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Patrimoine - Page 37

  • Un Tome XV, des souvenirs, et un anniversaire

    il était une fois chalabre« Il était une fois Chalabre » a présenté sa dernière publication.

    Dans sa quête permanente du temps passé, l’équipe du président Michel Brembilla n’aura pas vu le temps passer, si bien que la remise officielle de son dernier ouvrage en date, s’accordait avec une date anniversaire et vingt-cinq années d’existence. Un beau quart de siècle pour l'association « Il était une fois Chalabre », qui ne fait pas son âge, et qui était très heureuse de rencontrer samedi ses adhérents, afin de leur proposer le fruit des dernières recherches.

    il était une fois chalabre

    En ce dernier jour de juillet, les retrouvailles dans les salons de la maison commune auront permis aux fidèles lecteurs de découvrir un Tome XV au fil duquel ils vont aller à la rencontre de Madame de Chalabre, vivre le Coup d’état de Napoléon III sous le ciel chalabrois, puis entrer dans les dernières vignes du Kercorb. Egalement évoqués, la métairie de Falgas, le portrait d’Abel Anouliès garde-champêtre, les origines du puit sur le Cours de la Treille, des articles du journal politique et littéraire autour de 1800. Des thèmes à la conclusion desquels ils trouveront inséré le traditionnel et très prisé album de photos d’hier.

    Un exemplaire de cette nouvelle réalisation, tirée dans les ateliers de l'imprimerie Cano et Franck à Limoux était remis à Jean-Jacques Aulombard, maire de Chalabre, symbolique épilogue de deux années passées en immersion dans le Chalabre d’hier. Au terme de cette journée, un peu plus de 100 exemplaires ont trouvé leur place dans l’intimité des chaumières. Un chiffre hélas toujours plus en deçà, qui n’altère aucunement la motivation d'un collectif qui s'est déjà remis à l'ouvrage.

    Pour l’heure, les expéditions vers les adhérents « expatriés » se poursuivent, mais le Tome XV est également disponible au secrétariat de la mairie, chez Mireille Sanchez, maison de la presse rue du Capitaine Danjou, ou auprès d’un membre du bureau.

    il était une fois chalabre

    Le trait d'union est établi entre les rivières du Neponset et du Blau

    il était une fois chalabre

    L'abbé Bruno Garrouste figure bien sur le listing de « Il était une fois Chalabre »

    il était une fois chalabre

  • Conflit des Canat : la basilique Saint-Nazaire toujours occupée

    Jeudi 5 juin 1975, la lutte continue et s'étend hors des limites du Kercorb.  Dans la basilique de la Cité de Carcassonne occupée, ouvrières et ouvriers de l'usine Canat se succèdent et alertent l'opinion dans l'espoir de sauver leur outil de travail. Comme le souligne l'article publié dans l'Indépendant, des télégrammes de soutien affluent de toute part, paraphés par des syndicalistes, des ouvriers, des étudiants,... Signatures parmi lesquelles figure celle d'un étudiant, « petit cousin de l'ancien Pape Jean XXIII », pour reprendre les termes du journaliste rendant compte des événements.

    usine canat,basilique

    Un petit cousin que chacun aura le loisir de retrouver en compagnie de ses amis du groupe les White Beans, aujourd'hui vendredi 6 août 2021, à l'occasion du concert gratuit organisé par le service culturel de la mairie de Limoux, et qui aura lieu sur l'allée des Marronniers à partir de 19 h 30, puis à 21 heures.

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    usine canat,basilique

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    usine canat,basilique

    usine canat,basilique

  • Mémoires d’ouvriers… mémoire brouillée

    Le vendredi 11 juin dernier, Christian Garcia était présent en Kercorb afin de présenter son film documentaire long métrage évoquant la Chalabre industrielle, au temps de la manufacture Canat. Un travail de mémoire disponible sur support DVD, mis en vente à la maison de la presse de la rue Capitaine Danjou, et une belle occasion de revenir plusieurs décennies en arrière, au temps d’un Kercorb alors prospère.

    Cette incursion dans le passé propose des témoignages recueillis auprès d’anciens ouvriers et employés, nostalgiques d’une époque certes difficile, mais si riche en souvenirs. De belles et précieuses archives sonores, émanant d’acteurs ayant vécu ces décades, archives illustrées avec une succession de photos et d’images filmées. Si un grand nombre d’entre elles, glanées à la volée sur Internet, n’ont que très peu de lien avec la mémoire chalabroise, d’autres, et c’est plus fâcheux, loin de restituer la réalité, la falsifient.

    usine canat,christian garcia

    2006, rue d'Empaute à Limoux

    Ainsi Chalabre, et on pourra le regretter bien sûr, n’a jamais connu de ligne de montage de véhicules électriques, même si une information s’en était fait l’écho en 2017, mais c'était un samedi... 1er avril (voir liens ci-dessous)

    http://chalabre24hactus.blogspirit.com/archive/2017/04/01/une-ligne-de-montage-automobile-sur-les-friches-de-t2l-et-ca.html

    http://chalabre24hactus.blogspirit.com/archive/2017/04/02/une-ligne-mal-montee-et-le-poisson-ne-mord-pas.html                 

    usine canat,christian garcia

    Vendredi 13 novembre 1987, incendie de T2L Chimie, usine de résines synthétiques 

    Un peu plus loin dans le reportage, une voix off explique comment « le 13 novembre 1977, l’explosion d’une partie de l’usine précipitera la fin inéluctable d’une aventure humaine et industrielle ». Cette information est illustrée par des photographies manifestement prises un 13 novembre, mais de l'année 1987, soit dix ans plus tard. Car ces images rendent compte de l’incendie qui venait de détruire non pas l'usine Canat, mais l’usine T2L Chimie. Comme évoqué dans l’article paru le lundi 13 novembre 2017 (voir lien ci-dessous)

    http://chalabre24hactus.blogspirit.com/archive/2017/11/13/c-etait-un-vendredi-13.html

    Cette profusion d’images, par ailleurs diffusées sans concertation ni consentement aucun, conduit son auteur à commettre une regrettable caricature de la réalité. L’initiative visant à œuvrer pour la mémoire est honorable, mais pour accomplir un travail digne de ce nom, un minimum de rigueur aurait été le bienvenu, qui aurait permis d’éviter de telles incohérences.

    Par anticipation, pourquoi ne pas avoir une pensée à l'endroit de celles et ceux qui auront le loisir de visionner ce film dans dix, vingt ans ou plus, et qui pourront soutenir sans sourciller que jadis, des voitures électriques étaient assemblées sur une ligne de montage à Chalabre. Le temps aura passé, les temps auront encore changé, la mémoire pourra alors se recharger comme un simple portable.