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Patrimoine - Page 83

  • Les abeilles sont en danger

    Essaim Duchan 3 mai 2014 002.jpgLeur fonction pollinisatrice est capitale.

    Benoit Lestienne est apiculteur et se propose d‘enlever gratuitement tout essaim d'abeilles qui aurait élu domicile près de chez vous, afin de lui donner une chance de survivre. « Par une journée chaude un essaim partira, c'est là sa façon de se multiplier. Un essaim autour d'une branche ne restera pas s’il n'est pas protégé, il faudra donc faire vite ou le suivre ».

    Comme le rappelle Benoit Lestienne, les abeilles domestiques - Apis mellifera en Europe - vivent dans des ruches. Une ruche peut contenir jusqu’à 40 000 abeilles l’été, et descendre en dessous de 20 000 en hiver. La longévité de ces petites travailleuses varie aussi en fonction de la saison : elles peuvent vivre jusqu’à quatre mois l’hiver, alors que l’été, étant très occupées à butiner, mais également plus exposées au stress, elles s’usent plus vite et ne vivent que trente à quarante jours. En hiver, les abeilles adoptent la technique des pingouins et s’entassent en grappes pour garder la chaleur à l’intérieur du groupe.

    « Depuis quelques années, la population d'abeilles est en très forte diminution, avec une disparition totale sur certaines zones. Ce phénomène porte le nom de Syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles. Subitement, les ruches se vident de leurs abeilles sans que l’on ne retrouve aucun cadavre à proximité. Ce syndrome est très préoccupant en raison de l'importance écologique de l'abeille en tant que pollinisatrice ».

    Benoit Lestienne est joignable au 0033 777 033 864 (il est préférable d'envoyer l'adresse par SMS, les messages sur répondeur sont à éviter si possible)​.

  • La vie cachée de nos ruisseaux

    La perspective d’un déconfinement semble être de plus en plus tendance, doux euphémisme pour toutes celles et ceux qui répètent les rêves mettant en scène de grands espaces ou de grandes tables festives. Autre tendance ou suggestion qui devrait émerger dans les semaines qui viennent, l’invitation à oublier les lointaines latitudes, pour privilégier un tourisme local.

    Une éventualité qui devrait peut-être permettre d‘aller au devant des beautés cachées du pays chalabrais. A l’image du ruisseau de Jonquières, qui le 22 janvier dernier avait contribué le plus naturellement du monde, à venir grossir le débit du Chalabreil, en sa qualité d’affluent déclaré. Il coule tout près de chez nous, prenant sa source sous le « Sarrat de las Brèissas », et un peu au-dessus de la ferme du Courtizaire Haut. D’une différence de niveau à l’autre, le ruisseau de Jonquières passe le plus clair de son temps à couler des jours tranquilles, sauf quand de gros nuages noirs viennent à s’abattre du côté des ruines de Bordeneuve.

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  • Ces chers bancs de pierre

    2020 3 avril Pont-Neuf 001.jpgLes bancs de l'avenue Auguste-Cathala regretteraient-ils le passé ? (photo 3 avril 2020)

    « Recouvertes de noir, qui tombe sur leurs os,

    Les vieilles sur les bancs, tricotent des propos.

    Adieu les temps des guerres, fini le temps d’aimer,

    Les vieilles sur les bancs, n’ont plus rien à pleurer.

    Et les tricots s’allongent, les propos s’alourdissent

    Et le soleil trop fort, noie leurs yeux de malice ».

    Ces premières lignes d’un poème écrit en 1988 à Los Angeles par Didier Pont, enfant de Chalabre disparu en 1991, évoquent un temps lointain, et riche de vestiges discrètement présents. A l’image des bancs de pierre alignés dans le prolongement du Pont-Neuf, chargés de procurer un peu de repos au chaland, depuis près de 240 ans. Un bel âge pour ces créations taillées dans la pierre, si l’on en croit les archives municipales qui précisent comment les administrateurs de la Terre Privilégiée avaient fait entreprendre en 1770, « La construction de nouvelles routes et des ponts nécessaires. A Chalabre doivent se réunir les fragments de route conduisant vers Limoux, Mirepoix, Rivel et Sainte-Colombe ». C’est ainsi que la première culée « du grand pont de pierre sur le Chalabreille, le plus considérable qu’il y ait sur cette rivière », sera construite en 1779.

