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Poésie - Page 12

  • JIEL en janvier

    JIEL est de retour avec un nouveau poème consacré à un mois de janvier qui n’a pas tardé à tirer sa révérence. Un poème, et un lien vers Pro(r)ose-Magazine, dont le numéro édité en ce premier mois de l’année et dédié au thème des Contes et Fables, offre une place privilégiée à l’ami JIEL :

    https://proprosemagazine.wordpress.com/2023/01/29/contes-fables/

    Matin de janvier

    Ce matin de janvier, une amie oubliée,

    Derrière ma porte, sans bruit, s’est présentée.

    Elle disait avoir passé la nuit, sans raison,

    A folâtrer gaiement autour de ma maison.

     

    Malgré le froid vif, devant moi toujours belle,

    Dans sa tenue de fête toute de dentelle.

    Par un baiser piquant elle m’a salué,

    Et dans une course folle m’a entraîné !

     

    Le souffle court mais la joie immense au coeur,

    Dans la nature transformée où le bruit se meurt,

    J’ai retrouvé le goût suave des jeux d’enfants,

    La mémoire des rires, des cris triomphants.

     

    Quel plaisir de contempler béatement,

    Ces grands pieds dessinés si adroitement

    Sur le chemin recouvert de poudre magique,

    Qui m’égare dans un songe nostalgique.

     

    Certains te craignent, d’autres t’espèrent toujours,

    Mais devant ma maison tu reviendras un jour ;

    Ta visite, chère amie, est un privilège,

    Comme un matin de janvier quand vient la neige.

    JIEL

  • « Nous fermerons la porte... »

    Avant que le mois de janvier ne passe le relais, un dernier retour vers les cimes du Massif de Tabe, avec un poème écrit sous la plume d'un Dernier de Cordée. 

    thierry cnocquart

    « Nous fermerons la porte... »

    Pour certains la montagne, c’est cumuler les monts

    Enumérer des pics et les collectionner

    Délaisser le plaisir pour la compétition

    Pour toi le maître mot, c’était de partager.

     

    Un peu avant Noël un soir, au coin du feu

    Quelques amis préparent l’éternelle virée

    Nous partirons lundi, dans le matin frileux

    Aucune discussion sur le choix du sommet.

     

    C’est d’abord par la route puis de larges lacets

    Que les récentes neiges, vont rendre impraticables

    Et le jour se levant, je descends m’équiper

    Tel un enfant joyeux qui range son cartable.

     

    L’allure soutenue nous dépassons l’étang

    Pour bientôt accéder à un plateau immense

    Jonché de vieux outils, témoins de l’ancien temps

    Baptisé par le maître : la piste de danse.

     

    Dans une brèche étroite et protégée du vent

    Chacun sort de son sac de quoi se sustenter

    Un abri de fortune, mieux qu’un restaurant

    Notamment par l’éclat de sa  salle à manger. 

     

    Lentement la cordée progresse sur la crête

    Un crochet à la main et des griffes aux pieds

    La prudence nous tient éloignés de l’arrête

    Et ce long balcon blanc qui pourrait s’effondrer.

     

    Peu à peu se dévoile le Saint Barthélémy

    Epuisé par l’effort, chargé de lassitude

    J’applique les conseils éclairés de l’ami

    « Petits pieds, petits pas » pour vaincre l’altitude.

     

    Oh quelle délivrance d’atteindre le sommet !

    Rapidement la joie vient essuyer la sueur

    Devant nous l’imposant tableau des Pyrénées

    Et tous ces beaux massifs qu’il connaissait par cœur.

     

    Quelques regards complices, et c’est l’heure à présent

    De rebrousser chemin sur ce parcours mythique

    Ecouter le récit des hivers précédents

    Que le vent des années va rendre anecdotique.

     

    Parfois on aperçoit une pierre gravée

    Comme une forme ovale, surmontée d’une fente

    De façon régulière elles ornent le sentier

    Menant vers le curieux monument aux vivantes.

     

    Le soleil s’est couché, bientôt viendra la nuit

    Un intermède court surtout à cette époque

    Le soleil s’est couché, pourtant on ralenti

    Pour voir s’illuminer Lavelanet et Laroque.

     

    Ce soir on fêtera ce voyage éprouvant

    Comme pour prolonger le rêve, en quelque sorte

    Avec une pensée, émue, pour maître Jean

    Et puis, comme il se doit, nous fermerons la porte…

    Dernier de Cordée

  • « L’homme sans lendemain »

    jiel« Art et Vers », revue littéraire réalisée par la Société des Poètes et Artistes du Cameroun (SPAC), nourrit entre autre dessein, « le souhait de rassembler les poètes et écrivains du monde, dans un esprit d'amour, de paix et de solidarité ». Au fil du numéro 22, première publication pour l’année 2023, apparaît « L’homme sans lendemain », texte écrit par JIEL en octobre 2022 au lendemain de la COP26 à Glasgow, et sélectionné à l’unanimité par le comité de lecture de la SPAC.

    jielEn empruntant les mots de l’éditorial signé Daouda Mbouobouo, créateur et président de la revue (photo), «… Il faut souhaiter à toutes et à tous, une bonne appropriation de chaque poème, chaque œuvre de cette revue. De véritables pépites poétiques et artistiques, comme un cadeau pour ce Nouvel An ». 

    Avec des félicitations renouvelées pour JIEL, lequel profite de cette belle occasion, pour souhaiter une Bonne Année aux fidèles visiteurs du blog.

    jiel

  • C’était hier : Car’Al’Oulo frappe les trois coups

    L’article mis en ligne avait été publié dans l’Indépendant, édition du mardi 14 janvier 2003.

    car'al'ouloTom Torel chante Léo Ferré (Photo archives).

    En ouverture de sa saison 2003, le réseau culturel du Chalabrais Car’Al’Oulo, propose de vivre une histoire d’amour d’un soir avec Léo Ferré. Grâce au duo Tom Torel et Bruno Degaille de la Compagnie du Clapas, interprètes d’un spectacle intitulé « Si au moins ça pouvait ressembler à l’Italie », sur des textes de Léo Ferré extraits de « Poètes… vos papiers ».

    « Léo, on ne sait s’il sortait d’un bal populaire au petit matin, les yeux rougis et tout transpirant d’avoir trop dansé le tango avec une jolie môme ou bien d’une barricade érigée en plein front de la bêtise humaine . En tout cas l’homme au regard de fou et aux cheveux d’ange a ouvert sa grande gueule et ses paroles de visionnaire sont restées intactes, pour ne pas dire d’actualité. Il faut dire qu’un poète « anar » ça laisse des traces ».

    Avec Léo l’Italien, et ces grands bonheur de l’écriture que sont Louis Aragon et Jean-Roger Caussimon, mais aussi Charles Baudelaire et Guillaume Apollinaire, le spectateur est invité à une promenade plus ou moins paisible au pays des hommes, le vendredi 17 janvier à 21 h, salle de la mairie à Puivert.