Christiane et Janine Dumay, aux côtés du président Bruno Carbonnel.
Samedi 1er juin, le tournoi annuel organisé par le Tennis Club du Chalabrais marquait une pause, à l'heure où une assemblée recueillie rendait hommage à Raymond Dumay, disparu brutalement, il y a juste un an. En présence de Mme Janine Dumay sa maman, de son épouse Christiane, de ses enfants et de ses proches, Raymond Dumay et son souvenir ont été évoqués par le président Bruno Carbonnel, accompagné de Christian Ballot, secrétaire général du Comité de l'Aude de tennis.
Les pensées de chacun se seront dirigées vers la personnalité d'un sportif passionné, lorsque le président Carbonnel invitait Janine et Christiane Dumay, à dévoiler une plaque apposée sur un des courts du lac, destinée à perpétuer la mémoire de Raymond.
Le tennisman, mais aussi le footballeur et président en exercice du Football Club Chalabrois, aura été salué en cette triste journée anniversaire. C'est ainsi que plus tôt dans la matinée, les partenaires et amis ayant partagé à ses côtés, l'aventure en division honneur régionale, se sont retrouvés à Camon (Ariège), afin de se recueillir et déposer un témoignage d'affection et de sympathie, sur la tombe où il repose.
Andrée Zdrojower et Serge Pagès 

L'hommage de la chorale Eissalabra, avec le Chant des Partisans.
Un dépôt de gerbe était effectué par les soeurs d’Auguste Cathala, avant que la chorale Eissalabra emmenée par Edouard Garcia, n'offre à l'assistance le Chant des Partisans et la Marseillaise. Jacques Laffont retraçait cette journée et l’interminable calvaire subi par un jeune homme de dix-neuf ans, dont le sacrifice allait permettre aux éléments du maquis Faïta, de filer entre les griffes de l'occupant, pour prolonger leur mission de résistance. L'effectif allemand qui participait à cette opération était très important (de 300 à 500 hommes), et avait investi le secteur par Gary, Montjardin, le chemin de Pico-l'Ordy et Cazalens. En prenant le chemin le plus long depuis la ferme des Vinsous, l'aîné des dix enfants de la famille Cathala, espérait que la sentinelle postée sur la crête, serait en mesure d'apercevoir la colonne allemande. Comprenant qu’il a été dupé, l’occupant nazi accompagné par la milice locale, s’acharnera sur Auguste Cathala avec une indescriptible sauvagerie. Au soir de ce 23 mai, son corps atrocement mutilé sera retrouvé dans les décombres de la ferme du Roudié incendiée. Soixante-neuf années après, le souvenir du sacrifice d’Auguste Cathala et de ses camarades de lutte ne s’efface pas des mémoires.

Des roses fleuriront demain dimanche 26 mai, au pied de la stèle érigée