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    C’est le Pont-Neuf qui prend forme, et il est permis d’imaginer que nos bancs de pierre ne tarderaient pas à venir agrémenter la nouvelle entrée vers le cœur de la bastide. Deux rangées d'acacias à présent disparues ne seront plantées que bien plus tard, tandis que les calèches enjamberont le Chalabreil, pour aller chercher les voyageurs entrés en gare de Chalabre, munis d'une réservation à l'Hôtel de France.

    Après avoir vécu l’arrivée des services postaux, téléphoniques et télégraphiques, vu hacher leurs amis végétaux, nos témoins faits de pierre gardent aussi en mémoire le bruit de « carretons » de foin en transit. Non loin de ce qui allait devenir un rond-point accélérateur de véhicules. Aujourd’hui bien mal en point, ces bancs déserts qui semblent regretter le passé, bénéficieront-ils peut-être un jour, des soins que l’on ménage aux doyens.

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  • A la rencontre du Chalabreil

    chalabreilLe mercredi 22 janvier dernier, les eaux démontées de la rivière Chalabreil provoquaient de nombreux et sérieux dégâts sur leur passage, avant de finir noyées dans les flots de l’Hers et du Blau. Le village de Montjardin, le lac de Chalabre et les maisons basses du Quartier d’En Plumet portent encore les traces d’un épisode rare, et pour autant naturel.

    Ces moments d’exception sont à retrouver dans le reportage de Christian Garcia :

    https://www.tvlocale.fr/n31-france/tv-chalabre-apres-la-tempete-aude-occitanie-tempeteglo.html?vod=16805

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    Depuis, celui qui d’ordinaire offre à ses pensionnaires un espace vital plutôt minime, semble refaire profil bas. Conscient peut-être qu’il a une ou deux choses à se faire pardonner ? La question reste sans réponse, dans le silence des sous-bois à l’ombre desquels le Chalabreil creuse son sillon. Cueilleurs de champignons et chasseurs savent qu’après avoir laissé à droite les bacs de Palauqui et des Vinsous, il suffit de franchir le passage à gué et de s’engager dans le bois de Gascou, jusqu’aux ruines de la ferme de Sabatier. Le ruisseau Chalabreil est là, alimenté par quelques petits ruisseaux affluents (ruisseaux de Jonquières, Fontgrande et Couzi).

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    Une étude topographique montre comment le ruisseau du Chalabreil s’écoule entre 470 et 440 m d’altitude : « Le fond de la vallée, relativement plat voir étagé, est assez large pour un cours d’eau secondaire (entre 150 et 200 m). En revanche, les versants sont abrupts, avec de fortes pentes (jusqu’à 45 %) et un dénivelé assez important (150 à 200 m) par rapport à la largeur de la vallée ».

    Cette étude fait également apparaître comment le Chalabreil est un ruisseau permanent, qui prend naissance à partir d’une multitude d’écoulements temporaires en limite des communes de Montjardin et Villefort. « Ensuite, il parcourt environ huit kilomètres, en traversant notamment la commune de Montjardin sur toute sa longueur. Puis, il termine sa course sur la commune de Chalabre, où il se jette dans l’Hers vif. En tête de bassin versant, ce ruisseau présente des pentes assez fortes (de l’ordre de 5%) avec un tracé rectiligne, puis elles s’adoucissent rapidement à environ 2,5 %, au hameau des Vinsous, pour atteindre plus ou moins 1% vers Montjardin. Le ruisseau forme alors de nombreux méandres dans un fond de vallée aplani qui s’élargit progressivement ».

    Pour mémoire, les derniers écarts notables du ruisseau Chalabreil remontent à janvier 2009, janvier, juillet et septembre 1992, et novembre 1982.

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    Une cascade intermittente sur le ruisseau du Couzi, affluent du Chalabreil

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    Où le ruisseau Chalabreil prend naissance

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    Une photo d'hier, sur le Chalabreil

    Photo Louis Monnier

    Ci-dessous, quelques extraits de plan topo fournis par Gilbert Huillet

    Tout le parcours du Chalabreil en amont du lac

    https://i.servimg.com/u/f63/13/37/65/75/chalab12.jpg

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    Le ruisseau de Limoux qui arrive en dessous de la 3e Piche

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    Les ruisseaux rive Nord

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    Les ruisseaux de l'amont

    https://i.servimg.com/u/f63/13/37/65/75/chalab10.jpg

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