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Patrimoine - Page 87

  • Un peuplier est tombé

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    Ils étaient quatre, ils ne sont plus que deux, les peupliers témoins d’une période faste rythmée par la sirène de l’usine Canat, ont encore vu s’écrouler un des leurs, mis à terre par les fortes rafales de vent qui viennent de secouer le pays chalabrais. En mai dernier déjà, un de ces arbres dressés au niveau du service des expéditions de l’ancienne usine de chaussures, avait été déraciné tel le chêne de la fable. Il n’avait heureusement occasionné aucun dégât majeur dans sa chute, imité par son congénère tombé au petit matin du 23 décembre dernier. Les proches maisons d’habitation auront tout de même senti passer le vent du boulet, avec des branches venant se perdre sur les bennes de la coopérative agricole.  

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    Si son homologue s’était couché au printemps dernier, la cime tournée vers la Croix des Missions, l’imposant « populus » tombé à la veille du jour de Noël, a été retrouvé tête dirigée en direction de la Plaine du Pont-Neuf. Et au final, une destinée commune pour ceux qui ne verront plus désormais pousser à leur pied, la délicieuse pholiote à saveur de noisette.

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  • L’alambic est en place

    2019 Alambic.JPGUne première chauffe est prévue à Sonnac-sur-l’Hers.

    Les bouilleurs de cru du pays chalabrais sont informés que « le brulou de vi » est de retour dans la plaine sonnacoise. L’alambic venu de Massat, a pris position sur le terrain des Vergers de la Galante à Sonnac-sur-l’Hers, où il effectuera sa première chauffe de la saison, lundi 30 décembre. Après le décès d’Aristide Peyronnie, survenu le 14 mai dernier, la délicate transformation des fruits en alcool se fait désormais sous la responsabilité de son fils Hervé et de Romain son petit-fils. Ils invitent les habitués à prendre contact afin d’établir au mieux l’emploi du temps autour de « l’atelier public ». Après les rives de l’Hers, l’alambic rejoindra les bords du Blau à Villefort, avant de partir s’installer à Puivert.

  • L’ombre de Fluris a flotté sur le charivari

    flurisUn à un, les « arrossegaïres » s’élancent depuis la maison commune.

    Au rendez-vous du 13 décembre, manqué en 2017 et 2018, petits et grands étaient venus faire étinceler le pavé dans la nuit noire d’un vendredi dédié à la tradition. Trois siècles, quatre lustres et deux années après la mort brutale de Jacques Fleury, les « arrossegaïres » (tireurs de traîneaux) étaient là, criant à tue-tête de vibrants « Vei fan les ans que tueron Fluris ! ».

    Les plus petits, et peut-être les plus perplexes, se demandant qui était donc ce Fluris, dont le nom était scandé à chaque angle de rue. Certes, les plus anciens le présentaient comme un contrôleur à la chambre à sel de Montpellier, qui se serait trouvé nez à nez avec la faucheuse, en une froide nuit de Ste Luce. Un employé modèle Monsieur Fleury, mais qu’allait-il faire rue Porte d’Aval, en ce 13 décembre 1697 ?

    Qu’importe car au final, les rues de la bastide vont renvoyer l’écho d’un joyeux et tonitruant cortège, avant qu’une vision spectrale venue depuis la rue Saint-Antoine, n’apparaisse dans un halo irisé par la pluie. Fluris, maître du mystère, venait se mêler au flot des « arrossegaïres », honorant le carton d’invitation reçu pour l’inauguration d’une stèle à sa mémoire. Ce mystérieux revenant, enveloppé dans un suaire tricentenaire et assisté par Michel Brembilla, président de l’association Il était une fois Chalabre, a dévoilé une stèle destinée à pérenniser le charivari de Fluris. Autour de ce granit gravé et dressé par Jérôme Escande, assisté de Cédric Courdil et Bernard Sariège (services techniques municipaux), un dernier « Vei fan les ans que tueron Fluris ! » a résonné. Puis la vieille halle aux blés, et les rues de la bastide, ont été rendues à leur tranquillité, tandis que des bambins flapis troquaient un traîneau pour une soupe chaude. Il faut imaginer Fluris heureux.

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    Un mystérieux revenant a dévoilé la stèle

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