans. Pour ses camarades plus chétifs, c’était un grand. C’était un bon copain, un musicien plein de vie, un peu bagarreur comme les enfants l’étaient tous à cet âge. « Il était notre ami. A 14 ans, 15 ans, 16 ans, on sort de l’enfance, on est adolescent. A cet âge-là, on ne pense pas à la mort, et c’est bien normal : on a toute la vie devant soi, on aime la vie. Cette vie, Pierrot l’a brutalement perdue en ce 27 juillet 1944, victime de la soldatesque fasciste hitlérienne. Je n’oublierai jamais ce triste cortège qui passa à un mètre de moi sur le pont du Blau en fin d’après-midi : quatre hommes de Chalabre, ramenant le corps de Pierrot à sa pauvre maman » rappelait Maurice Rouzaud.
De gauche à droite, debout : Edmond Marty, Jean-Charles Gonzalez, Jean-Louis Sanchez, Jean-Claude Bazzo, Gérard Crovetti, Philippe Gérard, Yvan Ferrier, Guy Bernard, André Rougé, Christophe Roncalli, Edouard Garcia, Jean-José Garcia. Accroupis : Jean-Jacques Garros, Christian Franot, Jacques Mamet, José Sanchez, Paul-Louis Boyer, Jacques Sariège, Raymond Abat, Patrick Danjou.