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Patrimoine - Page 36

  • C’était hier : Courtauly : Le clocher mur de l’église a été restauré

    L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du jeudi 9 novembre 2017.

    courtaulyGérard Penando et les Courtaulins ne se résignent pas face au temps qui passe (Photo archives, octobre 2017).

    La silhouette élancée de l’église de Courtauly était l’objet de tous les regards, vendredi 27 octobre, à l’heure où élus et invités levaient les yeux vers le ciel, pour constater le remarquable résultat des travaux de restauration initiés par Gérard Penando, maire, et son conseil municipal. Au terme de plus de neuf mois d’une minutieuse réhabilitation menée par l’entreprise Corea, les cinq baies décroissantes et leurs cloches posées sur la pièce maîtresse du patrimoine historique et architectural de ce petit village du val de l’Ambronne, pouvaient savourer leur victoire face aux outrages du temps.

    L’événement a été célébré en présence d’une très nombreuse assistance, d’abord invitée à apprécier le récital offert par les chœurs de l’ensemble vocal Eissalabra, sous la belle voûte en étoile d’une église datée du XVIe siècle. Un superbe intermède conclu sur le parvis du sanctuaire, avant que Gérard Penando ne retrace les différentes étapes ayant permis de mener à bien ce projet, porté par la mobilisation des Courtaulins. Répondant à l’écho de cloches indifférentes au protocole, voire grisées par l’instant présent, le premier magistrat saluait l’engagement des différents partenaires investis aux côtés de la commune. Lucette Ruiz, conseillère municipale, retraçait l’historique et l’évolution de l’édifice, avec une pensée pour les bâtisseurs anonymes du temps jadis. La conclusion de cette journée inaugurale revenait à Sébastien Pla, conseiller régional, avant que Claire Laffourcade, adjointe au maire, ne remette un bouquet de fleurs à Lucette Ruiz.

    courtauly

    « Las que passan tornan pas » (les heures qui passent ne reviennent pas). Au-dessus de ces quelques mots inscrits dans la pierre, l’horloge du clocher indiquait 18 h 47. Il y avait peut-être urgence à se retrouver autour d’un vin en l’honneur du patrimoine.

    courtauly

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  • Un jour, une image

    ours,armandine blouin

    Au cours de l'année 1925, un curieux équipage avait occasionné un bel attroupement à la hauteur du pont du Blau. Ce jour-là, un montreur d'ours, peut-être venu de la vallée ariégeoise d'Ustou, exhibait son « compagnon » enchaîné, accompagné par une jeune fille, et muni d'un tambourin. Les enfants et les adolescents sont présents en majorité autour du plantigrade, parmi lesquels il est possible de reconnaître (sauf erreur), Antoine Melliès, Roger Raynaud, René Berland, Pierre Fournié, René Huillet, Roger Caux, Isaïas Villena, René Calbo,...

    Une photo prise certainement le même jour, avait été publiée dans le Tome VIII édité par Il était une fois Chalabre (page 99). On y aperçoit Armandine Blouin, blanchisseuse, dont la boutique se trouvait juste en dessous des « commodités ». Lesquelles proposent une réclame vantant les mérites d'une marque de levures sélectionnées (afin d'améliorer le résultat de la vendange), et une affiche portant les détails du programme des fêtes de l'Ascension. L'état des affiches pourrait laisser penser que le cliché a été pris au début de l'automne 1925.

  • C’était hier : La demeure des Sires de Bruyères est-elle à vendre ?

    L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du dimanche 19 octobre 1997.

    château de mauléonLa vision imposante de la demeure des Mauléon s’offre aux Chalabrois depuis plusieurs siècles (Photo archives, Octobre 1997).

    Lentement mais sûrement, les violentes bourrasques de l’automne dépouillent de leurs feuilles, les platanes centenaires longeant l’allée du château, offrant du même coup aux Chalabrois, une vision parfaite de l’imposante demeure des Mauléon. Bâti au Xe siècle, occupé plus tard par le Baron Pons de Bruyères le Châtel, contemporain et protégé de Simon de Montfort, le château ne reflète aujourd’hui que l’image triste d’un passé révolu. Un passé cependant auquel les Chalabrois ne manquent pas de faire référence chaque année à l’entrée de l’hiver, levant les yeux vers le donjon, comme s’ils espéraient apercevoir au détour d’un créneau, la silhouette furtive du Sieur Jacques Fleury (Fluris), assassiné le 13 décembre 1697.

    Etroitement liés par la force d’une tradition séculaire, Fluris et la demeure ancestrale des Mauléon, n’ont jamais cessé d’entretenir le mystère, ainsi les souterrains de la cité du Kercorb colportent-ils aujourd’hui la nouvelle, le château est à vendre, le château est vendu ! Ou plutôt les éléments intérieurs, qui en faisait sa richesse : dispersée la chambre réservée autrefois aux visites de l’évêque du diocèse, dispersées les tapisseries des Gobelins, dispersées les archives auparavant inaccessibles et à présent envolées…

    Evénement ou péripétie, dans la riche histoire de la Terre Privilégiée et de la Maison Bruyères, qui va peut-être perdre son identité l’année même où les Chalabrois s’apprêtent à célébrer le 300e anniversaire de la mort violente de Fluris ?

  • C’était hier : A la rencontre de l’ermite du Calvaire

    L’article mis en ligne avait paru dans l’Indépendant, édition du mardi 30 septembre 1997.

    chapelle du calvaire chalabre

    La chapelle du Calvaire, et au premier plan, une croix datant de l‘an 1620

    Photo Maurice Mazon

    Les traditionnelles Journées du Patrimoine ont permis aux Chalabrois de partir à la découverte de trésors insoupçonnés ou négligés, au nombre desquels la chapelle du Calvaire, qui veille sur notre capitale du Kercorb depuis le XIe siècle. Délaissant la route carrossable qui mène aux fermes de Ségovent et du Pape, ils ont été nombreux à préférer s’écarter des sentiers battus pour emprunter le Chemin de Croix. Un itinéraire tout au long duquel gisent les vestiges des stations symbolisant le calvaire du Christ sur le mont des Oliviers.

    Malgré les destructions irréparables dues au temps et au vandalisme, l’endroit n’a rien perdu de son attrait. Ce qui au début de l’ère chrétienne n’était qu’un simple oratoire deviendra au fil des ans un lieu à caractère pénitentiel, dédié au Christ et à la Vierge, Notre Dame des Sept douleurs, dont la statue figure dans la nef sud. Accolé à la chapelle, l’ermitage fut habité en permanence jusqu’au milieu du XIXe siècle par un ou deux ermites de vocation, maîtres d’un lieu qui servit également à isoler et mettre en quarantaine les voyageurs de passage en Kercorb, soupçonnés de colporter quelques dangereux virus.

    Quant aux anciens, ils prétendent sans sourire que certains jours de mauvais temps, le promeneur perdu dans les genêts du Calvaire peut croiser la procession silencieuse des Soeurs de Saint Joseph de Cluny se rendant à l’office.