Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Patrimoine - Page 85

  • A la découverte de la reliure japonaise

    au bout du fil

    L'atelier de reliure Au bout du fil, créé par Catherine Robin au Peyrat, propose une découverte de la reliure japonaise pour son prochain stage. C'est une manière de relier les livres qui utilise la couture des feuillets plutôt que l'encollage. Contrairement aux reliures traditionnelles occidentales, la couture n'est pas masquée derrière le cuir ou la toile. On peut la voir sur le côté du carnet. La fabrication de la structure est relativement simple en reliure japonaise. Il faut veiller aux bonnes mesures et à l'assortiment des papiers de couverture. C'est la couture qui est l'ossature de la reliure et qui participe du décor. Ce stage permet donc de laisser libre cours à sa créativité pour sortir des sentiers battus et explorer le potentiel de la reliure japonaise.

    Le stage aura lieu le samedi 7 mars de 9 h 30 à 17 h dans l'atelier de reliure Au bout du fil, Le Moulin, 09600 Le Peyrat. Plus d'informations sur le site : https://www.atelier-reliure.fr

    Questions et réservations auprès de Catherine Robin : 06 41 37 17 49

  • Atout Fruit, une greffe réussie

    atout fruitL’association a reçu le Trophée régional pour la biodiversité.

    L’association Atout Fruit, inscrite dans la sauvegarde et la valorisation du patrimoine fruitier local, a tenu son assemblée générale, place Charles-Amouroux. Aux côtés de Paul Coeffard, président, Solène Callarec, coordinatrice du conservatoire fruitier, a présenté un rapport d’activités qui traduit la belle vitalité d’un groupement qui fédère aujourd’hui quatre vingt seize adhérents.

    Au chapitre des actions et animations menées en 2019, l’aménagement végétal et le suivi du conservatoire fruitier, l’entretien des sites greffés, les plantations (plus de 200 arbres), et les animations grand public (greffage). Des stages de formations aux techniques de production et d’entretien des variétés anciennes de fruitiers ont également été organisés, ainsi que des chantiers collectifs. Ces derniers permettant l’échange et la transmission d’un savoir-faire par la réalisation pratique. La fréquentation de ces journées a doublé par rapport à 2018, avec une implication citoyenne grandissante.

    atout fruit

    Autour de Solène Callarec, Paul Coeffard, Hervé Macé (Traverse 119) et Patrice Salerno

    Autre objectif de l’association, la sensibilisation auprès du jeune public, invité à découvrir la biodiversité fruitière. A travers des prestations et des ateliers, réalisés avec des classes de l’école primaire, des centre d’accueil de loisir et des collégiens. Avec des demandes pour 2020 très nombreuses.

    Il faut rappeler que l’ancienne gare de Chalabre, sur la voie verte, permet à Atout Fruit d’accueillir le public, chaque mercredi de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 h. Vitrine et lieu d’échanges et de rencontres, ce local mis à disposition par la mairie de Chalabre, abrite une pépinière d’arbres, une librairie et une variété de produits transformés. Pour plus d’informations sur les animations 2020, consulter le site http://www.atoutfruit.fr/

  • Les vestiges du Chalabreil

    Chalabreil.JPGA hauteur de la rue du Pont Vieux, les pointes de bois telles qu’elles apparaissaient déjà après la crue de décembre 1996.

    Dans la journée du 22 janvier dernier, les trois cours d’eau qui traversent la cité du Kercorb atteignaient l’un après l’autre leur cote d’alerte. Gonflés par les chutes de pluie, l’Hers, le Blau et le Chalabreil charriaient des flots noirs et chargés, entraînant des crues qui allaient provoquer de très importants dégâts. Au lendemain de ces inondations, le cours du Chalabreil débarrassé de ses alluvions par les eaux furieuses a laissé une nouvelle fois apparaître les vestiges de piliers de bois semblables à des supports de passerelle ou de pont. Certains pensent qu’il pourrait plutôt s’agir des vestiges d’un lavoir.

    chalabreilD’après les archives conservées en mairie, il est dit que le pays de Kercorb devint après 1210, frontière de la France, du comté de Foix et du royaume d’Aragon. Un pacte fut alors signé entre le Roi de France et le Kercorb, à la condition que les habitants gardent les châteaux forts et les frontières. De ce jour, le Kercorb devint Terre Privilégiée. Plus tard en 1366, mission est confiée au premier Baron de Bruyères-Chalabre « de faire clore la ville d’un mur entouré d’un large fossé, pour la mettre en état de résister aux ennemis du Roy ». Comme le rapporte un document extrait du magazine Chemin-Faisant, ce mur d’un mètre d’épaisseur ceinturait la citadelle et seuls « deux ponts en bois de chêne enchâssés dans des embrasures en pierre de taille » en permettaient l’accès.

    Ces pointes de bois mises à jour en décembre 1996 seraient-elles les vestiges d’un des ponts qui permettaient le contrôle des allées et venues dans la bastide de Chalabre ? Rien n’est moins sûr mais il est permis de le penser. Le mur d’enceinte quant à lui, servit également de protection lors des épidémies de peste. Avant son édification, une première épidémie avait décimé plus de la moitié de la population chalabroise, c’était en 1348. Aujourd’hui, les pierres de cette muraille mise à bas donnent leur force depuis bientôt 200 ans, aux racines des platanes qui ornent les cours d’Aguesseau, Docteur Joseph Raynaud, Sully et Colbert.